Une photo pour la postérité : Abderrahmane Youssoufi repose à la droite de Abdellah Ibrahim

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Deux figures du Mouvement national et par la suite de l’Union nationale des Forces Populaires, deux compagnons de route avant que leurs chemins ne se séparent sans vraiment s’éloigner après la création, autour de Abderrahim Bouabid, de l’USFP en 1975. Plus tard, les deux hommes se retrouveront brièvement au sein de la Koutla Démocratique, créée en 1992 en lointain souvenir de la Koutala Al Watania (nationale), une éphémère tentative de ressouder en 1970 les forces politiques issues du Mouvement national. Mais très vite Abdellah Ibrahim retrouvera ses habitudes et s’éloignera de nouveau pour renouer avec son érémitisme intellectuel. En dépit de leur divergence sur es voies et moyens de construire le Maroc de leurs idéaux, Abderrahmane Youssoufi et Abdallah Ibrahim partagent deux valeurs constantes : L’intégrité et leur façon d’être entier dans l’exercice politique. Souvent aussi, Abderrahmane Youssoufi, à l’instar de Abdellah Ibrahim, fut tenté par le repli sur soi. Lui à Cannes, l’autre à Casablanca. Pour l’éternité ils reposent l’un à coté de l’autre dans cette mégapole ouvrière a nourri leurs utopies.

De g. à dr., Ali Yata (PPS), Abderrahmane Youssoufi (USFP), M’hamed Boucetta (Istiqlal), Abdellah Ibrahim (UNFP) et Mohamed Bensaïd Aït Idder (OADP) lors de la signature de la charte constitutive de la coalition, en 1992.

De g. à dr. : Ali Yata (PPS), Abderrahmane Youssoufi (USFP), Mhammed Boucetta (Istiqlal), Abdallah Ibrahim (UNFP) et, ultime survivant, Aït Idder Bensaïd (OADP). Le partage en 1992 d’un sourire pour célébrer des retrouvailles qui vivront la vie des rosse, l’espace d’une aube. 

 

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