International
Doha : un sommet arabo-islamique au ton ferme contre l’agression israélienne et en soutien au Qatar
Le Prince Moulay Rachid représentant le Roi Mohammed VI au sommet de Doha
Réunis en urgence à Doha, les Rois et Chefs d’État du monde arabe et islamique ont dénoncé avec vigueur l’agression israélienne visant le territoire qatari et réaffirmé leur engagement pour la paix et la cause palestinienne. Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidarité collective avec Doha, tout en appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à une situation régionale explosive.
Solidarité réaffirmée avec le Qatar
La capitale qatarie a accueilli, lundi, un sommet d’urgence où les dirigeants arabes et islamiques ont condamné avec fermeté l’attaque israélienne contre la souveraineté du Qatar. Dans leur déclaration finale, ils ont rappelé que cet acte hostile compromettait gravement les chances de paix dans la région et sapait les efforts de médiation visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza.
Le sommet a mis en garde contre les plans israéliens cherchant à imposer un nouvel ordre régional, soulignant que ces démarches représentent une menace directe pour la stabilité et la sécurité collective. Les participants ont insisté sur le fait qu’une paix juste et durable ne peut être atteinte que dans le cadre de l’initiative de paix arabe et des résolutions internationales, et non par la force ni par la remise en cause du rôle des médiateurs.
La voix du Maroc et le rôle du Comité Al-Qods
La délégation marocaine, conduite par le Prince Moulay Rachid qui a représenté le Souverain, a participé activement aux travaux de ce sommet en application des Hautes Instructions Royales. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et Mohamed Aït Ouali, représentant permanent du Maroc auprès de la Ligue arabe, ont contribué aux discussions ayant abouti à une résolution en soutien au Qatar et en faveur de la cause palestinienne.
Le sommet a salué le rôle du Comité Al-Qods, présidé par le Roi Mohammed VI, ainsi que l’action de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif dans le soutien aux Maqdessis. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’appui à la population de Jérusalem-Est et de préserver le caractère historique et spirituel de la ville.
Appel à la communauté internationale
La déclaration finale a lancé un appel pressant à la communauté internationale, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, pour qu’il assume ses responsabilités juridiques et morales et établisse un calendrier contraignant pour mettre fin à l’occupation israélienne. L’adoption récente par l’Assemblée générale de l’ONU de la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux États a été saluée comme une avancée symbolique en faveur des droits légitimes du peuple palestinien.
Entre diplomatie et réalités régionales
Au-delà de la condamnation, le sommet a également rappelé l’urgence de redoubler d’efforts diplomatiques pour éviter une escalade incontrôlable. La situation reste tendue : les bombardements israéliens sur le Liban et les agressions continues à Gaza rappellent la fragilité de la paix. Les participants ont souligné que toute attaque contre un pays médiateur compromet la possibilité d’un règlement durable et constitue une menace pour l’équilibre régional.
Une étape vers une mobilisation plus large
Si aucune mesure contraignante pour les Etats n’a été adoptée, ce sommet a permis de tracer les contours d’une stratégie commune : isoler politiquement les actes agressifs, mobiliser le droit international et encourager les États membres à prendre, chacun selon ses capacités, des initiatives concrètes de soutien à la paix.
Les débats ont confirmé la volonté collective de ne pas rompre le fil de la médiation et de continuer à œuvrer pour la création d’un État palestinien indépendant, dans les frontières de 1967, avec Al-Qods-Est comme capitale.