Décès d’Abderrahim Fakir à Bologne : le consulat du Maroc affirme être mobilisé auprès de la famille

Décès d’Abderrahim Fakir à Bologne : le consulat du Maroc affirme être mobilisé auprès de la famille

Les images, largement relayées par les médias italiens et sur les réseaux sociaux, montrent le quadragénaire plaqué au sol pendant plusieurs minutes. Il appelle à l’aide à plusieurs reprises tandis que les deux agents tentent de le maîtriser avec le concours d’une troisième personne lui tenant les pieds

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Le consulat général du Maroc à Bologne affirme suivre avec la plus grande attention l’affaire du décès d’Abderrahim Fakir, ressortissant marocain mort le 19 juillet à Bologne lors d’une intervention de la police italienne. La représentation consulaire assure agir en étroite coordination avec l’ambassade du Royaume à Rome, tandis que les investigations judiciaires se poursuivent.

Un accompagnement direct de la famille

Sur instructions du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, la consule générale du Maroc à Bologne, Khadija Nador, s’est rendue mercredi auprès de la famille du défunt.

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Cette visite avait pour objectif de lui témoigner le soutien des autorités marocaines et de l’informer de la mobilisation des services diplomatiques et consulaires du Royaume. Selon un communiqué du consulat, tous les moyens nécessaires sont mis en œuvre pour apporter à la famille l’assistance ainsi que l’accompagnement administratif et consulaire requis dans ces circonstances tragiques.

Suivi de la procédure judiciaire

Le consulat général maintient parallèlement des contacts directs avec les autorités italiennes compétentes. En coordination avec l’ambassade du Maroc à Rome, il suit les différentes étapes de la procédure judiciaire engagée après le décès d’Abderrahim Fakir.

La représentation marocaine souligne que ce suivi est effectué dans le respect de la législation italienne et dans l’attente de l’achèvement des investigations. Les circonstances précises du décès devront ainsi être établies par les autorités judiciaires compétentes.

Préparation du rapatriement

Les services consulaires accompagnent également la famille dans les démarches nécessaires au rapatriement de la dépouille vers le Maroc. Cette opération ne pourra toutefois intervenir qu’après la fin des procédures juridiques et la délivrance des autorisations requises par les autorités italiennes.

L’ambassade du Maroc à Rome et le consulat général à Bologne ont réaffirmé leur engagement à suivre cette affaire avec attention et responsabilité. Ils assurent qu’ils continueront à fournir à la famille du défunt les différentes formes d’assistance nécessaires jusqu’à l’aboutissement des démarches judiciaires, administratives et consulaires.

Le décès d’Abderrahim Fakir, ressortissant marocain de 42 ans mort à Bologne après avoir été plaqué au sol par des policiers, a provoqué une vive émotion en Italie et au Maroc. Tandis que la justice italienne a ouvert une enquête pour établir les circonstances exactes du drame, l’ambassade du Maroc assure suivre l’affaire avec la plus grande attention. Des centaines de personnes ont manifesté dans le centre de Bologne pour réclamer justice et vérité, sur fond de polémique politique autour de l’intervention des forces de l’ordre.

La mort d’Abderrahim Fakir rappelle, par les circonstances de son immobilisation, celle de George Floyd aux États-Unis. Le 25 mai 2020 à Minneapolis, cet Afro-Américain de 46 ans est mort lors de son interpellation après qu’un policier, Derek Chauvin, eut maintenu son genou sur son cou pendant plus de neuf minutes, malgré ses appels répétés à l’aide et ses difficultés à respirer. Filmée par une passante, la scène a provoqué une immense vague d’indignation et déclenché des manifestations contre le racisme et les violences policières aux États-Unis, puis dans de nombreux pays. L’affaire George Floyd  a donné au mouvement Black Lives Matter une ampleur mondiale sans précédent et a replacé au centre du débat public les pratiques d’interpellation, le racisme systémique et l’obligation de rendre des comptes au sein des forces de l’ordre.