Services dynamiques, commerce de gros plus prudent : ce que dit la conjoncture au troisième trimestre

Services dynamiques, commerce de gros plus prudent : ce que dit la conjoncture au troisième trimestre

La situation est mesurée dans le commerce de gros. Au deuxième trimestre, 60 % des grossistes estiment que leurs ventes sont restées stables sur le marché local, alors que 21 % font état d’une progression.

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Les enquêtes de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan dessinent une économie à deux vitesses à l’entrée du troisième trimestre 2026. Les services marchands non financiers affichent une dynamique nettement positive, portée notamment par les télécommunications et les transports, tandis que le commerce de gros évolue davantage dans un registre de stabilité. Derrière ces tendances générales, les anticipations des chefs d’entreprise révèlent toutefois des contrastes entre branches et une prudence persistante sur l’emploi.

Les services tirent clairement l’activité

Le signal le plus favorable vient des services marchands non financiers. Pour le deuxième trimestre 2026, 66 % des chefs d’entreprise interrogés estiment que leur activité a progressé, contre seulement 8 % qui constatent un recul.

Cette embellie repose principalement sur les télécommunications, les transports aériens ainsi que l’entreposage et les services auxiliaires des transports. À l’inverse, certaines activités apparaissent plus fragiles, notamment la publicité et les études de marché, les services de poste et de courrier ainsi que la programmation et la diffusion.

Le taux d’utilisation des capacités de prestation atteint 75 %, ce qui traduit un niveau d’activité relativement soutenu. Autre élément positif : 85 % des patrons jugent leurs carnets de commandes normaux.

L’emploi progresse également, mais de façon moins homogène. Quelque 37 % des entreprises signalent une hausse de leurs effectifs, tandis que 18 % évoquent une diminution. Cette différence suggère que l’amélioration de l’activité ne se traduit pas mécaniquement, ni partout, par des créations d’emplois.

Le commerce de gros reste dominé par la stabilité

La situation est plus mesurée dans le commerce de gros. Au deuxième trimestre, 60 % des grossistes estiment que leurs ventes sont restées stables sur le marché local, alors que 21 % font état d’une progression.

Les meilleures performances concernent notamment le commerce de gros d’autres équipements industriels et celui des biens domestiques. En revanche, les autres commerces de gros spécialisés, comprenant principalement les combustibles, minerais et métaux, auraient enregistré une baisse de leurs ventes.

L’emploi évolue peu dans ce secteur : 75 % des dirigeants déclarent une stabilité des effectifs. Les stocks apparaissent également maîtrisés, puisque 87 % des grossistes les considèrent à un niveau normal.

La question des prix retient davantage l’attention. Un tiers des chefs d’entreprise, soit 33 %, relève une hausse des prix de vente, tandis que 58 % parlent de stabilité. Le commerce de gros ne semble donc pas connaître de retournement brutal, mais il reste exposé à des tensions sur les prix.

Un troisième trimestre sous le signe d’un optimisme mesuré

Pour le troisième trimestre 2026, les services continuent d’inspirer davantage d’optimisme. La moitié des chefs d’entreprise anticipent une hausse de leur activité globale, contre 15 % qui s’attendent à une baisse.

Les transports aériens, l’entreposage, les transports terrestres et l’hébergement devraient soutenir cette dynamique. À l’opposé, la restauration, la programmation et diffusion ainsi que les activités de poste et de courrier devraient rester orientées à la baisse.

Les anticipations sur la demande sont également positives : 45 % des patrons prévoient une progression, contre 17 % une diminution. Sur l’emploi, 30 % tablent sur une hausse des effectifs et 19 % sur une baisse.

Dans le commerce de gros, la prudence reste dominante. Pour 68 % des grossistes, les ventes devraient rester stables au troisième trimestre, tandis que 21 % prévoient une hausse. Les commandes sont jugées normales par 73 % des entreprises et 79 % anticipent une stabilité de l’emploi.

Au total, les enquêtes du HCP décrivent une conjoncture globalement résistante, mais sans accélération uniforme. Les services apparaissent comme le principal moteur, tandis que le commerce de gros demeure davantage dans une logique d’attentisme. L’économie avance, mais avec des rythmes très différents selon les secteurs.