Familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie – 1975 : 50 ans et au-delà #NonÀLOubli

Familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie – 1975 : 50 ans et au-delà #NonÀLOubli

Les camps provisoires où ont été abrités les familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975

1
Partager :

Le Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 entend intensifier son action sur les plans mémoriel, diplomatique et judiciaire. Réuni le 7 septembre, son Bureau exécutif a fait le point sur les initiatives engagées depuis la présentation à Genève de son rapport sur les expulsions du 8 décembre 1975 et annoncé la poursuite de son plaidoyer auprès des mécanismes internationaux, notamment à travers le contentieux stratégique.

Le Bureau exécutif du CIMEA-75 a tenu sa réunion ordinaire le lundi 7 septembre 2026. L’ordre du jour a porté sur plusieurs points, notamment le fonctionnement général du Collectif, ses programmes et activités au titre de l’année en cours, ainsi que ses perspectives d’action.

Au cours de cette réunion, les membres du Bureau exécutif ont dressé le bilan des initiatives et activités menées par le Collectif à la suite de sa participation à la session du Conseil des droits de l’Homme à Genève, en septembre 2025, ainsi que de la présentation du rapport consacré à l’expulsion arbitraire des Marocains d’Algérie, survenue le 8 décembre 1975. Élaboré à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de cette tragédie, ce rapport a suscité un vif intérêt médiatique.

Dans le cadre de sa stratégie de plaidoyer, le Collectif international, en coordination avec l’Organisation marocaine des droits de l’Homme, a soumis une plainte au Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’Homme des migrants. En outre, le Collectif  prépare le recours aux mécanismes de la justice internationale dans le cadre de ce qui est communément qualifié de contentieux stratégique, en explorant les possibilités offertes par la compétence de certaines juridictions en vue d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de certains responsables de l’État algérien, au regard de leur responsabilité présumée dans les graves violations des droits fondamentaux subies par les Marocains expulsés arbitrairement d’Algérie.

Il a également été décidé de commémorer la date du 8 décembre par la présentation d’une publication regroupant le rapport élaboré par le Collectif international ainsi que les documents qui lui sont annexés. Cette publication fera également l’objet de présentations lors d’autres rencontres organisées en coordination avec les partenaires du Collectif. Le Bureau exécutif a, par ailleurs, examiné les relations avec ses différents partenaires ainsi que les moyens de les développer et de les renforcer.

Il convient de rappeler que le CIMEA-75 est une organisation civile indépendante, créée le 27 février 2021 sur la base des instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme, notamment la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’Homme et les deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

Le Collectif œuvre en faveur de la reconnaissance officielle, par l’Algérie, des violations commises, de la reconstruction et de la préservation de la mémoire de l’expulsion des Marocains d’Algérie en 1975, ainsi que de la défense des intérêts des personnes expulsées auprès des instances nationales et internationales. Il revendique également la restitution des biens confisqués, la réparation des préjudices matériels et moraux subis par les victimes, ainsi que le renforcement des efforts visant à permettre la réunification des familles séparées.