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L'aide qui entre à Gaza reste "une goutte d'eau dans l'océan", selon le chef du PAM
Un Palestinien porte le corps de son garçon , tué alors qu'il fuyait son domicile, dans le quartier de Saftawy à Jabalia, le 26 août 2025, alors que l’état général laisse apparaitre qu’l souffre d’une grave malnutrition. (Photo de BASHAR TALEB / AFP)
À Gaza, où l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine, le Programme alimentaire mondial déplore que l’aide autorisée par Israël demeure insignifiante face aux besoins de plus de deux millions de personnes. Pour Carl Skau, directeur exécutif adjoint du PAM, seule une augmentation massive et immédiate des livraisons humanitaires pourrait freiner la marche vers la catastrophe.
New Delhi, Inde - L'aide humanitaire que les autorités d'Israël autorisent à entrer dans Gaza ravagée par la guerre reste "une goutte d'eau dans l'océan", a déploré mardi un responsable du Programme alimentaire mondial (PAM), Carl Skau.
L'ONU a officiellement et tardivement déclaré vendredi la famine à Gaza et en a attribué la responsabilité à l'Etat hébreu, qui y multiplie les opérations militaires meurtrières poursuivant son génocide à Gaz.
Après avoir imposé en mars à la bande de Gaza un blocus humanitaire total, qui en fait dure depuis 2007, causant de graves pénuries alimentaires, le gouvernement israélien l'a très légèrement assoupli fin mai et autorisé le retour de l'aide au -compte-gouttes.
Il y a eu une "légère hausse", a reconnu le directeur exécutif adjoint du PAM lors d'un entretien accordé à l'AFP à l'occasion d'une visite dans la capitale indienne New Delhi.
"Mais ça reste une goutte d'eau dans l'océan au regard des quelque 2,1 millions de personnes que nous soutenons", a ajouté M. Skau. "Il faudrait un niveau d'aide totalement différent pour pouvoir enrayer la marche vers la famine".
Après des mois d'alertes et d’attermiements, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) onusien, a confirmé vendredi qu'une famine était en cours dans le gouvernorat de Gaza.
Selon les experts de l'ONU, plus d'un demi-million de Gazaouis sont victimes de conditions "catastrophiques", le niveau de détresse alimentaire le plus élevé de l'IPC, caractérisé par la famine et la mort.
"Le niveau de désespoir y est si fort que les gens continuent à arracher la nourriture de nos camions", a décrit mardi le responsable du PAM.
"Quand nous ne sommes pas en mesure d'organiser des distributions ordonnées, nous ne pouvons pas venir en aide aux plus vulnérables, les femmes et les enfants des camps", a poursuivi l'ancien diplomate suédois.
"Ce sont eux qu'il faut aider maintenant si nous voulons éviter une catastrophe", a-t-il insisté. (Quid avec AFP)