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Trump, Zelenskyy et Européens à la recherche un nouvel ordre sécuritaire qui ne romprait par leur alliance – Par Hassan Zakaria
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprime tandis que le président français Emmanuel Macron et le président américain Donald Trump l'écoutent lors d'une réunion avec les dirigeants européens dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC, le 18 août 2025. . (Photo par ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)
Par Hassan Zakariia (avec agences)
Le 18 août 2025, une vaste réunion à la Maison‑Blanche a rassemblé le président américain Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky à laquelle se sont joint par le suite plusieurs dirigeants européens dans une atmosphère marquée par un optimisme prudent. À l’ordre du jour : les perspectives de paix, les garanties de sécurité à l’Ukraine et la voie vers un sommet tripartite incluant entre Vladimir Poutine, Volodymiyr Zelensky autour de Donald Trump. Que peuvent réellement apporter ces rencontres dans un conflit qui dure maintenant depuis plus de trois ans ?
Sécurité garantie ou mirage diplomatique ?
Donald Trump a promis que les États-Unis contribueraient à garantir la sécurité de l’Ukraine dans le cadre d’un futur accord de paix afin de contournez la volonté, particulièrement européenne, d’intégrer Kiev à l’Alliance militaire atlantique. Aux yeux des principales capitales européennes, vent debout contre les arrangements que concocte le président américain, les contours de cette assistance resteraient flous pour le moment. Les discussions évoquent même une alternative à l’adhésion à l’OTAN : un engagement de type “NATO‑like”, soutenu par les Européens. Pour appuyer les orientations européanistes Emmanuel Macron, qui se positionne en chef de file, a souligné que ces garanties ne concernaient pas seulement l’Ukraine, mais la sécurité de tout le continent européen.
Le camp des hostiles à la démarche de Trump doutent de la fiabilité d’engagements sans force armée clairement définie ou sans implication crédible des États‑Unis ou des alliés sur le terrain. Une attitude calibrée pour braquer Moscou qui conçoit toute présence militaire à ses frontières, étrangère à l‘Ukraine, comme une sérieuse menace à la sécurité de son pays.
Un front uni européen autour de Kiev
La présence ostentatoire de nombreux dirigeants européens — tels que Macron (France), Merz (Allemagne), Starmer(Royaume-Uni), Meloni (Italie), Stubb (Finlande), Ursula vonder Leyen (Commission européenne) et Mark Rutte (OTAN) — a été interprétée comme une démonstration de solidarité renforcée envers l’Ukraine et une manière pour l’Europe de s’imposer dans les négociations de Doanald Trump. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié les discussions de “good and constructive”, tandis que la “coalition of the willing” européenne bataille pour à jouer un rôle actif dans la sécurisation du processus de paix.
Les Européens insistent sur une condition préalable : un cessez‑le‑feu avant toute négociation formelle avec la Russie — une condition que Trump a adoucie au moins publiquement, préférant avancer vers une paix même sans cessation immédiate des hostilités. Cette divergence met en lumière un écart de stratégie entre les États-Unis et leurs alliés.
Vers une réunion Zelenskyy–Poutine encadrée par Trump ?
Les discussions ont ouvert la voie à une possible rencontre trilatérale entre Trump, Zelenskyy et Poutine, voire précédée par un sommet direct entre Zelenskyy et Poutine, potentiellement organisé en Hongrie dans un futur proche. Selon certains médias, Vladimir Poutine se serait montré ouvert à cette idée, sur la base d’échanges privés plutôt qu’un engagement officiel.
Zelenskyy lui‑même a salué la tonalité de la réunion, la qualifiant de “very good conversation”, voire la meilleure à ce jour avec Trump. Par ailleurs, l’option d’un échange de territoires — notamment sur la Crimée ou certaines régions du Donetsk — reste évoquée, sans pour autant faire l’unanimité à Kiev.
Un espoir mesuré
Ces rencontres offrent un espoir mesuré. Les perspectives de paix se dessinent autour de trois points forts : des garanties de sécurité (potentiellement collectives), une unité européenne renouvelée et l’ouverture à des négociations directes, potentiellement sous médiation américaine. Néanmoins, les incertitudes demeurent — sur la nature des garanties, sur le moment et la sincérité des engagements russes, et sur les éventuels compromis territoriaux que l’Ukraine serait forcée de considérer. Le chemin vers une paix juste et durable semble tracé, mais semé d’embûches complexes à surmonter.