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Le maréchal-ferrant de Khénifra ... Garde des secrets du fer à cheval
Mustapha Ghannami, l'un des artisans spécialisés dans la fabrication de fers à cheval, explique que ce métier exige patience et minutie, ainsi qu'une expérience du terrain permettant de s'adapter aux différents types de sabots
À Khénifra, où le cheval occupe une place particulière dans le patrimoine culturel et les traditions équestres, le métier de maréchal-ferrant résiste à l’épreuve du temps. Dans son atelier, Mustapha Ghannami perpétue un savoir-faire ancestral qui transforme, à coups de marteau, le fer chauffé à blanc en une protection adaptée au sabot de chaque cheval. Entre maîtrise du feu, précision du geste et connaissance de l’animal, cet artisan veille à préserver un métier dont l’avenir dépend désormais de la transmission aux jeunes générations.

Mustapha Ghannami, l'un des artisans spécialisés dans la fabrication de fers à cheval, explique que ce métier exige patience et minutie, ainsi qu'une expérience du terrain permettant de s'adapter aux différents types de sabots
Au cœur d'une ville historiquement associée à la tradition équestre et à l'élevage de chevaux, le « safayhi » (maréchal-ferrant) perpétue un métier traditionnel : la fabrication de fers à cheval. Un savoir-faire qui exige de la précision, une expérience accumulée et une bonne connaissance du sabot.
Du feu à l’enclume, l’art de façonner le fer
À l'aide d'outils simples et traditionnels, dont le marteau, l'enclume et les moyens de chauffe, l'artisan passe des heures dans son atelier. Le morceau de fer est d'abord porté au feu jusqu'à atteindre la température adéquate, puis martelé et façonné progressivement jusqu'à épouser la forme du sabot, le plus souvent celle d'un U.
Mais le travail du safayhi ne se résume pas à façonner le métal. Il suppose une connaissance précise des dimensions et de la nature du sabot : la préparation d'un fer varie d'un cheval à l'autre, selon la taille du sabot et la manière dont le cheval est utilisé. L'objectif est d'obtenir un fer bien ajusté et stable, qui protège le sabot des dommages causés par le mouvement et les frottements.
Le safayhi occupe une place importante parmi les métiers liés à la tradition équestre à Khénifra, où le cheval reste présent dans plusieurs événements locaux et demeure lié à une part du patrimoine culturel et social de la région.
Mustapha Ghannami, l'un des artisans spécialisés dans la fabrication de fers à cheval, explique que ce métier exige patience et minutie, ainsi qu'une expérience du terrain permettant de s'adapter aux différents types de sabots. La pratique quotidienne reste le principal moyen d'acquérir ces compétences.
Tout commence par le choix du morceau de fer. Une fois façonné, le fer est préparé pour être fixé au sabot, dans le respect de règles garantissant la sécurité et le confort du cheval, une opération qui demande de la précision et une solide expérience du sabot.
Un savoir-faire où chaque sabot exige sa mesure
Pour M. Ghannami, la poursuite de l'utilisation du cheval dans la région contribue, dans une certaine mesure, à la préservation de ce métier, les éleveurs ayant besoin des services du safayhi, qui fabrique et entretient l'un des équipements essentiels du cheval.
La pérennité de ce métier dépend toutefois de la transmission de ses savoir-faire aux jeunes générations et de l'encouragement des jeunes à l'apprendre, afin de préserver des techniques léguées par les artisans au fil du temps et de sauvegarder un métier resté lié au cheval et à la tradition équestre de la région.
Avec le feu, le fer, le marteau et l'enclume, Mustapha Ghannami poursuit ainsi son travail, préservant les secrets de la fabrication du fer à cheval et une part de la mémoire artisanale de la ville.
Dans l'atelier de Mustapha Ghannami, le marteau continue de résonner sur l'enclume, donnant forme à ces fers qui accompagnent depuis des générations les chevaux de la région. Mais au-delà du métal façonné, c'est tout un héritage artisanal qui se joue à chaque coup de marteau. Un patrimoine vivant dont la sauvegarde dépend autant de la fidélité des anciens à leur métier que de la volonté des jeunes d'en reprendre le flambeau. (Quid avec MAP)