Sport
CAN-2025: pour Achraf Hakimi, l'amorce d'un pari réussi au Maroc
CAN-2025, Maroc, Achraf Hakimi, Lions de l’Atlas, Walid Regragui, PSG, football africain, retour de blessure, ambition sportive, organisation continentale
Présent au rendez-vous malgré une grave blessure à la cheville, Achraf Hakimi incarne, dès l’ouverture de la CAN-2025 à Rabat, l’un des grands paris du Maroc. Sa récupération express, six semaines après son entorse, symbolise à la fois la détermination d’un joueur clé et l’espoir d’un pays qui rêve d’un sacre continental à domicile, cinquante ans après son unique titre.
Rabat, Maroc - La superstar du Maroc Achraf Hakimi sera bien là pour le lancement de "sa" Coupe d'Afrique des Nations, dimanche à Rabat contre les Comores: l'amorce d'un pari réussi pour le latéral du PSG six semaines après une sérieuse blessure à la cheville.
On ne sait pas en revanche si le Ballon d'or africain sera sur le terrain au coup d'envoi ou s'il s'assoira d'abord sur le banc.
Il "s'est sacrifié depuis quatre-cinq semaines" pour récupérer. "Il a fait plus que le boulot" et pris "des décisions fortes pour son pays", a souligné samedi Walid Regragui en conférence de presse, aux côtés de son joueur.
Jusqu'à être dans le onze de départ? "On va voir (...) demain. Il peut débuter comme il peut ne pas débuter", a-t-il dit, sans se montrer plus précis que jeudi au micro de Brut Afrique. "Achraf jouera à la CAN, ça c'est certain (...) À quel match et quand? On a une visibilité, mais on va la garder pour nous", avait-il dit.
La CAN-2025 au Maroc a failli prendre un sérieux coup le 4 novembre lorsque sa tête d'affiche s'est écroulée sur la pelouse du Parc des Princes, grimaçant de douleur et ses mains enserrant sa cheville gauche, lors d'un match de Ligue des champions face au Bayern Munich.
Ses larmes disaient beaucoup de son inquiétude, après le tacle mal maîtrisé de Luis Diaz, alors qu'il avait jusque-là été épargné par les pépins physiques cette saison contrairement à nombre de ses coéquipiers du PSG.
À l'énoncé du diagnostic - entorse sévère de la cheville gauche et indisponibilité de plusieurs semaines - la stupeur avait gagné le pays.
Depuis, on scrute au quotidien l'état de santé du Parisien, 6e du dernier classement du Ballon d'or où il était le premier défenseur et le meilleur Africain.
Une CAN "différente
Le 19 novembre, on a noté qu'il portait une botte pour préserver sa cheville lors de la cérémonie des trophées de la CAF à Rabat où il a été sacré Ballon d'or africain.
Le 5 décembre, le PSG a diffusé des images d'Hakimi reprenant la course, sans gêne apparente, un mois après son entorse.
Puis le défenseur a choisi de poursuivre sa phase de réathlétisation au Maroc, avant de participer jeudi à l'entraînement collectif, ce qui rendait possible son retour dès la première rencontre.
Hakimi a dit lui-même samedi qu'il se sentait "prêt" à jouer dimanche dès l'ouverture de cette CAN pas comme les autres: "c'est une CAN différente, spéciale (...) avec ta famille, tous les Marocains derrière toi. Ça fait longtemps qu'on attend ce moment (...) on a travaillé beaucoup".
Le Royaume chérifien s'est lancé le défi de remporter la seconde CAN de son histoire, cinquante ans après son unique sacre en Éthiopie, et d'offrir une organisation parfaite avant d'accueillir en 2030 la Coupe du monde, conjointement avec l'Espagne et le Portugal.
Avec la formule à 24 équipes en vigueur depuis 2019, le Maroc, grand favori de l'épreuve, peut envisager de passer le premier tour en préservant sa star quelques jours supplémentaires. Après les Comores, il affrontera le Mali le 26 décembre, puis la Zambie le 29 dans un groupe très abordable. (Quid avec AFP)