Réunie à Rabat, la Fifa reconnaît des ‘’erreurs’’ et resserre les rangs autour d’Infantino

Réunie à Rabat, la Fifa reconnaît des ‘’erreurs’’ et resserre les rangs autour d’Infantino

Le président de la FIFA, Gianni Infantino (au centre), quitte le stade Al-Madina à Rabat à l'issue du match de la Coupe d'Afrique des nations féminine 2026 opposant le Malawi à la Zambie, le 5 août 2026. (Photo Abdelmajid Bziouat / AFP)

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Réunie au Maroc après l’abandon de son projet d’ouverture aux investisseurs privés, la direction de la Fifa a reconnu ‘’des erreurs de procédure’’ et présenté ses excuses, tout en réaffirmant son soutien à Gianni Infantino. L’instance assure avoir respecté son cadre réglementaire et entend désormais défendre sa gouvernance et sa réputation, à quelques mois du scrutin de mars 2027 à Rabat.

Rabat, Maroc - Assaillie de critiques après son projet avorté d'ouverture à des investisseurs privés, la direction de la Fifa a reconnu des "erreurs" et présenté des "excuses", affichant néanmoins un "plein soutien" au président Gianni Infantino, mercredi à l'issue d'une réunion de crise au Maroc.

Le programme FIFA Forward, au profit des 211 associations membres

Cette réunion, qui n'était pas ouverte à la presse, s'est tenue au siège pour l'Afrique de la Fifa, au sein du complexe Mohammed VI de Salé, près de Rabat.

La direction de la Fifa a diffusé en fin de soirée un communiqué dans lequel elle reconnaît "que des erreurs ont été commises après la fuite de la proposition dans les médias". "Des excuses ont été présentées pour ces erreurs, assorties d'un engagement à veiller à ce qu'elles ne se reproduisent plus".

"Il a été convenu qu’il n’était nullement dans l'intention d’exclure le Conseil de la Fifa et les associations membres de la Fifa du processus et que celui-ci aurait dû être géré différemment", admet le communiqué, sans citer nommément Gianni Infantino.

"Dans ce cas précis, toutefois, il est important de souligner que, bien que des erreurs aient été commises, tout ce qui a été fait l’a été dans le strict respect du cadre réglementaire de la Fifa", ajoute le texte.

Le projet ayant été retiré, il est entendu que la FIFA, ‘’ne tolérera plus aucune atteinte à son intégrité, à sa bonne gouvernance et à son respect des procédures, et prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger et préserver son nom et sa réputation", souligne le communiqué de la FIFA.

"Chaque situation est riche d’enseignements, et la FIFA tient, au regard de celle que nous vivons aujourd’hui, à renforcer l’amélioration continue de ses processus. Il est toutefois important de souligner que, bien que des erreurs aient été commises, l’ensemble des actions entreprises l’ont été dans le strict respect du cadre réglementaire de la FIFA", poursuit la même source. "La FIFA travaillera en étroite collaboration avec les parties prenantes afin de réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour continuer à soutenir le développement du football, par le biais du programme FIFA Forward, au profit des 211 associations membres de la FIFA, des confédérations et des associations régionales", conclut le communiqué

Les hauts dirigeants ont ainsi serré les rangs Gianni Infantino, attaqué particulièrement par l’UEFA ces derniers jours. "Les membres du Conseil de direction de la Fifa présents ont réaffirmé leur plein soutien au président de la Fifa, Gianni Infantino, en tant que seul responsable élu par les 211 associations membres de la Fifa", indique le communiqué.

La Fifa "ne tolérera plus aucune atteinte"

"Le projet ayant été abandonné, il est entendu que la Fifa ne tolérera plus aucune atteinte à son intégrité, à sa bonne gouvernance et à son respect des procédures régulières et qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger et préserver son nom et sa réputation", poursuit le texte.

Gianni Infantino, critiqué par certains de ses proches collaborateurs, semble passer l'éponge. Il réitère notamment "son plein soutien au Secrétaire général de la Fifa (Mattias Grafström) et à l’Administration de la Fifa pour leur travail indispensable et remarquable dans la mise en œuvre de sa vision."

Gianni Infantino, qui a assisté mercredi soir à Rabat au match Zambie-Malawi de la Coupe d'Afrique des nations féminine, est à la tête de l'instance depuis dix ans. L'Italo-Suisse a multiplié les projets qui déplaisent à des Européens craignant pour leur domination, du football mondial, noatmment par l’élargissement des participants à la coupe du Monde, jusqu'à annoncer la semaine dernière vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.

Présenté à la surprise générale mardi dernier après qu'il a été révélé par la presse, le projet, qui a servi de prétexte à la cabale de l’UEFA contre Infantino, a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont la confédération européenne (UEFA).

Malgré la forte pression, soutenue par des gouvernements, occidentaux, sur l’actuel patron de la FIFA, Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Fifa, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.

L'Italo-Suisse de 56 ans a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans. (Quid avec AFP et MAP)