Foot: L’opposant Ceferin (UEFA) ne défiera pas Infantino pour prendre la présidence de la Fifa

Foot: L’opposant Ceferin (UEFA) ne défiera pas Infantino pour prendre la présidence de la Fifa

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe (à gauche) s'entretenant avec le président de la FIFA, Gianni Infantino (à droite), avant le match des huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 opposant le Canada au Maroc, au Houston Stadium de Houston, le 4 juillet 2026. (Photo de Paul Ellis / AFP)

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À moins de sept mois de l’élection à la présidence de la Fifa, Aleksander Ceferin écarte toute candidature face à Gianni Infantino, tout en maintenant une opposition frontale à sa gouvernance. Infantino conserve d’importants soutiens, notamment en Afrique, alors que la bataille pour sa réélection s’organise en vue du scrutin prévu à Rabat en mars 2027.

Aleksander Ceferin, le président de la confédération européenne de football (UEFA) et l'un des principaux opposants au patron de la Fifa Gianni Infantino, a annoncé qu'il ne serait pas candidat face à lui lors de la prochaine élection.

Gianni Infantino est embourbé dans une crise depuis l'échec de son projet contesté et finalement abandonné d'ouvrir l'instance mondiale à des investisseurs privés.

Président de l'UEFA depuis 2016, Ceferin a annoncé qu'il ne briguerait pas sa suite à l'issue du prochain scrutin de mars 2027, dans un entretien au podcast britannique The Rest is Politics.

Pressentant qu’il perdrait en crédibilité s’il se présentait, il a déclaré : "Je ne suis pas intéressé" par la présidence de la Fifa, a déclaré Ceferin. "J'aime l'UEFA et le travail que j'y fais", explique-t-il, ajoutant que sa "crédibilité (comme opposant à Infantino) est bien plus importante si je ne suis pas intéressé par ce poste".

Le Slovène de 58 ans, dont le mandat à la tête de l'UEFA se termine en 2027, ajoute vouloir "profiter de la vie", mais a jusqu'ici entretenu le suspense sur sa volonté de se représenter ou pas.

Sous sa direction, l'UEFA a annoncé qu'elle boycotterait toutes les compétitions de l'instance mondiale - dont les Coupes du monde -, une menace réitérée malgré le retrait du projet d'Infantino, dont l'instance européenne souhaite le départ de son poste.

"La première option est qu'il se rende compte qu'il n'a pas le soutien (nécessaire à sa réélection). (...) L'autre option est qu'il participe au scrutin, mais dans ce cas, je pense que nous aurons un candidat contre lui. Je ne sais pas encore qui", explique Ceferin, qui dit ne pas avoir parlé depuis le début de la crise avec l'Italo-Suisse, ancien secrétaire général de l'UEFA.

Selon différents médias, le Canadien Victor Montagliani, le président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du Nord et des Caraïbes), pourrait être un candidat d'opposition à Infantino.

Contre-attaque

Avec l'UEFA, la Concacaf est la confédération qui fait le plus entendre son opposition au président de la Fifa, tout comme l'AFC asiatique, les trois confédérations ayant récemment signé un texte commun pour "rallier la famille du football" derrière leur cause. Mais le vote se faisant par fdération et non par confédération, il est difficile pour le moment de compter véritablement les opposants à Infantino.

"Nous voulons développer le football dans chacune de nos 211 fédérations membres à travers le monde. Certaines, malheureusement, n'ont pas besoin de ça, et ne veulent pas que les autres progressent, mais nous devons réduire l'écart entre les grands pays et tous les autres", a déclaré dimanche dans un entretien publié par la Fifa Infantino, qui a rencontré Montagliani ce week-end lors d'une réunion de l'Union caribéenne de football (CFU) en République dominicaine.

"Ce que j'entends, c'est qu'ils (la Fifa) jouent le numéro de +l'Europe arrogante est contre nous+", déclare Ceferin dans le podcast. "Mais je pense que quelqu'un devrait rappeler (à Infantino) qu'il est européen, et qu'il était soutenu par l'UEFA".

Face à l’opposition de l’UEFA a son projet d'ouverture aux investisseurs privés, l'Italo-Suisse a contre-attaqué en convoquant début août une réunion de crise à Rabat. La direction de la Fifa lui a réitéré son "plein soutien", tout en présentant des "excuses" pour la polémique créée par ce projet.

Le N.3 français de la Fifa Kevin Lamour, qui avait désavoué le projet d'Infantino, a quitté ses fonctions, a-t-on appris la semaine dernière.

La Confédération africaine (CAF) a, elle, "réaffirmé à l'unanimité son soutien" à Infantino.

Le soutien de Samuel Eto’o

Gianni Infantino n'a rien fait "de mal": Samuel Eto'o, président de la fédération camerounaise et figure du football africain, a apporté lundi son soutien au patron de la Fifa, de plus en plus esseulé après son projet avorté d'ouverture aux investisseurs privés.

M.Infantino "a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître, a déclaré l'ancien buteur du Barça et de l'Inter Milan, 45 ans, dans un entretien avec la chaîne CNN. Nous devrions le soutenir pour tout ce qu'il a accompli jusqu'à présent."

"Le président Gianni Infantino a changé le football, a-t-il insisté. Il a donné des opportunités à des nations qui n'avaient pas eu ces opportunités de participer au plus beau des tournois, la Coupe du monde."

"Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quoi que ce soit de mal", a ajouté l'ex-attaquant international à propos de son projet très décrié, et finalement abandonné, appelant même à le "remettre sur la table" si Infantino est réélu.

L'ex-attaquant a estimé, qu'avec les ressources redistribuées d'une manière plus juste selon le plan proposé par M. Infantino, le Cameroun aurait les moyens d'attirer les meilleurs talents: "Nous voulons voir des (Lionel) Messi, des (Kylian) Mbappé, mais j'aimerais voir Mbappé jouer pour le Cameroun", a-t-il déclaré, le père de la star française étant né au Cameroun.

Et Donald Trump, président des Etats-Unis, proche du dirigeant sportif, s'est invité dans les débats, avertissant que "la Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait" de remplacer cet homme "formidable".

"Il est important de s'impliquer, d'engager le dialogue, d'exprimer ses points de vue et ses opinions", a dit Gianni Infantino depuis la République dominicaine, affirmant qu'il s'était "passé beaucoup de choses ces dernières semaines".

"Je pense que dans l'ensemble c'est positif, je suis très très heureux de tout le soutien que je reçois", a-t-il ajouté.

Le scrutin à la présidence de la Fifa se déroulera à Rabat. Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré. Il doit décrocher une majorité des 211 voix des membres de l'instance pour être réélu. (Quid avec AFP)

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