L’Académie Mohammed VI accélère son export : une génération marocaine change de dimension

L’Académie Mohammed VI accélère son export : une génération marocaine change de dimension

Le transfert de Fouad Zahouani à l’Ajax Amsterdam en est l’un des symboles les plus marquants. À 20 ans, le défenseur marocain a rejoint le club néerlandais après un passage par l’Ittihad Touarga.

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Le mercato estival 2026 a confirmé une tendance devenue structurelle dans le football marocain : les joueurs issus de l’Académie Mohammed VI ne se contentent plus d’alimenter les clubs nationaux et les sélections de jeunes. Ils rejoignent désormais directement, ou après quelques étapes intermédiaires, des institutions européennes reconnues pour leur capacité à développer les talents. Ajax Amsterdam, Anderlecht, Rennes, Saint-Étienne, Reims ou encore Racing Santander figurent parmi les nouvelles destinations d’une génération qui change clairement d’échelle.

Une filière désormais scrutée en Europe

Créée pour structurer la formation et offrir aux jeunes Marocains les meilleures conditions d’accès au haut niveau, l’Académie Mohammed VI est progressivement devenue l’un des principaux viviers du football national. Son influence dépasse aujourd’hui largement le cadre marocain.

Le mercato 2026 en apporte une nouvelle démonstration. Plusieurs joueurs formés dans ses rangs ont franchi un cap important, confirmant l’intérêt croissant des recruteurs européens pour une filière désormais identifiée, suivie et valorisée.

Le transfert de Fouad Zahouani à l’Ajax Amsterdam en est l’un des symboles les plus marquants. À 20 ans, le défenseur marocain a rejoint le club néerlandais après un passage par l’Ittihad Touarga.

Pour un joueur formé au Maroc, signer à l’Ajax représente davantage qu’un simple changement de maillot. Le club d’Amsterdam demeure l’une des références européennes en matière de formation et de développement des jeunes. Son choix témoigne aussi de l’élargissement du regard porté sur les talents marocains, désormais observés bien au-delà des traditionnels marchés français et belge.

Ben Tayeb, la confirmation par les buts

Autre mouvement significatif, celui de Toufik Ben Tayeb vers Anderlecht. À 24 ans, l’attaquant arrive en Belgique après une saison particulièrement réussie à Troyes, ponctuée par 20 buts en 31 matches et une contribution majeure à la montée du club français.

Formé à l’Académie Mohammed VI, puis passé par l’Ittihad Touarga, Rodez et Troyes, Ben Tayeb a construit sa progression étape par étape. Son engagement pour quatre saisons avec Anderlecht marque une nouvelle étape dans un parcours qui gagne en densité.

Sa trajectoire illustre l’un des principes de cette filière : la formation initiale ne constitue pas une fin en soi, mais le point de départ d’un cheminement destiné à conduire progressivement les joueurs vers des environnements plus exigeants.

Zabiri choisit l’Espagne et frappe fort

Yassir Zabiri a, lui aussi, changé d’horizon. L’attaquant de 21 ans a rejoint le Racing Santander sous forme de prêt en provenance de Rennes.

Formé à l’Académie Mohammed VI, passé ensuite par l’Ittihad Touarga puis le FC Famalicão avant d’intégrer le club breton, Zabiri a choisi l’Espagne pour poursuivre sa progression. Champion du monde U20 avec le Maroc, il a été séduit par le style de jeu du Racing et par la possibilité d’y gagner du temps de jeu.

Il n’a d’ailleurs pas tardé à se signaler. Quelques semaines après son arrivée, il a inscrit un triplé lors de sa première titularisation. Une performance qui a immédiatement renforcé les attentes autour d’un joueur déjà considéré comme l’un des grands espoirs offensifs de sa génération.

Bellaarouch et Baallal, la relève se dessine

Dans les buts, Chouaib Bellaarouch incarne une autre promesse. À 18 ans, le gardien a quitté l’Académie Mohammed VI pour rejoindre le Stade de Reims, où il a signé son premier contrat professionnel.

Il a d’abord intégré le groupe Élite de la structure « Reims Révélations », avec pour objectif de poursuivre sa progression et de se rapprocher progressivement du groupe professionnel. Champion d’Afrique U17 en 2025 et quart-finaliste de la Coupe du monde U17 la même année, Bellaarouch possède déjà une expérience internationale significative pour son âge.

À Saint-Étienne, Adam Baallal poursuit également sa montée en puissance. Arrivé dans le Forez en janvier en provenance de l’Ittihad Touarga, le milieu de terrain formé à l’Académie a rapidement gagné la confiance du club.

Après un passage par les U19 puis la réserve, il a intégré le groupe professionnel et signé cet été son premier contrat avec les Verts, jusqu’en 2029. Son parcours résume presque à lui seul la logique du système : formation à l’Académie, expérience du football professionnel au Maroc, puis post-formation en Europe.

Aït Boudlal, déjà convoité

La liste aurait pu être encore plus impressionnante avec Abdelhamid Aït Boudlal. Lui aussi formé à l’Académie Mohammed VI, le défenseur marocain est désormais installé à Rennes.

Son profil a suscité plusieurs convoitises durant l’été. Fulham a notamment tenté de le recruter, mais le club breton a fermé la porte, considérant son jeune défenseur comme une pièce importante de son projet.

Cette attention témoigne, là encore, de la valeur désormais accordée aux joueurs issus de la formation marocaine.

Une passerelle vers le haut niveau

Ajax, Anderlecht, Rennes, Saint-Étienne, Reims, Santander : les clubs changent, les postes aussi, mais le fil conducteur reste le même.

L’Académie Mohammed VI n’est plus seulement un centre destiné à préparer les futurs internationaux marocains. Elle est devenue une véritable passerelle vers le football professionnel européen, capable d’accompagner ses joueurs depuis la détection jusqu’à leur intégration dans des projets de haut niveau.

Le mercato estival 2026 confirme cette évolution. Les talents marocains ne sont plus simplement observés. Ils sont désormais recrutés, intégrés à des projets ambitieux et attendus comme des joueurs capables de franchir rapidement de nouveaux paliers.

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