Maroc-Mali : Bamako salue le rôle de Rabat et réaffirme sa position sur le Sahara

Maroc-Mali : Bamako salue le rôle de Rabat et réaffirme sa position sur le Sahara

Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita avec son homologue malien Abdoulaye Diop aux Nations Unies à New York

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À New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Mali a mis en avant la qualité de sa coopération avec le Maroc sur deux dossiers majeurs : la protection des enfants soldats et la question du Sahara. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a salué le rôle de Rabat dans la mise en place d’une convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats, tout en réaffirmant la position exprimée par Bamako en avril 2026 sur le différend du Sahara. La présence d’Abdoulaye Diop à New York dans le cadre de cette 81e session est par ailleurs confirmée par l’ONU.

Une convention africaine pour les enfants soldats

Abdoulaye Diop a salué le « leadership du Royaume du Maroc » dans l’élaboration de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats.

Le chef de la diplomatie malienne a qualifié cet instrument juridique d’« important », soulignant qu’il a été « élaboré et pensé par des Africains ». Le Mali, a-t-il ajouté, se réjouit d’en être « pleinement partie prenante ».

Selon lui, cette convention doit offrir un « cadre idoine » permettant aux pays africains de partager leurs expériences et leurs pratiques dans la prise en charge et la réintégration des enfants concernés par les conflits armés.

Une vingtaine d’États africains ont ouvert mercredi à New York la phase de signature de ce texte, lors d’une cérémonie présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, au siège de la Mission permanente du Maroc auprès des Nations unies.

Bamako rappelle sa position sur le Sahara

La rencontre entre Abdoulaye Diop et Nasser Bourita a également été l’occasion d’aborder la question du Sahara.

Le ministre malien a rappelé la déclaration adoptée par son gouvernement le 10 avril 2026. Selon cette position, Bamako soutient le plan d’autonomie proposé par le Maroc, qu’il présente comme « la seule base sérieuse et crédible » pour parvenir à un règlement du différend, et considère une autonomie sous souveraineté marocaine comme « la solution la plus réaliste ».

Abdoulaye Diop a également réitéré le soutien du Mali à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qu’il a qualifiée d’« étape importante » vers une solution définitive. Le texte de cette résolution, adoptée en 2025, figure dans la documentation officielle du Conseil de sécurité.

Une coopération stratégique

Le ministre malien a insisté sur une relation fondée sur le respect réciproque de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des deux États.

Il s’est également félicité de la solidité des liens économiques, historiques, commerciaux et humains entre Rabat et Bamako. Il a rappelé à ce titre la réunion, en juillet dernier dans la capitale malienne, de la Commission mixte de coopération.

Pour Abdoulaye Diop, cette rencontre a posé les bases d’une coopération particulièrement dense, inscrite dans une logique de coopération Sud-Sud et appelée à se développer dans de nombreux domaines.