Maroc-Espagne : Bourita renvoie à Madrid la question du retour des migrants

Maroc-Espagne : Bourita renvoie à Madrid la question du retour des migrants

« Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, il ne faut pas poser la question au Maroc, mais plutôt à l’Espagne », a déclaré Nasser Bourita à la presse à l’issue de ses entretiens avec le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares

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À New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, Nasser Bourita a réaffirmé les principes qui encadrent, selon Rabat, la relation entre le Maroc et l’Espagne. Le ministre des Affaires étrangères a notamment insisté sur le retour des migrants en situation irrégulière et des mineurs non accompagnés, tout en rappelant que le partenariat bilatéral reste fondé sur la Déclaration conjointe d’avril 2022. La 81e session de l’Assemblée générale s’est ouverte le 8 septembre 2026 et son débat général se tient du 22 au 28 septembre.

Le retour des migrants au cœur des échanges

Nasser Bourita a placé la question migratoire parmi les sujets abordés avec son homologue espagnol José Manuel Albares, jeudi à New York.

Le ministre a rappelé que la position du Maroc repose sur un principe qu’il présente comme constant : le retour de tous les migrants en situation irrégulière ainsi que des mineurs non accompagnés.

« Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, il ne faut pas poser la question au Maroc, mais plutôt à l’Espagne », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de ses entretiens avec le chef de la diplomatie espagnole.

Pour Nasser Bourita, les difficultés rencontrées dans ce dossier ne relèvent donc pas de la partie marocaine. Elles relèvent des « polémiques, à des obstacles et à des difficultés espagnoles ». Le ministre rappelle ainsi que la responsabilité du non-retour de ces migrants incombe exclusivement à l’Espagne.

La Déclaration d’avril 2022 comme cadre de référence

Au-delà du dossier migratoire, Nasser Bourita a réaffirmé les fondements politiques de la relation entre Rabat et Madrid. Selon lui, celle-ci « est et restera » régie par les principes énoncés dans la Déclaration conjointe d’avril 2022, adoptée à l’issue des discussions entre le roi Mohammed VI et le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez.

Le ministre a cité parmi ces principes le partenariat, le respect mutuel, le dialogue, ainsi que la volonté d’éviter « les faits accomplis et les actes inattendus ».

Dialogue sur les points de divergence

Pour le chef de la diplomatie marocaine, ce cadre doit permettre aux deux pays de progresser sur les nombreux sujets qui les rapprochent, tout en contenant leurs différends.

« Il y a beaucoup de points sur lesquels nous sommes d’accord et où on peut avancer », a-t-il souligné.

Sur les dossiers où les positions divergent, Nasser Bourita préconise le dialogue et la concertation, dans « l’esprit du bon voisinage et de coopération ». Une méthode qu’il présente comme la ligne directrice de la relation maroco-espagnole depuis le rapprochement engagé en avril 2022.

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