Les Lions de l’Atlas, reflet indissociable du Maroc d’aujourd’hui – Par Talaâ Saoud Al Atlassi

Les Lions de l’Atlas, reflet indissociable du Maroc d’aujourd’hui – Par Talaâ Saoud Al Atlassi

Les Marocains célèbrent la victoire lors du match de football de la Coupe du monde 2026, dans le groupe C, opposant l'Écosse au Maroc au Boston Stadium de Foxborough, le 19 juin 2026. (Photo : Franck Fife / AFP)

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Quelques jours après son match nul face au Brésil, quintuple champion du monde, lors de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la sélection marocaine confirme ses ambitions face à L’Ecosse. Talaâ Saoud Al Atlassi revient sur ce tout indissociable : performances sportives, esprit patriotique et reconnaissance internationale, qu’incarnent les Lions de l’Atlas, au-delà du terrain.

Talaâ Saoud Al Atlassi

Un match qui continue de faire parler

La rencontre entre le Maroc et le Brésil, disputée dans le cadre de la Coupe du monde actuellement en cours aux États-Unis, au Canada et au Mexique, remonte déjà à plusieurs jours. Pourtant, son résultat continue d’alimenter les commentaires dans les médias sportifs du monde entier. Ce match nul est perçu comme celui qui a permis au Brésil d’éviter une défaite dès l’entame d’un parcours qui s’annonce long et difficile.

Mais au-delà du score, cette rencontre et la victoire contre l’Ecosse, fut-elle courte, sont riches d’enseignements sur le niveau atteint par le football marocain. Elles sont également le reflet des progrès tangibles réalisés par le Maroc dans l’ensemble de ses composantes, de ses infrastructures et de ses leviers de développement.

La force du patriotisme avant les considérations matérielles

Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, a révélé dans une déclaration à la presse qu’au moment de leur départ pour New York, aucun joueur de l’équipe nationale ne s’était renseigné sur le montant des primes prévues par la Fédération pour récompenser les résultats obtenus durant la compétition.

Les joueurs sont d’abord animés par un profond sentiment patriotique et par la conviction d’accomplir un devoir national. Cette disposition d’esprit était visible lors de leur premier match contre le Brésil et elle s’est confirmée lors de leur deuxième rencontre face à l’Écosse. Avant même la maîtrise technique et l’intelligence tactique acquise grâce à l’expérience, les joueurs ont mobilisé leur énergie, leur détermination et leur volonté de se dépasser grâce à la force de leur attachement au pays.

Ils évoluent avec la conviction qu’ils se sont eux-mêmes donné pour mission de placer le Maroc à la hauteur du rang qu’il mérite parmi les nations.

Une qualification qui confirme la continuité du projet marocain

La prestation remarquable face au Brésil n’était pas un simple élan d’enthousiasme passager. Les joueurs ont démontré leur capacité à préserver une identité fondée sur l’excellence.

Avant même le résultat final de leur parcours actuel, ils avaient déjà convaincu par leur cohésion, leur efficacité collective et la qualité des interactions entre les différentes composantes de l’équipe. Leur victoire contre l’Écosse sur le score d’un but à zéro, synonyme de qualification pour le tour suivant, est venue renforcer cette impression.

Cette rencontre a confirmé que l’équipe marocaine s’inscrit dans la continuité de celle qui avait marqué les esprits lors de la Coupe du monde au Qatar. Elle est le fruit d’une structure qui continue de progresser et d’une vision visant l’excellence sportive dans le cadre plus large de la quête de performance, d’efficacité et de progrès qui traverse l’ensemble des secteurs du Maroc.

Avant même le lever du soleil du samedi 20 juin, aux premières heures de la matinée ici à Prague, capitale de la République tchèque, l’équipe marocaine a donné le sentiment qu’elle avançait avec l’ambition de goûter aux plus hauts sommets de la Coupe du monde, tout en incarnant l’élan marocain vers l’excellence dans le sport comme dans tous les domaines de la vie nationale.

Le Maroc au-delà du terrain

À Prague, où je séjourne actuellement, rien ne laisse véritablement penser que la Coupe du monde occupe les esprits, bien que la sélection tchèque participe à la compétition. Pourtant, les résultats obtenus par le Maroc à New York puis à Boston ont considérablement facilité mes échanges avec plusieurs personnalités tchèques.

Je suis accueilli avec des expressions d’admiration pour l’équipe marocaine et je prends congé de mes interlocuteurs avec leurs vœux de voir le Maroc atteindre les plus hauts niveaux de cette Coupe du monde. Et, dans toutes les conversations consacrées aux exploits des Lions de l’Atlas, le sujet finit inévitablement par s’élargir au Maroc dans sa globalité, à ses politiques publiques et à son évolution.

Qu’il s’agisse de débats politiques organisés dans des institutions ou de conversations spontanées dans les cafés et les restaurants, mon identité marocaine ouvre les portes du dialogue et conduit souvent à une réflexion sur le Maroc d’aujourd’hui. Cette réflexion débouche généralement sur le constat que la personnalité marocaine contemporaine est le résultat d’un effort qualitatif de transformation et de modernisation du pays.

Un effort conduit par le roi Mohammed VI avec une vision réformatrice et modernisatrice dont les résultats apparaissent désormais avec éclat, aux yeux des adversaires du Maroc comme de ses amis, et parfois même avant qu’ils ne soient pleinement perçus par certains de ses propres citoyens.

Les amis du Maroc sur la scène internationale ne le soutiennent pas par simple sympathie. La politique, et plus encore les relations internationales, laissent peu de place aux sentiments. Si le Maroc est recherché comme partenaire, c’est parce qu’il est utile et parce qu’il apporte une valeur réelle à ses interlocuteurs.

Cette position repose sur un rôle géostratégique important, mais aussi sur sa performance économique dans les domaines industriel, commercial et touristique. Le Maroc a développé ces atouts au point de devenir aujourd’hui une référence pour lui-même, en Afrique, dans le monde arabe et dans l’espace méditerranéen.

Le Maroc, un partenaire recherché sur la scène internationale

Cette situation explique en grande partie l’intérêt croissant que suscite le Maroc à l’échelle internationale, aussi bien sur le plan politique que dans les différents secteurs productifs. Afin de consolider cette dynamique et d’en faciliter le déploiement, la volonté internationale s’est traduite par l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, consacrée au règlement du différend autour du Sahara marocain à travers la mise en œuvre de la proposition d’autonomie.

Avant comme après cette résolution, le Maroc a obtenu le soutien de plus de 150 pays à son initiative pacifique. Cet appui massif exprime de manière éclatante l’importance accordée au Maroc par la communauté internationale et la volonté de le voir définitivement libéré de ce différend artificiel ainsi que des agitations séparatistes hostiles, alimentées depuis des décennies par la direction algérienne.

Un différend qui n’a pas freiné la dynamique marocaine

Les tentatives de perturbation et les manœuvres destinées à ralentir la marche du Maroc vers le progrès n’ont pas entravé son développement. Elles ont au contraire renforcé la détermination nationale de l’ensemble des composantes du peuple marocain et de ses forces vives, y compris dans le domaine sportif, où le football constitue aujourd’hui l’une des expressions les plus visibles de cette vitalité, comme en témoignent les performances remarquées de la sélection nationale lors de cette Coupe du monde.

Partout dans le monde, les avancées marocaines sont observées avec intérêt et appréciées pour leur caractère concret dans des domaines multiples. De nombreux pays cherchent à établir avec le Royaume des partenariats susceptibles de leur permettre de bénéficier de cette expérience.

À l’exception, malheureusement, des frères algériens dont les médias officiels ne dissimulent pas leur irritation face aux progrès réalisés par le Maroc. Aujourd’hui encore, certains interprètent les succès sportifs marocains comme s’ils constituaient une victoire remportée contre l’Algérie. Pourtant, le projet de développement marocain poursuit des objectifs clairement définis au service des Marocains, mais également des peuples du Maghreb, à commencer par le peuple algérien lui-même, si ses dirigeants choisissent d’emprunter cette voie.

Une lecture divergente des évolutions régionales

Tout porte à croire que la direction algérienne n’est pas disposée à s’engager dans une relation tournée vers un avenir productif avec le Maroc. Elle semble également contrariée par la persistance avec laquelle le roi Mohammed VI continue de lui tendre la main en faveur du dialogue, de la coopération et de la construction d’un avenir commun.

Elle paraît ignorer l’ampleur du soutien international dont bénéficie aujourd’hui le Maroc dans la défense de son intégrité territoriale et de son projet national. Ce soutien devrait pourtant l’amener à reconnaître la position de premier plan qu’occupe désormais le Royaume dans les espaces géostratégiques imbriqués que constituent l’Afrique, le bassin méditerranéen et la région maghrébine.

Cette évolution a profondément modifié les données qui avaient autrefois servi à justifier le différend du Sahara. Elle a également remis en cause les récits qui prévalaient avant 2007 et qui avaient nourri les différentes interprétations de ce dossier.

Le temps de l’histoire et la confiance dans l’avenir

Ce qui est regrettable, c’est que les dirigeants algériens savent qu’ils ne pourront durablement se soustraire à la volonté internationale exprimée par la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Pourtant, ils continuent à multiplier les manœuvres pour prolonger artificiellement la validité de discours devenus obsolètes.

Ces positions ont davantage nui à l’Algérie qu’au Maroc. Elles ont empêché le pays de renforcer pleinement sa solidité économique et de consolider son intégration dans les grands ensembles internationaux. L’échec de sa candidature à l’intégration au groupe des BRICS, qui constituait l’une des ambitions affichées du président Abdelmadjid Tebboune, en est une illustration significative.

Les déclarations de Amar Bendjama, représentant de l’Algérie auprès des Nations unies lors d’une réunion de la réunion du C24, sont à cet égard révélatrices. Il est regrettable que la direction algérienne ait cautionné un discours qui semble appartenir à une période antérieure à la résolution adoptée par le Conseil de sécurité en octobre dernier, alors même que M. Bendjama était présent lors de son adoption.

De tels propos donnent l’impression que l’Algérie agit en marge de la légalité internationale, tout en sachant que la marge de manœuvre dont elle dispose est désormais étroite et que le temps joue contre elle.

Le Maroc, pour sa part, poursuit son chemin sans se laisser détourner. Habitué depuis un demi-siècle à cette obstination et à ces contestations, il continue d’agir dans le sens que lui dicte le mouvement de l’histoire, fort du soutien croissant de la communauté internationale.

Aujourd’hui, le Maroc vibre au rythme de ce chant qui résonne dans les stades, dans les foyers, dans les espaces publics et dans le cœur des Marocains lorsqu’ils proclament : « Mes frères, avançons ensemble vers les sommets. »

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