Des fédérations, dont la FRMF, défendent l’élargissement du Mondial face aux critiques de l’UEFA

Des fédérations, dont la FRMF, défendent l’élargissement du Mondial face aux critiques de l’UEFA

Le président de la CAF Patrice Motsepe (à gauche), le président de la FRMF Fouzi Lekjaa (àdroire) avec le président de la FIFA Gianni Infantino (au centre)

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Rabat – Treize fédérations nationales de football, parmi lesquelles la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), ont exprimé leur désaccord avec les récentes déclarations du président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, qui a critiqué l’élargissement de la Coupe du monde de la FIFA en estimant que plusieurs rencontres étaient « sans intérêt ». Dans un communiqué conjoint, elles ont réaffirmé que chaque qualification et chaque match du Mondial revêtent une importance particulière pour les nations participantes et leurs supporters.

Une réponse collective aux propos d’Aleksander Čeferin

Les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, d’Ouzbékistan, du Congo, d’Haïti, d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Ghana, du Sénégal, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud ont publié une déclaration commune pour répondre aux critiques formulées par le président de l’UEFA à l’encontre du nouveau format de la Coupe du monde.

Les signataires se disent « profondément déçus » par ces propos et rejettent l’idée selon laquelle certaines affiches du tournoi mondial seraient dépourvues d’intérêt. Pour elles, chaque rencontre de la compétition possède une portée sportive, symbolique et humaine qui dépasse largement le simple cadre du résultat.

La qualification, un accomplissement historique

Le communiqué souligne que pour de nombreuses nations émergentes du football mondial, accéder à la Coupe du monde constitue l’aboutissement d’années d’efforts et parfois d’un rêve poursuivi depuis plusieurs générations.

Les fédérations citent notamment les exemples du Cap-Vert, de Curaçao et de l’Ouzbékistan, pour lesquels une qualification représente un événement historique. Elles évoquent également des pays comme le Congo ou Haïti, dont le retour sur la scène mondiale après une longue absence revêt une signification particulière pour des millions de supporters.

Selon les signataires, minimiser la valeur de ces parcours revient à ignorer le travail accompli par les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants et l’ensemble des acteurs qui contribuent au développement du football dans ces pays.

Défendre l’universalité du football

Les fédérations rappellent que la force du football réside précisément dans sa capacité à rassembler des peuples, des cultures et des traditions sportives différentes autour d’une même compétition.

Elles estiment que la Coupe du monde est devenue le plus grand événement du football mondial parce qu’elle offre une représentation plus large des continents et permet à des nations aux parcours variés de se mesurer aux meilleures équipes de la planète.

Pour les auteurs du communiqué, le football ne saurait être considéré comme l’apanage d’un groupe restreint de pays. Son développement passe au contraire par l’ouverture et la multiplication des opportunités offertes aux fédérations de toutes les régions du monde.

Chaque équipe mérite le respect

Les signataires insistent sur le fait que toutes les sélections présentes au Mondial ont obtenu leur qualification sur le terrain et méritent, à ce titre, la même considération.

Participer à une Coupe du monde ne représente pas seulement une réussite sportive, soulignent-ils. C’est aussi un puissant vecteur d’inspiration pour les jeunes générations, un levier de développement pour les infrastructures et un facteur d’unité nationale.

Les fédérations concluent en réaffirmant leur attachement à une vision inclusive du football mondial. Elles considèrent que chaque équipe qualifiée a gagné sa place au mérite, que chaque supporter a le droit de rêver et que chaque match compte pour des millions de passionnés à travers le monde.

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