Mondial-2026 : des bonnes, des vertes et des pas mûres

Mondial-2026 : des bonnes, des vertes et des pas mûres

Le défenseur marocain n° 2, Achraf Hakimi, et l'attaquant français n° 11, Michael Olise, bras dessus bras dessous le 9 juillet 2026, qui console qui ? (Photo : Odd Andersen / AFP)

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S'il a produit des buts en cascade, le Mondial-2026, qui s'est achevé dimanche par la victoire de l'Espagne contre l'Argentine, a aussi beaucoup fait parler... Des polémiques arbitrales aux traits d’humour, en passant par les déclarations politiques et les envolées triomphales, le Mondial 2026 aura aussi été une compétition de mots. Sélection des phrases les plus marquantes, parfois drôles, parfois acerbes, qui ont accompagné le tournoi jusqu’au sacre de l’Espagne.

Le Maroc, seul éclair africain du Mondial 2026

Seule sélection africaine à atteindre les quarts de finale, le Maroc a confirmé son statut de locomotive du continent, souligne. Les Lions de l’Atlas, déjà premiers Africains demi-finalistes en 2022, ont répondu aux attentes malgré la présence record de dix équipes africaines. Sous la conduite de Mohamed Ouahbi, ils ont séduit face au Brésil, battu l’Écosse et Haïti, éliminé les Pays-Bas aux tirs au but, puis dominé le Canada 3-0. Ce nouveau parcours remarquable nourrit les ambitions du Maroc avant le Mondial 2030, qu’il coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Le quotidien espagnol El Pais dans un article dans lequel il retrace le parcours des Lions de l’Atlas en coupe du monde depuis celle de 1970 au Mexique, rappelant qu’en 1986, toujours au Mexique, a été le permier pays africain a atteindre les huitièmes.

Pas les rois du monde

"C'est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout. Nous essayons toujours de trouver des solutions mais nous devons respecter le fait que nous ne sommes pas les rois du monde qui peuvent régner sur les gouvernements et les forces de police, nous sommes une organisation sportive."

Le président de la Fifa Gianni Infantino le 10 juin après que l'arbitre somalien Omar Artan a été refoulé du territoire américain.

Une chance pour l'Italie

"Cette question (d'une extension du Mondial à 64 équipes) a été soumise au Conseil de la Fifa. Peut-être que l'Italie se qualifiera avec 64 sélections, ou peut-être pourrions-nous aller jusqu'à 208!"

Infantino, le 11 juin lors d'une interview à la télévision brésilienne CazéTV. Pourtant quadruples champions du monde, les Italiens sont pour la troisième fois d'affilée absents du Mondial.

Sacerdoce

"J'aime mon métier mais j'espère que j'aurai d'autres choses à faire à cet âge-là."

Le sélectionneur allemand Julian Nagelsmann, 38 ans, le 13 juin, au sujet du Néerlandais Dick Advocaat, sélectionneur de Curaçao qu'il affronte au début du tournoi, et qui a 40 ans de plus que lui.

"Moi, je continue parce que ça me plaît, pas pour l'argent", répond Dick Advocaat le même jour.

Maltraitance

"Nous sommes l'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde."

Le sélectionneur de l'Iran Amir Ghalenoei, le 15 juin, après le match nul (2-2) face à la Nouvelle-Zélande, lors de son premier match à Los Angeles.

Pas vos oignons

"S'il y a un quelconque problème entre nous, c'est notre affaire, ça ne vous regarde pas."

L'Iranien Ramin Rezaeian, le 15 juin, en réponse à la question d'un journaliste sur les sifflets entendus dans le SoFi Stadium de Los Angeles au moment de l'hymne iranien avant le match contre la Nouvelle-Zélande.

Neymar en télétravail

"Neymar ? Il ne joue même pas ! Neymar, c'est le premier joueur au monde appelé (en équipe nationale) pour faire du télétravail."

Le président brésilien Lula le 19 juin au sujet de l'attaquant vedette de la Seleçao, sélectionné malgré une blessure à un mollet.

Déprime

"Je ne laisserai rien au football uruguayen."

Le sélectionneur argentin de l'Uruguay Marcelo Bielsa, dépité après la défaite contre l'Espagne (1-0) le 26 juin. L'Uruguay a été éliminé dès la phase de groupe.

Ramos dispo

"Dans les dernières minutes, s'il faut un but, je suis là. Ce n'est ni la première, ni la deuxième, ni la troisième fois. Chaque fois qu'il y a besoin d'un but dans les dernières minutes, on peut appeler Gonçalo Ramos."

L'attaquant portugais Gonçalo Ramos après être sorti du banc pour qualifier en toute fin de match le Portugal pour les huitièmes de finale du Mondial le 2 juillet face à la Croatie.

Métaphore

"La France est un orage. Et ses éclairs, qui frappent de n'importe où, sont dirigés vers le but. Nous savons qu'un orage approche et il faut trouver le moyen d'éviter la foudre."

Le sélectionneur argentin du Paraguay Gustavo Alfaro le 3 juillet, avant le huitième de finale contre les Bleus.

Ceci n'est pas une critique

"Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle peut."

Le sélectionneur français Didier Deschamps le 4 juillet après la victoire en huitième contre le Paraguay et son jeu rugueux.

Survivant

"Vous avez essayé de me tuer pendant 23 ans. Vous avez bien dû voir que ça n'en vaut pas la peine, que c'est une perte de temps, mais vous essayez, essayez, essayez, essayez, essayez."

L'attaquant portugais Cristiano Ronaldo le 5 juillet devant des journalistes du monde entier à la veille du huitième de finale contre l'Espagne.

Poisson d'avril en juillet

"Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa":

Le sélectionneur de la Belgique, Rudi Garcia, après l'annonce de la suspension du carton rouge qui aurait dû priver l'Américain Folarin Balogun du huitième face à la Belgique.

Carton quoi?

"Je ne savais même pas ce qu'était un carton rouge. Quand je l'ai découvert, je me suis dit: +C'est pas vrai+. Ce type (l'arbitre, NDLR) lève juste la main et ton meilleur joueur ne va pas jouer la semaine prochaine ou lors du prochain match."

Le président américain Donald Trump justifiant son appel au président de la Fifa Gianni Infantino pour demander un réexamen du carton rouge infligé à Balogun.

CQFD

"Cette décision a été prise au regard de l'ensemble des circonstances particulières de l'incident ainsi que des éléments de preuve disponibles."

La commission de discipline de la Fifa, le 6 juillet, pour expliquer la suspension du carton rouge de Balogun.

Méprisable

"Madame Celeste Amarilla, vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction."

Le capitaine de l'équipe de France Kylian Mbappé le 6 juillet, en réponse aux propos racistes d'une sénatrice paraguayenne.

Jamais, plus jamais

" J'ai dit à l'arbitre que ce qui se passait n'était pas juste. C'est une victoire non méritée pour l'Argentine. Une fois de retour dans mon pays et chez moi, je ne regarderai plus jamais la Coupe du monde, parce qu'il n'y a pas de justice dans cette compétition."

Le sélectionneur égyptien Hossam Hassan le 7 juillet après l’élimination en huitième de finale face à l'Argentine.

Catastrophique

"C'est juste catastrophique, je ne sais pas ce que cet arbitre a fait, là."

Le milieu suisse Fabian Rieder à propos du second carton jaune donné à son coéquipier Breel Embolo pour simulation le 11 juillet lors du quart de finale perdu contre l’Argentine.

Câlin

"Je lui ai fait un gros câlin, je n'ai pas pu faire beaucoup plus. Pour un gardien ce sont des sensations horribles"

Le gardien belge Thibaut Courtois, à propos de son remplaçant Lemme Sammens, auteur d’une faute de main qui a amené le second but de l'Espagne en quart de finale le 11 juillet.

Rien que du foot

"C'est un match de football, pas autre chose. Donc mélanger les deux serait une folie."

Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni le 14 juillet, à la veille de la demi-finale contre l'Angleterre, 44 ans après la guerre des Malouines.

La meilleure

"Nous avons affronté l'une des meilleures sélections du monde, mais en face il y avait la meilleure équipe du monde."

Le sélectionneur espagnol Luis De la Fuente le 14 juillet après la victoire contre la France en demi-finale.

Superlatif

"Ce n'est pas seulement la plus grande Coupe du monde de tous les temps, cela a été le plus grand événement humain, social et culturel qu'il ait été donné de voir à l'humanité."

Gianni Infantino le 17 juillet.

47 millions de buteurs

"Ce n’est pas mon but, c’est celui de 47 millions de personnes."

Ferran Torres le 19 juillet, auteur du but du titre de l'Espagne face à l'Argentine. (Quid avec AFP)

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