Actu
Législatives 2026 : activation de la commission centrale de suivi des élections
Le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftite (en haut au centre) et au président du ministère public Hicham Balaoui (en bas eu centre)
À deux mois du scrutin législatif prévu le 23 septembre 2026, le ministère de l’Intérieur a annoncé l’activation de la commission centrale de suivi des élections. Des structures provinciales et régionales ont également été mises en place afin de veiller à l’intégrité du processus électoral et de réagir rapidement à toute irrégularité.
Un dispositif national et territorial
La commission centrale a été activée lundi lors d’une réunion tenue au siège du ministère de l’Intérieur, en application des instructions royales adressées au ministre de l’Intérieur et au président du ministère public.
L’objectif est d’assurer le bon déroulement des élections des membres de la Chambre des représentants, programmées le 23 septembre prochain.
Parallèlement, des commissions provinciales ont été mises en place dans chaque préfecture, province et préfecture d’arrondissements. Elles réunissent notamment le wali ou le gouverneur, ainsi que le procureur général du Roi ou le procureur du Roi.
Des commissions régionales ont également été chargées d’accompagner et de coordonner les travaux des structures provinciales dans les différentes régions du Royaume.
Préserver l’intégrité du scrutin
La mission principale de ces commissions consiste à prendre les mesures pratiques nécessaires pour préserver l’intégrité des opérations électorales.
Elles suivront toutes les étapes du processus, depuis la phase actuelle des préparatifs jusqu’au jour du scrutin et à la proclamation des résultats.
Le dispositif devra également permettre d’intervenir immédiatement face à tout acte susceptible de porter atteinte à la régularité des élections, à la liberté du vote ou à l’expression de la volonté des électeurs.
Selon le ministère de l’Intérieur, les commissions exerceront leurs missions dans le strict respect des lois et règlements en vigueur. Leur action ne devra pas empiéter sur les compétences attribuées aux institutions législatives, judiciaires et administratives.
Détecter rapidement les infractions
La moralisation du processus électoral figure parmi les principales priorités du dispositif.
Les commissions devront mettre en œuvre des mécanismes permettant de détecter rapidement les infractions liées aux élections, dès lors qu’elles disposent d’informations ou d’éléments suffisants.
En fonction de la nature des faits constatés, elles pourront contribuer au déclenchement des procédures d’enquête ou de poursuite judiciaire.
Cette approche vise à protéger le libre choix des électrices et des électeurs et à prévenir toute pratique susceptible d’influencer illégalement le vote.
Dialogue avec les partis politiques
La commission centrale adoptera également une démarche participative dans la gestion des préparatifs électoraux.
Elle pourra organiser, chaque fois que cela sera jugé nécessaire, des rencontres avec les dirigeants des partis politiques. Ces réunions permettront de les informer de l’avancement des préparatifs et des différentes étapes du processus.
Elles offriront aussi un cadre pour recueillir les propositions des formations politiques et examiner les questions ou difficultés qu’elles pourraient soulever.
À travers ce dispositif, les autorités entendent renforcer la coordination entre les administrations, la justice et les acteurs politiques afin de garantir un scrutin transparent, régulier et conforme aux règles en vigueur.