Le nouveau modèle de bidonvilles : Les parties communes occupées dans des résidences à Harhoura

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Des propriétaires n’hésitent à construire des verrières dans les espaces verts et les annexer comme des pièces supplémentaires de leurs maisons

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Farida Ibrahimi

Alors qu’une politique d’éradication des bidonvilles est en marche depuis déjà quelques années dans la province de Skhirat-Temara et qu’elle s’accentue actuellement pour venir à bout de certaines résistances, voilà qu’une brèche inattendue s’ouvre ailleurs.

Des résidences assez cossues ont poussé et continuent de l’être avec tout le confort (espaces verts, piscine, sécurité… ). Tant mieux ! Là où le bât blesse, c’est qu’à l’intérieure de certaines de ces résidences règne le désordre en ce qui concerne la gestion des parties communes. Des propriétaires n’hésitent à construire des verrières dans les espaces verts et les annexer comme des pièces supplémentaires de leurs maisons. On est carrément dans des zones de non-droit.

Le cas de la résidence Soukhour Sidi Elabed est flagrant. Déjà trois cabanes de ce genre ont vu le jour, chacune mesure environ 30 mètres carrées, d’autres propriétaires s’apprêtent à profiter du climat ramadanesque pour faire de même. Il parait que le syndic a bien signalé ces abus aux autorités mais aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent. Alors qu’on détruit d’un côté les bidonvilles, on en laisse faire d’autres de l’autre côté. Certes ces derniers sont un peu plus luxueux mais quand même cela demeure illégal.  

Quand est-ce que les citoyens assimileront le sens de la copropriété ? Les autorités locales auront tout intérêt à jeter un œil à l’intérieur de ces résidences tant que le phénomène est encore maitrisable.

Une affaire à suivre de près.

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Un exemple de ces cabanes à la Résidence Soukhour Sidi Elabed.

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