Sardine industrielle, repas des pauvres, 20 ans d’ententes anticoncurrentielles et scandale en perspective ?

Sardine industrielle, repas des pauvres, 20 ans d’ententes anticoncurrentielles et scandale en perspective ?

Éventuelles pratiques anticoncurrentielles affectant le marché de l’approvisionnement en sardine industrielle, repas des ouvriers, des maçons et autres ‘’petits’’ employés

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Le Conseil de la concurrence vient de lancer une instruction d’envergure visant à déterminer l’existence de pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la sardine industrielle. Plusieurs organisations professionnelles sont dans le viseur pour des faits présumés de fixation concertée des prix et de restriction de la production depuis deux décennies.

Une instruction ouverte pour suspicion d'ententes illicites

Dans un communiqué publié le 8 mai 2025, le Conseil de la concurrence a annoncé l’ouverture d’une instruction sur d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles affectant le marché de l’approvisionnement en sardine industrielle, repas des ouvriers, des maçons et autres ‘’petits’’ employés. Cette décision s’inscrit dans le cadre des prérogatives du Conseil prévues par la Constitution, la loi n°20-13 et la loi n°104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence.

L’enquête menée par les services compétents a permis de collecter des éléments jugés suffisamment probants pour mettre en cause plusieurs intervenants du secteur. Selon les premières constatations, des pratiques d’ententes auraient été mises en place depuis près de 20 ans, visant à restreindre la concurrence.

Fixation concertée des prix et limitation de la production

Les pratiques dénoncées concernent principalement deux volets : d’une part, la fixation concertée des prix à la première vente de la sardine industrielle, faussant les mécanismes naturels du marché, et d’autre part, la répartition et la limitation concertée de la production. Ces agissements auraient eu pour effet d’empêcher l’entrée de nouveaux acteurs et de réduire la compétitivité du secteur.

Le rapporteur général du Conseil a ainsi notifié des griefs à 15 organisations professionnelles représentant armateurs, industriels de la transformation et mareyeurs. Cette notification ouvre une procédure contradictoire, garantissant les droits de la défense à toutes les parties concernées.

Il n’y a pas de fumée sans feu, mais il est important de souligner que cette notification ne préjuge en rien de la décision finale. Seul le Collège du Conseil de la concurrence, après une instruction contradictoire et une séance de délibération, pourra statuer sur la réalité des faits reprochés.

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