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Classement de Shanghai des universités 2026 : l’Arabie saoudite domine le monde arabe, le Maghreb recule, le Maroc figure deux fois
Le Maroc ne compte deux représentants dans le classement : l’UM6P et l’Université Hassan II de Casablanca, qui figure dans la tranche 901-1000.
Le classement académique mondial des universités de Shanghai 2026 met en évidence de fortes disparités au sein du monde arabe. L’Arabie saoudite place 13 établissements parmi les 1 000 meilleures universités mondiales, contre six pour l’Égypte et deux pour le Maroc, UM6P et l’UHII, tandis que l’Algérie et la Tunisie sont totalement absentes du classement.
Fondé avant tout sur la production scientifique, la recherche académique et le rayonnement international, ce palmarès confirme la montée en puissance des universités saoudiennes et souligne le retard croissant du Maghreb dans la compétition scientifique mondiale.
L’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) figure parmi les établissements qui permettent à l’Arabie saoudite de compter 13 universités dans le Top 1000 mondial.
Publié chaque année par ShanghaiRanking Consultancy, le Classement académique des universités mondiales (ARWU), plus connu sous le nom de classement de Shanghai, sélectionne les 1 000 meilleurs établissements universitaires parmi plus de 2 500 universités évaluées. Le classement accorde une place prépondérante à la production scientifique, à la recherche académique et au rayonnement international des universités.
L’Arabie saoudite en tête
L’Arabie saoudite domine le paysage universitaire arabe dans l’édition 2026, avec 13 établissements figurant parmi les 1 000 meilleures universités du monde.
Parmi les principales universités saoudiennes classées figurent l’Université du roi Saoud, qui arrive en tête des établissements du Royaume, l’Université du roi Abdelaziz, l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) et l’Université du roi Fahd du pétrole et des minerais.
La liste comprend également l’Université du roi Khaled, classée dans la tranche 401-500, l’Université Prince Sattamben Abdelaziz dans la tranche 701-800 et l’Université islamique Imam Mohammed ben Saoud dans la tranche 901-1000.
S’y ajoutent notamment l’Université Princesse Nourah bintAbdulrahman, l’Université de Taïf, l’Université de Qassim, l’Université de Jazan, l’Université Umm Al-Qura et l’Université du roi Fayçal.
Cette présence étendue reflète la montée en puissance du système universitaire saoudien dans le domaine de la recherche scientifique internationale, après plusieurs années d’investissements dans les universités, les infrastructures de recherche et le recrutement de chercheurs.
L’Égypte confirme son avance sur le Maghreb
L’Égypte occupe la deuxième place dans le monde arabe par le nombre d’universités classées, avec six établissements parmi les 1 000 meilleures universités mondiales.
La liste comprend l’Université du Caire, l’Université d’Alexandrie, l’Université Ain Shams, l’Université de Mansoura, l’Université Al-Azhar et l’Université de Zagazig.
L’écart avec le Maghreb apparaît clairement. Le Maroc avancedans le classement en comptant deux représentant dans le classement contre une université dans le précédent classement: l’UM6P et l’Université Hassan II de Casablanca, qui figurentdans la tranche 901-1000.
L’Algérie et la Tunisie, pour leur part, ne placent aucune de leurs universités parmi les 1 000 meilleures au monde.
Cette donnée revêt une importance particulière compte tenu de la taille des systèmes d’enseignement supérieur de ces deux pays ainsi que du nombre d’étudiants et d’universités qu’ils comptent.
Le classement de Shanghai ne mesure toutefois pas prioritairement ces dimensions. Il évalue avant tout la capacité d’une université à produire une recherche scientifique de haut niveau et à obtenir une visibilité et une influence internationales.
Un classement qui mesure avant tout la puissance de la recherche
La méthodologie de Shanghai explique en grande partie ces résultats.
Le classement repose sur six indicateurs principaux. Le premier prend en compte le nombre d’anciens étudiants de l’université ayant obtenu un prix Nobel ou une médaille Fields et représente 10 % de la note finale.
Le deuxième mesure le nombre de membres du corps enseignant ayant obtenu l’une de ces distinctions et compte pour 20 %.
Le classement prend également en considération, à hauteur de 20 %, le nombre de chercheurs parmi les plus cités dans leur domaine, ainsi que, pour 20 % supplémentaires, le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science.
Les publications répertoriées dans les bases de données scientifiques du Web of Science représentent elles aussi 20 % de l’évaluation. Les 10 % restants sont consacrés à la performance académique rapportée au nombre de chercheurs.
Le classement de Shanghai constitue donc avant tout un indicateur de la puissance scientifique et de la capacité de recherche d’une université, et non une évaluation globale de la qualité de l’enseignement supérieur.
Il ne mesure pas directement la qualité de l’enseignement, les conditions d’accueil des étudiants, les perspectives d’insertion professionnelle des diplômés ou encore l’efficacité pédagogique de l’établissement universitaire.
Par conséquent, l’absence d’une université parmi les 1 000 premières ne signifie pas nécessairement que la qualité de son enseignement est faible. Elle signifie plutôt que sa production scientifique, au regard des critères retenus par le classement de Shanghai, n’a pas atteint un niveau de visibilité et d’influence internationales lui permettant d’intégrer la liste.