Meknès célèbre l’héritage Aïssaoua au rythme du soufisme et des musiques du monde

Meknès célèbre l’héritage Aïssaoua au rythme du soufisme et des musiques du monde

Concerts, soirées spirituelles et rencontres patrimoniales mettront à l’honneur les différentes expressions de l’art Aïssaoua, considéré comme une composante essentielle de l’identité culturelle marocaine

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Meknès accueillera, du 22 au 25 juillet, l’édition 2026 du Festival Aïssaoua Modes et Rythmes du Monde. Organisée sous le thème « Le soufisme et l’unité du Royaume : la Commanderie des Croyants, garante spirituelle et constitutionnelle de l’unité nationale et territoriale du Royaume », cette manifestation mettra en lumière la richesse du patrimoine Aïssaoua, tout en affirmant le rôle de la cité ismaïlienne comme haut lieu de la spiritualité, de la culture et du dialogue des civilisations.

Une célébration du patrimoine spirituel marocain

Au fil des années, le Festival Aïssaoua Modes et Rythmes du Monde s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous culturels consacrés au patrimoine immatériel du Maroc. L’édition 2026 ambitionne de renforcer cette vocation en réunissant plus de 55 confréries Aïssaoua, plus de 1.000 moqaddems et maîtres Aïssaoua, ainsi qu’une quinzaine d’artistes marocains et internationaux.

Concerts, soirées spirituelles et rencontres patrimoniales mettront à l’honneur les différentes expressions de l’art Aïssaoua, considéré comme une composante essentielle de l’identité culturelle marocaine. Les prestations valoriseront notamment les traditions du samâa, du dhikr, des maqâms et des rythmes qui façonnent depuis des siècles cette école spirituelle profondément enracinée dans l’histoire du Royaume.

La programmation artistique réunira plusieurs figures de la scène musicale marocaine et arabe, parmi lesquelles Amine Boudchart, Asma Lamnawar, Wael Jassar, Dounia Batma, Zouhair Bahaoui, Marouane Hajji, Zakaria Ghafouli, Ibtissam Tiskat, Salma Chennouani et Aziza Al Meknassia. D’autres artistes et formations, dont Hajar Adnane, Youssef Benhajou, l’Orchestre Al Assala de l’art du Melhoun dirigé par Rachid Lahkim, ainsi que plusieurs ensembles représentatifs du patrimoine musical de Meknès, viendront enrichir cette affiche.

Le festival s’ouvrira également aux traditions soufies étrangères avec la participation d’ensembles tunisiens dédiés à la Hadra et au Malouf, sous la direction du maître Mohamed Ali Jelali, illustrant la volonté des organisateurs de favoriser le dialogue entre les différentes écoles spirituelles du monde musulman.

Dialogue, transmission et développement culturel

Au-delà de sa dimension artistique, cette édition entend affirmer le rôle du soufisme comme vecteur de cohésion sociale, de modération et de dialogue. Dans cette perspective, Meknès accueillera la deuxième édition du Forum international sur le soufisme, qui réunira chercheurs, universitaires, représentants d’institutions, responsables de zaouïas et spécialistes marocains et étrangers autour du thème de l’unité du Royaume.

Les débats porteront notamment sur la contribution du soufisme marocain à la consolidation des constantes nationales, à la diffusion des valeurs de paix et à la préservation du patrimoine spirituel.

Le festival accueillera également, dans le cadre de l’Académie du patrimoine Aïssaoua, un premier forum consacré à l’art et au développement intégré. Cette rencontre explorera les liens entre patrimoine culturel, développement territorial, tourisme, économie créative et accompagnement des jeunes porteurs de projets culturels.

Les organisateurs souhaitent ainsi démontrer que la valorisation des traditions peut également constituer un levier de développement local et de création d’opportunités économiques.

Meknès au cœur d’un patrimoine vivant

La programmation investira plusieurs sites emblématiques de la capitale ismaïlienne afin de faire dialoguer patrimoine architectural et patrimoine immatériel. Les espaces historiques de la ville accueilleront concerts, animations patrimoniales et manifestations culturelles destinées à renforcer l’attractivité touristique et culturelle de Meknès.

Parmi les temps forts figure la réouverture du grand pavillon de Bab Mansour, récemment restauré dans le cadre du projet royal de réhabilitation de l’ancienne médina. Ce monument accueillera une importante exposition nationale consacrée aux liens historiques entre les Sultans et Rois du Maroc, la tradition soufie et les valeurs d’unité qui fondent l’identité du Royaume.

À travers cette édition, les organisateurs entendent préserver et promouvoir l’héritage Aïssaoua, rendre hommage aux maîtres qui en assurent la transmission, soutenir la formation artistique des jeunes générations et consolider le rayonnement de Meknès comme destination de référence pour le tourisme culturel, le patrimoine et la spiritualité.

En associant spectacles, réflexion académique, transmission des savoirs et valorisation des sites historiques, le Festival Aïssaoua Modes et Rythmes du Monde confirme sa vocation de rendez-vous majeur du calendrier culturel national, où se rencontrent mémoire, création artistique et dialogue des cultures au service du patrimoine marocain.

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