chroniques
Le Sahara : De Cinquante Ans d’Épreuve à la Victoire du Droit – L’Histoire au 31 Octobre 2025 - Par Bahia Benkhar Sougrati
L’Histoire retiendra que le Maroc n’a pas gagné par les armes, ni par la ruse, mais par la constance, la sagesse et le développement.
Le 31 octobre 2025 restera comme une date charnière dans l’histoire contemporaine du Maroc et du Maghreb. Ce jour-là, la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies a consacré l’autonomie du Sahara sous souveraineté marocaine comme lz voie politique crédible et durable, mettant fin à un demi-siècle d’incertitudes diplomatiques. De la Marche Verte de 1975 à la reconnaissance internationale de 2025, le Royaume a transformé un conflit, explique Bahia Benkhar Sougrati, en modèle de stabilité et de développement.

Bahia Benkhar Sougrati
Le Sahara n’est pas une terre en litige : c’est une terre en héritage.
Depuis des siècles, elle scelle le pacte silencieux entre le Trône et la Nation, entre la foi et le droit, entre le sable et la souveraineté.
Ce que d’autres ont voulu présenter comme un conflit territorial n’était, en vérité, qu’un combat entre deux visions de l’État : Celle d’un ROYAUME millénaire, enraciné dans la continuité et la légitimité, et celle d’un régime idéologique, né du tumulte des révolutions et prisonnier de ses obsessions.
De la Marche Verte de 1975, miracle d’un peuple marchant à mains nues vers son destin, jusqu’à la décision historique du Conseil de Sécurité de l’ONU du 31 octobre 2025, le Maroc a traversé cinquante années d’épreuves, de patience et de construction, avant d’inscrire dans le marbre du droit ce que l’Histoire et la géographie savaient déjà : le Sahara est marocain.
Non plus seulement d'âme et de mémoire, mais désormais de droit international.
Avant le 31 Octobre 2025 : le Temps du Blocage
Durant des décennies, la question du Sahara fut prise dans les sables mouvants des idéologies et des influences de la Guerre froide.
Les Plans Baker, les tentatives de référendum, les médiations successives : toutes ont échoué face à l’irréalisme des formules et à la duplicité des acteurs.
L’Algérie, prisonnière de sa doctrine, a voulu éterniser le conflit pour figer le Maroc dans le doute.
Mais le Royaume, fidèle à sa Monarchie et à son génie stratégique, a transformé l’attente en travail, et le temps en œuvre.
Sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le dossier n’a jamais quitté le regard du Souverain. Visionnaire et pragmatique, il en a fait une affaire de développement avant d’en faire une affaire de diplomatie.
Les ports de Dakhla et de Laâyoune, les routes, les universités, les projets énergétiques : tout fut conçu comme la réponse du fait à la parole.
Le Maroc a démontré sa souveraineté par l’investissement, son droit par le développement, et sa foi par la constance.
Le 31 Octobre 2025 : La Résolution 2797, le Tournant de l’Histoire
Le 31 octobre 2025, le Conseil de Sécurité adopte, sans aucune opposition, la Résolution 2797 sur la question du Sahara.
Ce texte n’est pas un simple renouvellement technique du mandat de la MINURSO : c’est une clarification historique, une reconfiguration du cadre onusien, et la validation officielle du paradigme marocain, ainsi qu’un changement du rôle de la présence de la MINURSO, désormais outil logistique et technique pour la commission onusienne et pour observer le passage pacifique à l’exécution du plan d’autonomie durant l’année à venir.
La Résolution 2797 a fixé six points cardinaux qui redéfinissent, pour la première fois depuis 1975, la géographie politique du dossier :
- La base de négociation : l’autonomie sous souveraineté marocaine, comme unique fondement réaliste et crédible.
- Le résultat attendu : une autonomie régionale dans le cadre de la souveraineté pleine et entière du Royaume du Maroc.
- Les parties prenantes : le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, réaffirmant ainsi la coresponsabilité régionale et la fin du déni algérien.
- Le cadre de négociation : le parapluie onusien, avec une médiation intégrée à une dynamique de Pax Americana, signe d’un nouvel équilibre géostratégique mondial.
- Le délai d’exécution : une année pour établir les mécanismes de mise en œuvre et ouvrir le chantier de l’autonomie effective.
- Le mécanisme de suivi : un contrôle constant du Secrétaire général et du Conseil de Sécurité sur l’avancement des discussions et des réalisations.
Ainsi, la Résolution 2797 ne laisse plus place à l’ambiguïté.
Elle marque la fin des illusions référendaires, la fin du flou diplomatique, et le triomphe du réalisme marocain.
C’est une ligne d’horizon claire tracée par la communauté internationale, une consécration du travail diplomatique mené depuis plus deux décennies sous la conduite directe du Roi.
Le Peuple : La Flamme Inextinguible de l'Unité Nationale
La force du Maroc réside dans son peuple. Ce dossier, loin d'être l'affaire exclusive de la diplomatie officielle, a toujours été le cœur battant de la Nation.
Dès la Marche Verte, où des dizaines de milliers de citoyens ont répondu à l'appel de 1975 avec une spontanéité et une conviction totales, le peuple a scellé son engagement. Des simples citoyens aux artistes, des partis politiques aux activistes, tous ont œuvré sous le même diapason.
L'esprit de la Fête de la marche verte (La Massira), célébré avec ferveur au Maroc et à l'étranger, n'a jamais faibli !
Cette constante et cette unité populaire ont constitué l'armature morale invisible du Royaume, garantissant au Monarque une marge de manœuvre et une légitimité inébranlables sur la scène mondiale.
Le 31 octobre, la joie spontanée et massive qui a submergé les rues, de l’extrême Sud à l’extrême Nord, de l’Est à l’Ouest, fut la preuve éclatante que le peuple marocain était, depuis toujours, l'acteur principal et le garant de cette affirmation du droit.
Après le 31 Octobre 2025 : Le Temps du Droit et de la Dignité
Depuis ce jour, le dossier du Sahara n’est plus un sujet de débat, mais un modèle de solution.
Le Maroc a fait entrer la diplomatie africaine dans une ère de maturité : celle où la souveraineté se prouve par le développement et la stabilité.
La reconnaissance unanime du Conseil de Sécurité a consacré le Maroc comme acteur de paix, puissance d’équilibre et force de construction.
Sous la direction de Sa Majesté Mohammed VI, le Royaume poursuit le travail : non plus pour convaincre, mais pour bâtir.
Bâtir l’autonomie dans la réalité des institutions, dans l’économie, dans la dignité des citoyens du Sud.
Bâtir aussi le lien maghrébin, dans l’espoir qu’un jour, l’Algérie choisisse enfin la raison du destin commun.
La Main Tendue : Force et Sagesse Royale
Le Maroc ne voit pas dans cette reconnaissance une victoire humiliante. C’est l’idée noble et sage, explicitement confirmée dans le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ce 31 octobre, dont l'esprit a été réaffirmé par le ministre des Affaires Étrangères, Nasser Bourita, lors de sa pertinente sortie médiatique hier.
Cette reconnaissance est le DROIT récupéré et la solution concrète de développement régional et continental.
Depuis ses premiers discours royaux, Sa Majesté a toujours affirmé que la vision marocaine pour le Sahara, le Maghreb et l’Afrique repose sur la coopération, le progrès et le respect mutuel, jamais sur l’optique du vainqueur et du perdant.
La main tendue du Maroc n’est donc pas un geste de faiblesse, mais l’expression d’une souveraineté humaniste et proactive, invitant chacun à participer à la construction d’un avenir partagé et stable.
Le Royaume de la Patience et de la Preuve
L’Histoire retiendra que le Maroc n’a pas gagné par les armes, ni par la ruse, mais par la constance, la sagesse et le développement.
Le 31 octobre 2025 restera gravé comme le jour où la communauté internationale a reconnu, sans détour, que la paix n’est pas un rêve, mais une œuvre de souveraineté accomplie.
Et si le Maroc était un corps au cœur éternel, le Sahara en serait l’âme qui l’anime: Une âme qui ne l’a jamais quittée, désormais reconnue, honorée et libérée par le droit.