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Pour complaire au régime algérien, l’islamiste Makri déverse son venin sur le Maroc
Abderrazak Makri, ancien président du parti algérien Hamas (Mouvement de la société pour la paix), issu du courant des frères musulmans avec son président Abdelmadjid Tebboune
Sous couvert de défendre la cause palestinienne, le frère musulman algérien Abderrazak Mokri, en mal de reconnaissance politique, s’est livré à une attaque frontale contre les constantes nationales marocaines. Dans une publication incendiaire sur Facebook, i utilisant la question la cause palestinienne comme marche pied, il tente de semer la discorde et de remettre en cause la monarchie marocaine, tout en relayant docilement les thèses séparatistes du régime algérien. Dans sa réplique, l’ancien ambassadeur du Maroc en Algérie, Hassan Abdelkhalek, dénonce une manœuvre grossière qui révèle davantage les calculs politiciens de son auteur que la moindre sincérité envers la Palestine.

Abderrazak Mokri, ancien président du parti algérien Hamas (Mouvement de la société pour la paix), issu du courant des frères musulmans, a échoué à revenir sur le devant de la scène en s’immisçant dans l’espace marocain à travers un message publié sur Facebook il y a une dizaine de jours, intitulé « Message à nos chers frères du Maroc ». Dans ce texte, il s’est ingéré, au nom du soutien à la cause palestinienne, dans les affaires intérieures du Royaume, appelant à la discorde et à la déstabilisation du pays, en exhortant les Marocains à s’opposer à la normalisation des relations avec Israël et à combattre ce qu’il qualifie de « trahison suprême que votre régime commet en sacrifiant ce que vous avez de plus cher ».
Calomnie contre les constantes nationales
Mokri a essuyé un large rejet pour cet appel à la sédition, dans lequel il a travesti les constantes nationales du Maroc en exhortant également les Marocains à « se méfier des magiciens de la politique, qui justifient la soumission aux dirigeants sous prétexte de préserver l’identité islamique marocaine que représenterait, selon eux, la Commanderie des Croyants, ou l’unité du Maroc que garantirait la monarchie, selon leur illusion ».
Faisant également référence aux relations entre l’Algérie et le Maroc, Mokri a adressé aux Marocains cette déclaration : « Ô peuple du Maroc frère, nous réglerons nos différends tôt ou tard, et l’unité maghrébine se réalisera tôt ou tard. »
En réalité, cet individu a démontré par sa publication son ignorance profonde du Maroc, de son peuple, de son régime et de sa terre. Son instrumentalisation de la cause palestinienne comme prétexte pour semer la discorde au Maroc n’est qu’un gage de piètre allégeance pour s’attirer les faveurs du régime algérien, engagé depuis plus de cinq décennies dans une guerre contre l’unité territoriale et les institutions du Royaume.
La Commanderie des Croyants : rempart de la société
Mokri ignore que le peuple marocain est attaché, depuis plus de douze siècles, à l’institution de la Commanderie des Croyants, sous laquelle il vit, de l’État des Idrissides jusqu’à celui des Alaouites, dans la sécurité et la stabilité. Cette institution constitue un véritable ferment de la cohésion sociale, l’unité nationale et la prévention de toutes les formes d’extrémisme. Protégeant également le pays des menaces extérieures, la Commanderie des Croyants demeure l’une des expressions de l’exception marocaine, alliant dimensions spirituelle et temporelle de la sécurité nationale.
Mokri ignore aussi la nature du lien unissant les Marocains à leur monarchie, à laquelle ils demeurent attachés, dans la défense de l’indépendance, de l’unité et du progrès de leur pays. Il lui suffirait pourtant de se pencher sur la présentation du Manifeste de l’Indépendance le 11 janvier 1944 pour constater qu’elle s’est faite en concertation entre le mouvement nationaliste et feu Sa Majesté le Roi Mohammed V. Il comprendrait alors et aussi que la Révolution du Roi et du Peuple du 20 août 1953, est une autre expression de cette osmose qui a changé le cours de l’histoire du Maroc, par une lutte armée contre l’occupant français après l’exil du Roi Mohammed V en Corse en 1953, puis à Madagascar en janvier 1954. N’abdiquant rien de sa souveraineté, le peuple marocain a poursuivi sa résistance jusqu’au retour triomphal de son Roi et l’avènement de l’indépendance.
Une monarchie renouvelée, patriote et citoyenne
Les Marocains rejettent les tentatives de Mokri ou d’autres de s’en prendre à leur monarchie, qui est l’un de leurs fondements nationaux. Ils considèrent la monarchie comme un pilier de la stabilité et de la réforme, une monarchie renouvelée, patriote et citoyenne, fondée sur une forte cohésion et une allégeance réciproque entre le Trône et le peuple. La monarchie marocaine œuvre à ancrer les valeurs nationales qui unissent la société marocaine, à se rapprocher des citoyens, à porter leurs préoccupations et aspirations, et à y répondre à travers la consolidation du choix démocratique et du développement.
Le dirigeant islamiste a instrumentalisé la cause palestinienne pour déverser son venin contre le Maroc. Pourtant, notre pays n’a de leçons à recevoir ni de lui ni de quiconque quant à sa position sur cette cause et à son soutien indéfectible au droit inaliénable du peuple palestinien frère à obtenir ses droits nationaux légitimes, au premier rang desquels figure le droit d’établir un État indépendant avec pour capitale Al-Qods Al-Charif.
Le Maroc sert la cause palestinienne, il ne l'instrumentalise pas
Sur ce point, il est manifeste que notre pays, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, sert véritablement la cause palestinienne et ne l'instrumentalise pas, contrairement à certains régimes qui s’en servent pour tenter de renforcer leur légitimité vacillante. Le Souverain poursuit, en tant que Président du Comité Al-Qods, ses efforts pour préserver l’identité historique de cette ville sainte et protéger son caractère islamique ainsi que la sacralité de la mosquée Al-Aqsa.
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, émanant de ce comité et agissant sous l’orientation de Sa Majesté le Roi, continue d'œuvrer pour préserver l’identité de la ville de Jérusalem, son caractère religieux, culturel et civilisationnel, en finançant des projets et programmes qui soutiennent et renforcent la présence arabo-islamique dans la ville.
Sa Majesté a toujours affirmé que le Maroc place la cause palestinienne au même rang que celle du Sahara marocain et que l’action du Royaume en faveur de l’intégrité territoriale du Sahara ne se fera jamais au détriment de la lutte légitime du peuple palestinien pour l’obtention de ses droits. Le Maroc continuera à s’engager de manière constructive en faveur de l’instauration d’une paix juste et durable au Moyen-Orient.
Mokri, en rédigeant son appel à la sédition, aurait dû se rappeler les témoignages de reconnaissance des Palestiniens eux-mêmes à l’égard du soutien apporté par le Maroc à leur cause.
Soutien au séparatisme et tentative de fragmentation du territoire marocain
Dans sa publication, Mokri a également proféré des contrevérités en prétendant que l’unité maghrébine serait réalisée tôt ou tard — alors qu’il a lui-même, pendant qu’il présidait le Hamas algérien, œuvré à la saboter et la compromettre, en se rangeant du côté du régime algérien dans son soutien au séparatisme et à la tentative de morcellement du territoire marocain.
Il n’a jamais raté une occasion d’exprimer son soutien à la pseudo-« république » du Polisario, allant jusqu’à affirmer qu’elle menait « une lutte légitime contre l’occupation marocaine ». À de nombreuses reprises, il a affirmé que cette cause représentait un processus de « décolonisation », et s’est même vanté des relations étroites qu’entretient son parti avec les séparatistes du Polisario, qu’il soutient activement.
Il est utile de rappeler à Mokri qu’il a toujours épousé la thèse du régime algérien sur la question du Sahara marocain, la considérant comme non négociable avec les forces politiques marocaines. En novembre 2018, il avait tenté de dissuader un parti marocain d’envoyer une délégation en Algérie pour rencontrer des partis algériens afin de discuter de moyens d’améliorer les relations bilatérales. Pour ce faire, il avait brandi l’argument fallacieux du prétendu « droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».
Cela intervenait peu après que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans son discours commémorant le 43ᵉ anniversaire de la Marche Verte, eut exprimé la disposition du Maroc à engager un dialogue direct et franc avec l’Algérie, afin de dépasser les différends conjoncturels et structurels qui entravent le développement des relations entre les deux pays. Le Souverain avait alors proposé la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation, dont les modalités et le niveau de représentation devaient être définis d’un commun accord.
Sa Majesté avait également réaffirmé à cette occasion que le Maroc était ouvert aux propositions et initiatives que l’Algérie pourrait formuler pour dépasser l’état de blocage que connaissent les relations bilatérales. Il avait précisé que ce mécanisme aurait pour mission d’examiner, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, l’ensemble des questions en suspens, sur la base d’une approche ouverte et sans conditions préalables.
Une fois pour toutes, Mokri devrait comprendre qu’il s’est, dans sa publication, trompé de cible. Le Maroc, fort de la solidité de ses institutions et de ses constantes nationales, est bien au-dessus des calomnies qu’il a proférées, qui resteront sans effet face à la cohésion et à la détermination du Royaume.