Les compagnies de prospection du pétrole et du gaz créent le rêve et l'attente

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Les compagnies de prospection et de production du gaz et du p?trole, surtout les compagnies ind?pendantes, multiplient les annonces. Leurs communiqu?s successifs, relay?s par la presse qui en intensifie l??cho, ne passent pas sans cr?er le r?ve. Celui de se lib?rer de la d?pendance ?nerg?tique co?teuse et frustrante, voire de se transformer en pays exportateur du p?trole ou du gaz. Ce r?ve cr?e une attente. Les autorit?s marocaines comp?tentes ont r?agi? aux annonces de ces compagnies avec prudence, en mettant en garde? certaine presse contre l?enthousiasme infond?. Le cas de Talsint est toujours pr?sente dans les m?moires.

Si la vigilance est exig?e, pour ?viter que notre label ne soit utilis? pour lever des fonds sur le march? financier de fa?on frauduleuse, il ne faut pas rester otage d'une exp?rience pass?e ou r?agir de mani?re disproportionn?e ? un monde qui change. Le contexte international a chang? et est devenu favorable ? la prospection p?troli?re et gazi?re plus qu'avant. Notre pays sous prospect? auparavant est susceptible de mobiliser les majors et les compagnies ind?pendantes. Nous avons 9000 Km ? prospecter selon l'ONHYM. Les permis octroy?s aux soci?t?s ?trang?res couvrent aujourd'hui une grande partie de cette surface, mais les forages, m?me s'ils ont ?volu? durant les deux derni?res ann?es, ne suivent pas ? une cadence qui satisfasse les attentes du Maroc. L'investissement international dans la prospection p?troli?re demeure limit?e, m?me si la loi marocaine sur les hydrocarbures est des plus g?n?reuses au monde. Les voisins alg?riens font tout pour qu'il n'?volue pas au rythme voulu.

Le gouvernement ne soutient pas financi?rement l'ONHYM pour se lancer lui aussi dans la prospection autonome, ce qui l'a transform? en simple interface gouvernementale, traditionnelle et passive, avec les compagnies ?trang?res. Les priv?s marocains, cens?s ?tre conscients de l'enjeu de la s?curit? ?nerg?tique du pays, ne se montrent pas fervents pour l?investissement dans la prospection gazi?re et p?troli?re? et n'expriment pas une volont? de se porter partenaires des compagnies ?trang?res, malgr? les avantages offerts par la loi sur les hydrocarbures. Le manque d'exp?rience dans le domaine et d'autres calculs r?sident derri?re cette flexion, incompr?hensible d'un point de vue ?conomique et national.

Les Marocains ont suivi avec attention, en ce moment d'augmentation des prix des carburants et de l'?lectricit?, les annonces faites r?cemment par deux compagnies ?trang?res, Langreach et Circle Oil. Les deux compagnies ont affirm? avoir rencontr? au cours de forages de puits onshore des indicateurs de l'existence de r?serves de gaz? ? Sid Al Mokhtar et au Gharb. La compagnie Goolfsands petrolium, elle aussi, vient d'annoncer la reprise de son activit? de prospection au Gharb? en forant un nouveau puits ? une profondeur de 1180 m?tres. L'emplacement du puits LTU-1 (Lalla Yatou)? a ?t? s?lectionn?, selon la compagnie, sur la base de l'interpr?tation des donn?es de l'enqu?te sismique Gharb 3D acquises par la compagnie? en 2013. La compagnie s'attend ? ce que les op?rations de forage de LTU-1 seront achev?es dans les 28 jours.

Auparavant Langreach avait annonc? qu'elle porte dor?navant les couleurs marocains en devenant Maroc O?l et qu'elle s'inscrit, d?ores et d?j?, dans la perspective de devenir le principal acteur dans le domaine de la production des hydrocarbures.? On attend toujours les donn?es sur les forages programm?s en offshore, jug?s plus prometteuses, surtout au sud de Casablanca et dans le golfe d'Agadir o? des majors, comme BP et Chevron, ont des permis. Tout cela ne passe pas sans alimenter le r?ve et ?galement de cr?er la crainte du syndrome hollandais.

Nos voisins qui surveillent les sites de prospection avec beaucoup d'attention se montrent nerveux. Leur mobilisation des pions, qui confirment chaque jour qu'ils sont un prolongement des services alg?riens, autour de la richesse sont des signes d'une nervosit? exacerb? ? cause de la peur de voir les cartes ?nerg?tiques en Afrique du Nord subir des changements majeurs, sachant que le pouvoir alg?rien a surexploit? les ressources ?nerg?tiques du pays et a dilapid?? plus de 600 MM$ de revenus g?n?r?s par cette exploitation dans l'achat des armes et la corruption.