Le chef de l'ONU réitère son appel pour un plan de sauvetage équivalent à 10% de l'économie mondiale

5437685854_d630fceaff_b-

101
Partager :

Nations-Unies – Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réitéré, mercredi, son appel pour un plan de sauvetage équivalent à au moins 10% de l'économie mondiale afin de faire face à la récession engendrée par la pandémie du Covid-19.

"La pandémie de Covid-19 et la récession mondiale qu'elle a déclenchée causent (…) d'immenses souffrances humaines dans le monde. Si nous n'agissons pas maintenant, nous courrons le risque de faire face à des années de croissance économique en berne et perturbée", a averti M. Guterres à l’occasion de l’ouverture d’une série de tables rondes virtuelles sur le thème : "Faire renaître l'économie mondiale pour réaliser le développement durable", réunissant une pléiade d’économistes femmes de renommée mondiale.

Le chef de l’ONU a fait remarquer que ceux qui souffrent le plus seront les moins équipés pour faire face à cette situation. "L'extrême pauvreté et la faim devraient augmenter considérablement, les systèmes de santé de nombreux pays sont déjà au point de rupture, et une génération d'enfants manque de scolarité", a-t-il déploré.

"La pandémie menace non seulement de suspendre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, mais d'inverser les progrès déjà réalisés", s’est inquiété le Secrétaire général. "C'est pourquoi depuis le début de la crise, je réclame un plan de sauvetage représentant au moins 10% de l'économie mondiale".

Pour M. Guterres, il est intéressant de voir que les pays développés financent leurs plans de sauvetage "essentiellement avec leurs propres ressources ou impriment de l'argent lorsque leurs devises peuvent être acceptées en toutes circonstances" comme c’est le cas des Etats-Unis. Mais le problème est de s'assurer que les pays en développement auront les ressources ou l’accès à ces ressources pour être en mesure d'avoir des plans similaires pour sauver leurs économies, a-t-il noté.

"Nous avons besoin de solutions concrètes, radicales et réalisables. Et j'espère que cette série de tables rondes fera une énorme différence, stimulant de nouvelles idées et un débat totalement différent par rapport aux classiques que nous avons connus récemment", a-t-il dit.