À Essaouira, la musique pour sceller le dialogue des trois monothéismes

À Essaouira, la musique pour sceller le dialogue des trois monothéismes

La manifestation s’est poursuivie à la Zaouïa Kadiria avec une veillée de madih et d’invocations, offrant une immersion dans la tradition soufie marocaine

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La quatrième édition du Festival international “L’Âme des Cultures” a offert à Essaouira une soirée musicale consacrée au rapprochement entre judaïsme, christianisme et islam. Portée par des artistes venus de plusieurs pays et traditions, la rencontre a confirmé la vocation de la cité à faire de l’art un langage de coexistence et de fraternité.

Une scène transformée en espace de rencontre

Organisée sous le signe du vivre-ensemble, la soirée s’est déroulée en présence notamment du conseiller royal André Azoulay et de nombreuses personnalités culturelles et diplomatiques. La scène a réuni les mezzo-sopranos Claire Franco et Tracey Scher aux côtés des artistes marocaines Samia El Antari, Souhaila Sahraoui et Houdaya. Leur prestation a mêlé contemplation et spiritualité dans une atmosphère recueillie.

Le concert a également accueilli les chanteurs de l’Orchestre andalou d’Ashdod et le Grand Chœur de la Cité des Alizés, accompagnés de Mohammed Saïd Akhdim et Soufiane Bengada. L’ensemble musical, dirigé artistiquement par Anas Belhachmi et orchestré par Hicham Dinar, a fait dialoguer chants soufis, traditions judéo-marocaines et répertoires chrétiens, illustrant la capacité de la musique à unir des héritages distincts.

Essaouira, laboratoire du vivre-ensemble

Pour André Azoulay, cette rencontre dépasse le cadre du concert et incarne une alchimie où les spiritualités se rejoignent. La coexistence des répertoires souligne la singularité d’Essaouira comme espace de fraternité culturelle.

Le cheikh Abdellatif Elmir a rappelé que le festival rassemble croyants et chercheurs autour d’une foi monothéiste commune à travers conférences, dikr et samaâ. Moshé Bar-Sheshet a, de son côté, salué l’accueil réservé à l’orchestre et l’harmonie spontanée avec les artistes musulmans et chrétiens.

Une prolongation spirituelle nocturne

La manifestation s’est poursuivie à la Zaouïa Kadiria avec une veillée de madih et d’invocations, offrant une immersion dans la tradition soufie marocaine. Coorganisé par plusieurs institutions marocaines et méditerranéennes, le festival se poursuit avec rencontres et tables rondes consacrées au dialogue interculturel.

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