Agenda Culturel : École coranique à Taroudant, Trésors du Maroc à Abidjan, Assilah clôt la session printanière, Cinéma thématique à Sousse

Agenda Culturel : École coranique à Taroudant, Trésors du Maroc à Abidjan, Assilah clôt la session printanière, Cinéma thématique à Sousse

La ville de Taroudant s’apprête à accueillir, du 14 au 21 avril, la 11e édition du Moussem annuel des écoles traditionnelles, un rendez-vous désormais bien établi dans le paysage religieux et éducatif

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Taroudant, Abidjan, Assilah et Sousse, l’actualité culturelle. Du Moussem des écoles traditionnelles à la valorisation de l’artisanat au MASA, en passant par la création artistique à Assilah et la réflexion sur les festivals de cinéma constituent les évènements culturels de l’agenda culturel.

Transmission spirituelle à Taroudant

La ville de Taroudant s’apprête à accueillir, du 14 au 21 avril, la 11e édition du Moussem annuel des écoles traditionnelles, un rendez-vous désormais bien établi dans le paysage religieux et éducatif marocain. Organisé par la Fondation Souss des écoles traditionnelles, cet événement se tient sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, en partenariat avec le ministère des Habous et des Affaires islamiques, le Conseil supérieur des Oulémas et les autorités provinciales.

Placée sous le thème « La Sîrah Nabawiya, un guide et une méthodologie », cette édition s’inscrit dans une volonté de revisiter la biographie du Prophète Sidna Mohammed comme source d’inspiration pour les pratiques religieuses et éducatives contemporaines. Ce choix thématique fait écho à l’attention constante accordée par le Souverain à la valorisation de la Sîrah, notamment à travers ses orientations adressées au Conseil supérieur des Oulémas.

Le programme prévoit une série de conférences animées par des érudits et spécialistes, des veillées religieuses et coraniques, ainsi que des visites de plusieurs écoles traditionnelles de la région Souss-Massa. Au-delà de la dimension spirituelle, ce moussem constitue un espace de transmission et de consolidation des savoirs traditionnels, dans un contexte où ces institutions jouent un rôle essentiel dans la préservation de l’identité religieuse marocaine.

À Abidjan, le Maroc expose ses trésors

À plusieurs milliers de kilomètres, sur la scène culturelle africaine à Abidjan, l’exposition « Trésors du Maroc » a été inaugurée dans le cadre de la 14e édition du Marché des Arts du Spectacle Africain, confirmant le rôle du Royaume comme acteur majeur du dialogue culturel continental.

Installé au cœur du Palais de la Culture, le « Stand Maroc » propose une immersion dans la richesse et la diversité du patrimoine marocain. Conçue comme une vitrine vivante, l’exposition met en avant des savoir-faire ancestraux, transmis de génération en génération et constamment réinventés.

Les visiteurs peuvent y découvrir le caftan marocain, symbole d’élégance et de raffinement, à travers une collection signée par la styliste Kaoutar Youssefi. Chaque pièce illustre un travail minutieux mêlant broderies en fils de soie ou d’or, perles et ornements réalisés à la main.

L’exposition accorde également une place de choix au zellige, à la calligraphie et à la maroquinerie du Sahara, autant de disciplines qui témoignent de la profondeur historique et de la créativité des artisans marocains. La gastronomie, autre pilier de l’identité culturelle, est également mise à l’honneur, offrant un aperçu de la diversité culinaire du Royaume.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la visibilité du Maroc à l’international, d’autant plus que le pays est invité d’honneur de cette édition du MASA. La présence de troupes musicales comme le groupe Gnaoua du Maâlem Hassan Boussou, Ribab Fusion ou encore la Taifa Aissaouia vient compléter cette offre artistique, dans un événement qui fait d’Abidjan une scène ouverte aux expressions culturelles du monde.

Assilah, laboratoire artistique à ciel ouvert

Sur la façade atlantique, la ville d’Assilah poursuit son engagement en faveur de la création contemporaine. La session printanière du 47e Moussem culturel international s’est achevée avec la présentation d’une riche collection d’œuvres réalisées par des artistes venus de plusieurs pays.

Durant deux semaines, seize artistes du Maroc, de Bahreïn, de Syrie, d’Espagne, d’Italie, de Suède et du Royaume-Uni ont participé à une résidence artistique au Palais de la culture. Gravure, lithographie et peinture ont constitué les principaux axes de travail, dans une dynamique d’échange et de partage des techniques.

Cette session a permis de créer un véritable espace de dialogue entre différentes sensibilités artistiques, contribuant à l’enrichissement des pratiques et à la diffusion de nouvelles approches créatives. Les œuvres produites seront exposées lors de la prochaine édition du Moussem, renforçant ainsi l’inscription de ces créations dans la durée.

Parallèlement, des initiatives destinées aux jeunes publics ont été mises en place, notamment à travers des ateliers pour enfants consacrés aux arts plastiques et à l’écriture. Une manière de préparer la relève artistique et de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance de la création.

Le Moussem d’Assilah, organisé depuis plus de quatre décennies, s’impose ainsi comme un acteur central du rayonnement culturel du Maroc, en favorisant les échanges internationaux et en soutenant la production artistique.

Le cinéma thématique, une tendance en plein essor

Enfin, du côté de Sousse, en Tunisie, le réalisateur marocain Abdelilah El Jaouhari a mis en lumière le succès croissant des festivals de cinéma thématiques. Selon lui, ces manifestations, centrées sur des sujets précis ou des zones géographiques définies, bénéficient d’une meilleure visibilité grâce à une programmation cohérente et ciblée.

Intervenant en marge du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse, dont il était membre du jury, le cinéaste a souligné que cette approche permet d’éviter la dispersion et de créer une identité forte pour chaque événement. Il cite notamment le Festival international du cinéma africain de Khouribga, qui a su associer durablement son image au cinéma du continent.

Le festival de Sousse, relancé après une période d’interruption, a connu une forte affluence et proposé des œuvres de qualité. Parmi les films primés, « Irkalla : le Rêve de Gilgamesh » du réalisateur irakien Mohamed Jabarah Al-Daradji s’est distingué par son traitement sensible du thème de la guerre à travers le regard des enfants.

Au-delà des distinctions, ces festivals participent à la structuration des industries culturelles et à la circulation des œuvres, tout en favorisant les échanges entre professionnels de différents horizons.

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