CAN U17 Maroc 2026 : les Lionceaux de l’Atlas pour défendre le titre et confirmer une dynamique

CAN U17 Maroc 2026 : les Lionceaux de l’Atlas pour défendre le titre et confirmer une dynamique

La sélection marocaine devra rapidement entrer dans la compétition avec des affiches à forte intensité. Le match d’ouverture face à la Tunisie, prévu au Stade Moulay El Hassan de Rabat, donnera immédiatement le ton d’une phase de groupes relevée

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Le Maroc accueille du 13 mai au 2 juin la Coupe d’Afrique des Nations U17 pour la deuxième année consécutive. Seize sélections réparties en quatre groupes participeront à cette édition qualificative pour la prochaine Coupe du Monde U17 au Qatar. Tenant du titre, le Maroc évoluera dans le groupe A avec la Tunisie, l’Égypte et l’Éthiopie. Organisée principalement au Stade Moulay El Hassan et au Complexe Mohammed VI de football, la compétition réunira plusieurs des principales académies et sélections de jeunes du continent dans un contexte marqué par les ambitions sportives, les enjeux de formation et la visibilité croissante du football africain.

Le Maroc face au défi du doublé continental

La Coupe d’Afrique des Nations U17 revient au Maroc dans un contexte particulier pour le football national. Après avoir remporté la précédente édition, les Lionceaux de l’Atlas abordent ce tournoi avec un nouveau statut, celui d’équipe attendue et observée. Cette compétition représente autant une occasion de défendre un titre continental qu’un test pour la continuité du travail engagé dans la formation des jeunes joueurs marocains.

Placée dans le groupe A, la sélection marocaine devra rapidement entrer dans la compétition avec des affiches à forte intensité. Le match d’ouverture face à la Tunisie, prévu au Stade Moulay El Hassan de Rabat, donnera immédiatement le ton d’une phase de groupes relevée. Les confrontations contre l’Égypte et la Tunisie rappellent l’importance des rivalités nord-africaines dans les compétitions continentales, y compris dans les catégories de jeunes.

Le sélectionneur Tiago Lima Pereira a affiché clairement les ambitions du groupe. Dans une déclaration publiée par la Fédération Royale Marocaine de Football, il a insisté sur la volonté de conserver le titre remporté l’année précédente. L’entraîneur a également souligné la nécessité de bien débuter la compétition et d’aborder chaque rencontre avec sérieux.

Au-delà du résultat final, le technicien portugais met aussi l’accent sur la progression individuelle et collective des joueurs. Il estime que l’objectif est également de permettre aux jeunes internationaux de mieux comprendre le jeu, de gagner en confiance et de poursuivre leur développement technique et tactique.

Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large de structuration du football marocain. Depuis plusieurs années, le Royaume multiplie les investissements dans les infrastructures sportives, les centres de formation et l’encadrement des jeunes catégories. Les résultats enregistrés par les sélections nationales, masculines et féminines, illustrent progressivement les effets de cette politique.

Le parcours historique de l’équipe nationale A lors du Mondial 2022 a contribué à renforcer les attentes autour des différentes catégories de jeunes. Dans ce contexte, cette CAN U17 apparaît comme un nouveau laboratoire du football marocain en construction.

Une compétition devenue vitrine des talents africains

Au fil des éditions, la CAN U17 s’est imposée comme l’une des principales vitrines du football africain émergent. Historiquement, plusieurs grandes figures du football continental ont été révélées lors de cette compétition avant d’intégrer les grands championnats européens et les sélections nationales seniors.

Cette édition 2026 réunira seize équipes réparties en quatre groupes particulièrement équilibrés. Outre le groupe du Maroc, la compétition promet plusieurs confrontations importantes dès la phase de groupes.

Le groupe B opposera la Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Ouganda et la RD Congo dans une poule très ouverte où plusieurs écoles de formation reconnues du continent tenteront de s’imposer. La Côte d’Ivoire et le Cameroun restent des références historiques du football africain des jeunes, tandis que la RD Congo espère confirmer sa progression récente.

Dans le groupe C, le Mali partira avec le statut de favori. La sélection malienne demeure l’une des grandes références africaines dans les catégories de jeunes grâce à une tradition de formation solidement installée depuis plusieurs décennies. Elle devra néanmoins composer avec l’Angola, la Tanzanie et le Mozambique, trois équipes capables de créer des surprises.

Le groupe D apparaît comme l’un des plus relevés de cette édition. Le Sénégal, champion d’Afrique chez les seniors et désormais très compétitif chez les jeunes, y retrouvera l’Afrique du Sud, l’Algérie et le Ghana. Ces quatre nations disposent d’une forte culture footballistique et de centres de formation structurés.

Au-delà des résultats sportifs, la compétition constitue aussi un espace d’observation privilégié pour les recruteurs internationaux. Les clubs européens, du Golfe et de certains championnats asiatiques suivent de près les compétitions africaines de jeunes afin d’identifier de nouveaux profils.

Pour plusieurs joueurs, cette CAN représente ainsi une occasion de se faire connaître sur la scène internationale. L’enjeu sportif se double d’une perspective de carrière pour des jeunes footballeurs qui espèrent franchir un nouveau palier.

Le Maroc mise sur son savoir-faire organisationnel

L’organisation de cette CAN U17 constitue également un enjeu important pour le Maroc sur le plan institutionnel et sportif. En accueillant pour la deuxième année consécutive cette compétition continentale, le Royaume poursuit sa stratégie de positionnement comme plateforme africaine et internationale du football.

Les rencontres se dérouleront principalement au Stade Moulay El Hassan ainsi qu’au Complexe Mohammed VI de football, devenu en quelques années une infrastructure de référence sur le continent africain. Ce centre accueille régulièrement des sélections africaines, des stages de préparation et des compétitions internationales.

Le calendrier prévoit une phase de groupes dense avant les quarts de finale programmés le 24 mai. Les demi-finales se joueront le 28 mai au Stade Moulay El Hassan, tandis que la finale est prévue le 2 juin dans la même enceinte.

Le choix du Complexe Mohammed VI confirme l’importance prise par cette infrastructure dans la politique sportive marocaine. Doté de terrains modernes, d’espaces de récupération et d’équipements technologiques avancés, le complexe est devenu un outil central du développement du football national.

Cette CAN U17 intervient aussi dans un contexte marqué par la multiplication des événements sportifs organisés au Maroc. Ces dernières années, le Royaume a accueilli plusieurs compétitions continentales et internationales dans différentes disciplines sportives.

À quelques années des grandes échéances internationales, notamment la Coupe du Monde 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, chaque compétition constitue également un test grandeur nature en matière d’organisation, de logistique et de gestion des événements sportifs.

La capacité à accueillir des équipes, des officiels, des médias et des supporters dans de bonnes conditions fait désormais partie des priorités du Royaume dans sa stratégie sportive internationale.

Le football africain entre renouvellement et montée en puissance

Cette CAN U17 reflète plus largement les transformations en cours dans le football africain. Les fédérations investissent de plus en plus dans les catégories de jeunes, conscientes que la compétitivité internationale se construit désormais très tôt.

Plusieurs pays africains développent des académies de formation, renforcent leurs championnats locaux et multiplient les partenariats avec des clubs étrangers. Cette évolution contribue progressivement à améliorer le niveau technique et tactique des jeunes sélections africaines.

Le football des jeunes devient également un enjeu économique. Les transferts de joueurs formés localement représentent une source importante de revenus pour plusieurs clubs et académies du continent.

Dans ce contexte, la CAN U17 apparaît comme un espace stratégique où se croisent ambitions sportives, enjeux de formation et intérêts économiques. Les performances enregistrées lors de ce tournoi peuvent accélérer la trajectoire de jeunes joueurs mais aussi renforcer la visibilité des structures de formation nationales.

Pour le Maroc, cette édition représente une nouvelle opportunité de confirmer les résultats de sa stratégie sportive. Les Lionceaux de l’Atlas tenteront de conserver leur titre devant leur public, mais l’enjeu dépasse le seul aspect compétitif.

Cette compétition permettra aussi d’évaluer la capacité des jeunes générations marocaines à maintenir la dynamique engagée ces dernières années dans le football national. Elle offrira enfin un aperçu des futurs visages du football africain dans un continent où la formation devient progressivement un levier central de développement sportif.

Entre ambitions continentales, visibilité internationale et émergence de nouveaux talents, la CAN U17 Maroc 2026 s’annonce comme l’un des rendez-vous majeurs du football africain des jeunes.

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