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Casablanca-Settat : le Groupement Sanitaire Territorial entre dans sa phase opérationnelle
La régionalisation de la gestion sanitaire doit permettre une meilleure adaptation des politiques publiques aux besoins spécifiques des territoires, tout en garantissant une répartition plus équilibrée de l’offre de soins.
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Casablanca le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Casablanca-Settat. Cette réunion a permis d’adopter les principaux instruments de gouvernance du nouvel organisme et de préciser les orientations destinées à accompagner la réforme nationale du système de santé, dans le cadre de la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale.
Une nouvelle étape dans la réforme de la santé
La mise en place des Groupements Sanitaires Territoriaux constitue l’un des piliers de la transformation du système national de santé. À l’occasion de ce premier Conseil d’administration du GST de Casablanca-Settat, Aziz Akhannouch a rappelé que cette réforme s’inscrit dans le prolongement des Hautes Orientations Royales visant à bâtir un système de santé plus proche des citoyens, plus performant et plus équitable.
Le Chef du gouvernement a souligné que le renforcement de la gouvernance régionale du secteur n’est pas une simple mesure administrative, mais un choix stratégique destiné à améliorer l’efficacité des services de santé et à répondre aux exigences croissantes de la population.
Pour l’Exécutif, la régionalisation de la gestion sanitaire doit permettre une meilleure adaptation des politiques publiques aux besoins spécifiques des territoires, tout en garantissant une répartition plus équilibrée de l’offre de soins.
Casablanca-Settat appelée à devenir un modèle
Avec plus de 7,6 millions d’habitants, soit près de 21 % de la population du Royaume, la région Casablanca-Settat occupe une place centrale dans la réforme du système de santé. Son poids démographique, son niveau d’urbanisation et la pression croissante exercée sur les établissements hospitaliers en font un territoire stratégique.
Le Chef du gouvernement a insisté sur la vocation exemplaire de cette région, appelée à devenir un laboratoire de mise en œuvre des nouvelles orientations sanitaires. L’objectif est de faire de la proximité des soins un droit effectif pour les citoyens et de consacrer l’équité territoriale comme critère majeur d’évaluation des politiques publiques de santé.
Le directeur général du GST de Casablanca-Settat, Hicham Afif, a indiqué que cette nouvelle structure doit insuffler une dynamique inédite dans la gestion régionale de la santé, avec une amélioration attendue de la qualité des prestations et de l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire régional.
Un programme d’action centré sur l’intégration et la qualité
Les membres du Conseil ont examiné et adopté le programme d’action du Groupement, son budget pour l’exercice 2026 ainsi que les résolutions nécessaires au démarrage effectif de ses activités.
Ces décisions jettent les bases d’une gestion intégrée de l’offre de santé reposant sur la planification, la coordination entre les établissements et l’amélioration continue de la prise en charge des patients.
La réunion a également mis en lumière le rôle du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd, considéré comme une institution de référence à l’échelle nationale. Au-delà de sa mission de soins spécialisés, le CHU constitue un acteur majeur de la formation médicale, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Les participants ont également souligné l’importance du futur complexe hospitalo-universitaire de Casablanca. Ce projet structurant devrait contribuer à renforcer durablement les capacités d’accueil, à améliorer l’accès aux soins spécialisés et à répondre à l’évolution des besoins sanitaires de la région.
Ressources humaines et numérique au cœur de la transformation
La réussite de cette nouvelle gouvernance sanitaire repose également sur le renforcement des ressources humaines. Les intervenants ont rappelé que les professionnels de santé demeurent le principal levier de réussite de la réforme en cours.
L’accompagnement de cette transition passe aussi par une accélération de la transformation numérique. Celle-ci doit permettre de simplifier les procédures administratives, d’améliorer la coordination entre les établissements de santé et de fluidifier le parcours des patients.
La région Casablanca-Settat dispose déjà d’un réseau important comprenant 376 établissements de santé primaire ainsi qu’un ensemble d’hôpitaux universitaires, régionaux, provinciaux et de proximité totalisant près de 4.943 lits. Le défi consiste désormais à optimiser cette infrastructure grâce à une gouvernance modernisée et davantage intégrée.
Ce premier Conseil d’administration marque ainsi une étape importante dans le déploiement des Groupements Sanitaires Territoriaux, dont Casablanca-Settat constitue le sixième exemple à l’échelle nationale après Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Laâyoune-Sakia El Hamra et Fès-Meknès.