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Confiance des ménages : une amélioration modérée au premier trimestre 2026
La progression ne se traduit pas encore par un retournement complet du sentiment des ménages. Une large majorité, soit 75,1 %, estime que le niveau de vie s’est dégradé au cours des douze derniers mois
L’indice de confiance des ménages s’établit à 64,4 points au premier trimestre 2026, en nette progression par rapport à l’année précédente, selon le Haut-Commissariat au Plan. Malgré cette amélioration relevée par une enquête réalisé avant la guerre contre l’Iran et ses conséquences sur l’économie mondiale dans exception, les perceptions restaient globalement négatives, marquées par la hausse des prix, les inquiétudes sur l’emploi et une faible capacité d’épargne
Une confiance en hausse, mais encore fragile
Au premier trimestre 2026, l’indice de confiance des ménages (ICM) enregistre une progression notable, atteignant 64,4 points contre 46,6 points à la même période en 2025. Cette amélioration, relevée par le Haut-Commissariat au Plan, traduit une évolution positive des perceptions, tant par rapport au trimestre précédent que sur une base annuelle.
Pour autant, cette progression ne se traduit pas encore par un retournement complet du sentiment des ménages. Une large majorité, soit 75,1 %, estime que le niveau de vie s’est dégradé au cours des douze derniers mois, contre seulement 5,8 % qui évoquent une amélioration. Le solde d’opinion reste ainsi nettement négatif.
Les perspectives à court terme demeurent également prudentes. Près de la moitié des ménages s’attendent à une nouvelle dégradation du niveau de vie dans les douze mois à venir, tandis que 38,5 % anticipent une stabilité et 16,4 % une amélioration. Le solde de cet indicateur s’améliore, mais reste en territoire négatif.
Inquiétudes persistantes sur l’emploi et la consommation
Les anticipations concernant le marché du travail restent dominées par le pessimisme. Au premier trimestre, 57,9 % des ménages prévoient une hausse du chômage, contre 23,2 % qui anticipent une baisse. Là encore, l’indicateur s’améliore sans pour autant basculer dans le positif.
Dans ce contexte, la consommation demeure contrainte. Deux tiers des ménages jugent le moment inopportun pour l’acquisition de biens durables. Cette perception traduit une prudence persistante face à un environnement économique incertain.
Sur le plan financier, près de 60 % des ménages déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses, tandis que 37,5 % recourent à l’endettement ou à leur épargne. Seule une minorité, 2,5 %, parvient à épargner. Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle reste ainsi négatif.
Pression durable sur les prix et faible capacité d’épargne
La perception de l’inflation demeure un facteur central dans l’appréciation des ménages. Une très large majorité, soit 93,3 %, constate une hausse des prix des produits alimentaires au cours des douze derniers mois.
Les anticipations ne laissent guère entrevoir de répit : près de 79 % des ménages s’attendent à une poursuite de cette tendance à la hausse, contre une proportion marginale qui envisage une baisse.
Dans ces conditions, la capacité d’épargne reste limitée. Seuls 12,1 % des ménages pensent pouvoir épargner au cours de l’année à venir. Bien que les perceptions apparaissent légèrement moins pessimistes qu’auparavant, le solde d’opinion demeure fortement négatif.
Au total, les données du Haut-Commissariat au Plan traduisent une amélioration relative du climat de confiance, sans pour autant effacer les fragilités structurelles qui pèsent sur les ménages, notamment en matière de pouvoir d’achat et de perspectives économiques.