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Contes et arts populaires à Zagora, Halqa à Rabat, livre africain à Marrakech, humour à Casablanca…
La ville de Zagora a donné le coup d’envoi de la 11e édition du Festival international du conte et des arts populaires, réunissant des conteurs et artistes venus du Maroc et de plusieurs pays, notamment du Mexique, d’Europe et d’Asie
De Zagora à Rabat, en passant par Marrakech et Casablanca, plusieurs manifestations culturelles animent le paysage artistique marocain. Festivals du conte, rencontres littéraires africaines et événements dédiés à l’humour traduisent une dynamique tournée à la fois vers la préservation du patrimoine immatériel, la valorisation des écritures contemporaines et le développement d’industries culturelles en pleine structuration.

La ville de Marrakech accueille la quatrième édition du Festival du livre africain, un rendez-vous qui rassemble écrivains, penseurs et artistes autour de la création littéraire africaine et diasporique
Zagora célèbre l’art du conte et les traditions populaires
La ville de Zagora a donné le coup d’envoi de la 11e édition du Festival international du conte et des arts populaires, réunissant des conteurs et artistes venus du Maroc et de plusieurs pays, notamment du Mexique, d’Europe et d’Asie. Cet événement, organisé avec l’appui d’institutions publiques et d’acteurs culturels, confirme l’importance du conte comme vecteur de transmission et d’expression artistique.
La soirée d’ouverture a été marquée par des performances mêlant traditions locales et influences internationales, illustrant la diversité des expressions présentes au festival. Les hommages rendus à des figures artistiques ont également souligné la volonté de reconnaître les contributions au patrimoine culturel.
Au-delà des spectacles, la programmation s’étend à des ateliers, des activités pédagogiques et des interventions dans différents espaces sociaux, y compris les établissements scolaires et les maisons de jeunes. Cette dimension éducative vise à transmettre les savoirs liés à la narration orale et à encourager la créativité auprès des nouvelles générations.
Un colloque scientifique consacré à la documentation des arts des oasis vient compléter cette approche, en inscrivant le festival dans une réflexion plus large sur la sauvegarde du patrimoine immatériel et son inscription dans les dynamiques contemporaines.
Rabat met à l’honneur la Halqa et la mémoire vivante
Dans le cadre de l’événement Rabat, capitale mondiale du livre 2026, l’art du conte occupe une place centrale à travers une série d’initiatives portées par des institutions culturelles. Ces activités visent à réhabiliter la tradition de la Halqa, forme d’expression orale inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité.
Des spectacles et rencontres sont organisés dans des sites emblématiques, mettant en scène conteurs, artistes et troupes populaires autour de récits inspirés de la tradition orale. Les thématiques abordées, notamment autour du livre et de la transmission, traduisent une volonté de relier patrimoine et modernité.
Parallèlement, des ateliers pédagogiques sont proposés aux élèves, leur permettant de s’initier à l’écriture et à la création collective de récits. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de transmission intergénérationnelle, visant à reconnecter les jeunes publics avec la mémoire culturelle.
Ces initiatives témoignent d’un effort soutenu pour valoriser les formes d’expression orale et les inscrire dans les politiques culturelles contemporaines, en les adaptant aux nouveaux publics et aux nouveaux formats.
Marrakech, carrefour des imaginaires africains
La ville de Marrakech accueille la quatrième édition du Festival du livre africain, un rendez-vous qui rassemble écrivains, penseurs et artistes autour de la création littéraire africaine et diasporique. Placé sous le thème de l’imaginaire, le festival se veut un espace de dialogue entre différentes traditions et sensibilités.
Les rencontres et panels organisés dans ce cadre abordent des enjeux majeurs liés à l’édition en Afrique, notamment les défis de la distribution, de l’accès au livre et de la préservation des patrimoines écrits. Les participants soulignent la nécessité d’innover pour rapprocher les œuvres des lecteurs et favoriser une meilleure circulation des idées.
Les débats portent également sur les transformations induites par les technologies numériques, en particulier la digitalisation des contenus et l’impact de l’intelligence artificielle sur les pratiques éditoriales. Ces discussions mettent en évidence les tensions entre modernisation et préservation des identités culturelles.
Par ailleurs, les échanges autour de l’écriture africaine mettent en avant la diversité des voix et des formes narratives. Les intervenants insistent sur la dimension mémorielle de la création, tout en soulignant la capacité des auteurs à renouveler les récits et à dépasser les cadres traditionnels.
Le festival s’étend au-delà des espaces conventionnels pour investir des universités, des établissements éducatifs et des structures sociales, renforçant son ancrage territorial et sa dimension inclusive. Il contribue ainsi à positionner Marrakech comme un carrefour majeur des lettres africaines.
Casablanca et la structuration des industries de l’humour
À Casablanca, le festival Comediablanca s’inscrit dans une dynamique de structuration des arts comiques, avec une troisième édition qui prévoit de rassembler plusieurs milliers de spectateurs. L’événement, qui se tiendra début juin, marque une évolution vers un format élargi intégrant spectacles, formation et expériences immersives.
La programmation s’articule autour de soirées dédiées à différentes scènes humoristiques, ainsi que de masterclasses destinées à accompagner les jeunes talents. Cette approche vise à renforcer les compétences et à favoriser l’émergence de nouvelles voix dans le paysage artistique.
Les organisateurs mettent en avant une vision ambitieuse, visant à faire du festival une plateforme régionale et internationale pour les arts comiques. L’accent est également mis sur la création d’un écosystème culturel, combinant production artistique, transmission et interaction avec le public.
L’intégration d’espaces immersifs et d’activités annexes témoigne d’une volonté de renouveler l’expérience du spectateur et de renforcer l’attractivité de l’événement. Cette évolution reflète plus largement la montée en puissance des industries culturelles au Maroc et leur rôle dans le développement économique et social.