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Droits et libertés : le Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme fixe ses priorités
Suite aux inondations qu’a connues les Maroc, le Médiateur appelle à la mise en place d’une stratégie durable de gestion des catastrophes et des crises, en particulier celles liées aux effets du changement climatique.
Réuni le 8 mars 2026, le Bureau exécutif du Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme a examiné plusieurs dossiers liés aux droits et aux libertés au Maroc. Les discussions ont porté sur des projets de loi en cours de débat, sur les récentes inondations ayant touché plusieurs régions du Royaume, ainsi que sur les perspectives d’action de l’association pour la période 2026-2030.
Un débat suivi sur les réformes juridiques
Le communiqué, signé Abderrazzak El Hannouchi, Coordinateur Général de Le Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, indique que lors de cette réunion ordinaire, tenue après l’achèvement des procédures juridiques consécutives à l’Assemblée générale de l’organisation, les membres du Bureau exécutif ont consacré une partie de leurs travaux à l’analyse de l’évolution de certains projets de loi.
Le Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme a notamment suivi avec attention le débat autour du projet de loi n°66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat. L’association souligne l’importance d’adopter une approche participative impliquant l’ensemble des parties concernées, dans un esprit de responsabilité et de respect des engagements réciproques.
Selon le Médiateur pour le Démocratie et les Droits de l’Homme, une telle démarche est essentielle pour renforcer les garanties d’indépendance de la profession d’avocat et consolider son rôle dans la protection des droits et libertés. L’organisation rappelle également l’importance de veiller à l’application équitable de la loi et à la conformité des réformes juridiques avec les standards internationaux et les bonnes pratiques en matière de justice.
La réunion a également abordé le projet de loi portant réorganisation du Conseil national de la presse. À ce sujet, le Médiateur estime que la décision rendue par la Cour constitutionnelle constitue une occasion pour les acteurs concernés de privilégier l’intérêt de la profession.
L’association appelle ainsi à parvenir à une formule consensuelle permettant de préserver le principe d’autorégulation et l’indépendance de cette institution, considérées comme des éléments essentiels pour le bon fonctionnement du secteur médiatique.
Solidarité après les inondations
Le Bureau exécutif s’est également penché sur les inondations qui ont récemment affecté plusieurs régions du pays. Le Médiateur a exprimé sa solidarité avec les victimes de ces événements climatiques et a salué les efforts déployés par les différentes institutions et composantes de la société.
Les interventions des services civils et militaires, ainsi que l’engagement des acteurs de la société, ont contribué à sauver des vies humaines et à préserver le droit fondamental à la vie, souligne l’organisation.
Dans ce contexte, le Médiateur appelle à la mise en place d’une stratégie durable de gestion des catastrophes et des crises, en particulier celles liées aux effets du changement climatique. Ces phénomènes sont désormais considérés comme des facteurs récurrents susceptibles d’avoir un impact direct sur les conditions de vie des populations.
La Journée internationale des droits des femmes
La réunion s’est tenue à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. À cette occasion, le Médiateur a exprimé sa solidarité avec les revendications du mouvement féministe, notamment en ce qui concerne la réforme du Code de la famille.
L’organisation souligne l’importance d’accélérer la publication d’un nouveau texte de la Moudawana intégrant des dispositions garantissant davantage d’égalité, de justice et d’équité.
Selon Le Médiateur, cette réforme représente un enjeu majeur pour l’évolution du cadre juridique relatif aux droits des femmes et pour le renforcement de l’égalité au sein de la société.
Un nouveau plan stratégique pour 2026-2030
Les travaux de la réunion ont également été consacrés à l’examen du projet de plan d’action stratégique de l’association pour la période 2026-2030. Ce plan vise à capitaliser sur l’expérience accumulée au cours des années précédentes tout en adaptant les priorités de l’organisation aux nouveaux défis.
Cette réflexion intervient dans un contexte politique marqué par la fin d’une législature et de l’expérience gouvernementale qui l’a accompagnée, ainsi que par la préparation des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre.
Dans cette perspective, le Médiateur entend exprimer son évaluation de la période écoulée à la lumière de son référentiel en matière de droits humains et des engagements pris lors de l’investiture parlementaire du gouvernement.
Vers une restructuration organisationnelle
Le Bureau exécutif a également examiné un projet de restructuration organisationnelle visant à renforcer l’efficacité du fonctionnement interne de l’association. Ce projet prévoit notamment la création de groupes de travail thématiques.
Ces groupes porteront sur plusieurs domaines prioritaires, notamment les législations et les politiques publiques, la communication et les partenariats, ainsi que l’interaction avec les mécanismes internationaux, régionaux et nationaux de défense des droits humains.
Enfin, les membres du Bureau exécutif ont abordé les préparatifs de la participation du Médiateur pour la Démocratie et les Droits de l’Homme à la 31ᵉ édition du Salon international de l’édition et du livre, prévue à Rabat.