Fès-Meknès inaugure une nouvelle gouvernance sanitaire régionale avec le lancement du GST

Fès-Meknès inaugure une nouvelle gouvernance sanitaire régionale avec le lancement du GST

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch présidant à Fès le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Fès-Meknès.

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Fès, 9 juin 2026 – Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Fès le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Fès-Meknès. Cette étape marque le démarrage opérationnel d’un nouvel outil de gouvernance destiné à renforcer la coordination des structures de santé, améliorer l’accès aux soins et accompagner la réforme nationale du système sanitaire engagée conformément aux Hautes Directives Royales.

Une nouvelle étape dans la réforme du système de santé

La réforme du système national de santé franchit une nouvelle étape avec la tenue du premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial de la région Fès-Meknès. Présidée par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, cette réunion s’inscrit dans le cadre du déploiement progressif des Groupements Sanitaires Territoriaux, appelés à devenir l’un des principaux leviers de modernisation de l’organisation sanitaire au Maroc.

Dès l’ouverture des travaux, le Chef du gouvernement a souligné l’importance de cette nouvelle structure dans la mise en place d’une gouvernance sanitaire régionale plus efficace et plus proche des citoyens. Selon lui, le GST constitue un instrument stratégique permettant d’améliorer la qualité des prestations médicales, de renforcer la coordination entre les différents établissements de santé et de mieux répondre aux besoins des populations à l’échelle territoriale.

Cette approche traduit la volonté de bâtir un système de santé davantage centré sur le patient, fondé sur la complémentarité entre les structures sanitaires et sur une meilleure répartition des ressources disponibles. Elle vise également à réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux soins, notamment dans les zones rurales et éloignées.

Le lancement du GST intervient dans le prolongement des différentes réformes engagées ces dernières années pour renforcer la couverture sanitaire, moderniser les infrastructures hospitalières et améliorer la qualité des services publics de santé.

Une région stratégique confrontée à des défis spécifiques

La région Fès-Meknès occupe une place particulière dans le paysage sanitaire national. Avec près de 4,5 millions d’habitants, elle représente environ 12 % de la population du Royaume. Sa diversité géographique et démographique en fait un territoire aux besoins sanitaires variés.

L’une de ses principales caractéristiques réside dans l’importance de sa population rurale, qui représente environ 36 % des habitants. Cette réalité pose des défis particuliers en matière d’accessibilité aux soins, de mobilité des patients et de répartition des équipements médicaux.

Pour Aziz Akhannouch, la proximité des services de santé et le renforcement de l’équité territoriale figurent parmi les priorités du nouveau groupement. Il a ainsi appelé l’ensemble des acteurs concernés à accélérer la réalisation des projets hospitaliers programmés dans le cadre du plan d’urgence sanitaire.

Le Chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de construction, d’extension et de mise à niveau des établissements hospitaliers régionaux et provinciaux afin d’augmenter les capacités d’accueil et d’améliorer la qualité des prestations offertes aux citoyens.

La région dispose déjà d’un réseau sanitaire important. Elle compte plus de 420 établissements de soins de santé primaires assurant les services de proximité, ainsi qu’un réseau hospitalier comprenant 19 hôpitaux publics, dont cinq établissements hospitaliers universitaires et quatorze hôpitaux régionaux, provinciaux ou de proximité. Le Centre Hospitalier Universitaire Hassan II de Fès demeure le principal pôle hospitalier de la région.

Pour les responsables du secteur, cette infrastructure constitue une base solide pour la réussite du nouveau modèle de gouvernance sanitaire.

Une meilleure organisation des parcours de soins

Les travaux du Conseil d’administration ont également permis d’aborder les mécanismes destinés à améliorer l’organisation du système de prise en charge des patients à l’échelle régionale.

L’un des principaux objectifs assignés au GST consiste à fluidifier les parcours de soins afin d’éviter les ruptures dans la prise en charge médicale. Il s’agit notamment de renforcer les liens entre les centres de santé de premier recours et les établissements hospitaliers spécialisés.

Cette nouvelle organisation vise à assurer une meilleure orientation des patients selon la nature de leurs besoins médicaux, tout en limitant la surcharge qui affecte certains hôpitaux. Une répartition plus rationnelle des flux de patients devrait contribuer à améliorer les délais de prise en charge ainsi que les conditions d’accueil et d’admission.

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a estimé que l’entrée en fonction effective du GST de Fès-Meknès constitue une avancée majeure pour l’amélioration de la qualité des services de santé.

Dans une déclaration à la presse, il a souligné que cette structure permettra de renforcer la coordination institutionnelle entre les différents acteurs du secteur et d’offrir aux citoyens un accompagnement plus cohérent tout au long de leur parcours de soins.

Le ministre a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans le cadre des orientations royales relatives à la réforme du système national de santé. Il a également souligné que les récentes nominations royales des directeurs généraux des Groupements Sanitaires Territoriaux traduisent la volonté de consolider la gouvernance régionale du secteur.

Parmi les chantiers prioritaires identifiés figurent également la généralisation des outils numériques, le développement des systèmes d’information sanitaire et le renforcement des dispositifs de suivi et d’évaluation des performances.

Le facteur humain au cœur de la réussite du projet

Au-delà des aspects organisationnels et infrastructurels, les participants à cette première réunion ont insisté sur l’importance du capital humain dans la réussite de la réforme.

Le directeur général du Groupement Sanitaire Territorial de Fès-Meknès, Abdelkrim Daoudi, a considéré que cette première réunion marque une étape décisive dans la concrétisation du chantier royal de transformation du système de santé.

Selon lui, la nouvelle gouvernance sanitaire repose sur une vision qui place le patient au centre des préoccupations, tout en garantissant un accès équitable, fluide et de qualité aux soins pour l’ensemble des habitants de la région.

Il a également souligné que les professionnels de santé constituent le principal moteur de cette transformation. Leur mobilisation, leur formation continue et une meilleure gestion des compétences apparaissent comme des conditions essentielles pour assurer la réussite du projet.

Dans cette perspective, le Conseil a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre les programmes de perfectionnement professionnel, d’améliorer les conditions de gestion des ressources humaines et de renforcer l’attractivité des établissements de santé de la région.

Les membres du Conseil ont par ailleurs insisté sur l’importance de l’élaboration du Programme médical régional, appelé à devenir un outil structurant pour adapter l’offre de soins aux spécificités territoriales de Fès-Meknès. Ce programme devra permettre d’optimiser la complémentarité entre les différents niveaux de prise en charge, d’améliorer la continuité des soins et de renforcer l’accessibilité des services médicaux.

Au cours de cette réunion, les administrateurs ont examiné et adopté plusieurs documents structurants, notamment le programme d’action du groupement pour l’exercice 2026, son projet de budget, l’organigramme administratif ainsi qu’une série de résolutions relatives à son fonctionnement futur.

Ont participé à cette réunion le ministre de la Santé et de la Protection sociale, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, le wali de la région Fès-Meknès, le président du Conseil régional ainsi que les responsables du Groupement Sanitaire Territorial.

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