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Gouvernance démocratique en Afrique : l’inclusion, condition de crédibilité électorale
Lancement de la 5e édition du Cycle de formation des observateurs électoraux de l’Union africaine (UA) à Rabat, sous la coprésidence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et du Commissaire de l’UA aux Affaires Politiques, de la Paix et de la Sécurité, Bankolé Adeoye, en présence notamment du corps diplomatique africain. 20/04/2026-Rabat (Photo MAP)
À l’occasion de l’ouverture à Rabat de la 5e édition du Cycle de formation des observateurs électoraux de l’Union africaine, le Maroc a été distingué pour son rôle dans la promotion de la gouvernance démocratique, de la paix et de la sécurité sur le continent. Près de 400 observateurs issus de 53 pays africains ont été formés depuis 2022 dans le cadre de ce partenariat stratégique.
Une reconnaissance africaine
Le Maroc a reçu une distinction de l’Union africaine en reconnaissance de son engagement en faveur de la gouvernance démocratique en Afrique. Le prix a été remis au ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, par le Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Bankole Adeoye.
Cette reconnaissance intervient dans le cadre de l’ouverture de la 5e édition du Cycle de formation des observateurs électoraux africains, organisé à Rabat. Elle consacre une demi-décennie de coopération entre le Royaume et le Département des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité de l’Union africaine.
Pour les responsables africains, cette initiative reflète la pertinence d’une approche fondée sur la coopération Sud-Sud, axée sur des résultats concrets et sur le renforcement des capacités locales en matière de gouvernance.
Un programme structurant
Depuis son lancement, ce cycle de formation s’est imposé comme un programme phare à l’échelle africaine. Il vise à doter les observateurs électoraux des compétences nécessaires pour accompagner les processus démocratiques dans leurs pays respectifs.
Selon les données communiquées lors de cette édition, près de 400 observateurs ont été formés à Rabat depuis 2022. Ils proviennent de 53 pays africains, couvrant l’ensemble des régions du continent. Cette diversité témoigne de la portée continentale de l’initiative et de son ancrage institutionnel.
Le programme se distingue également par son inclusivité. Les participants comprennent une proportion importante de femmes, de jeunes et de personnes en situation de handicap, traduisant une volonté d’ouverture et de représentativité.
L’inclusion, condition de crédibilité électorale
Lors de son intervention, Nasser Bourita a insisté sur le rôle central de l’inclusion dans la crédibilité des processus électoraux. Selon lui, aucune élection ne peut être pleinement légitime si elle exclut une partie de la population.
Le ministre a souligné que la participation des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap ne doit pas relever d’une logique symbolique, mais constituer un facteur d’excellence et de légitimité. Cette approche vise à garantir que les processus électoraux reflètent fidèlement la réalité des sociétés africaines.
Il a également mis en avant la capacité du cycle de formation à intégrer cette diversité, en faisant de l’inclusion un pilier de son action. Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de consolidation de la démocratie sur le continent.
Une ambition continentale portée par la coopération
La tenue de cette 5e édition marque, selon les organisateurs, la maturité d’un partenariat exemplaire entre le Maroc et l’Union africaine. Elle traduit la volonté commune de promouvoir une Afrique stable, pacifique et capable de prendre en main son destin.
Le ministre a rappelé que cette initiative repose sur une conviction fondamentale : la consolidation de la démocratie africaine passe par la formation d’acteurs locaux compétents et indépendants. L’objectif est de renforcer les capacités internes du continent, plutôt que de dépendre d’expertises extérieures.
Faire face aux défis du numérique
Les intervenants ont également abordé les défis émergents liés à l’évolution des technologies numériques. La désinformation, les deepfakes et l’usage détourné de l’intelligence artificielle constituent désormais des menaces pour l’intégrité des processus électoraux.
Face à ces enjeux, le cycle de formation intègre de nouveaux modules visant à préparer les observateurs à ces transformations. L’objectif est de leur fournir les outils nécessaires pour détecter et contrer ces risques, tout en renforçant la transparence et la fiabilité des élections.
Cette adaptation témoigne de la volonté des organisateurs d’anticiper les mutations en cours et de maintenir la pertinence du programme dans un environnement en constante évolution.
Un dialogue renforcé sur la démocratie
En parallèle à cette formation, la 3e édition du Séminaire-dialogue sur la démocratie et les élections en Afrique vient enrichir les échanges. Organisé en partenariat avec le Policy Center for the New South, cet espace de réflexion aborde les enjeux contemporains de la gouvernance.
Placée sous le thème de la numérisation de la démocratie, cette rencontre met en lumière le rôle croissant de l’intelligence artificielle et des technologies numériques dans les processus politiques. Elle accorde également une place importante à la jeunesse, considérée comme un acteur clé de ces transformations.
Ce dialogue contribue à inscrire la formation des observateurs dans une perspective plus large, intégrant les dimensions intellectuelles, stratégiques et géopolitiques de la démocratie en Afrique.