Inflation : l’alimentaire alimente le recul annuel de 0,8% en janvier 2026, et des disparités régionales marquées

Inflation : l’alimentaire alimente le recul annuel de 0,8% en janvier 2026,  et des disparités régionales marquées

Le recul annuel s’explique avant tout par la baisse de 2,1% de l’indice des produits alimentaires. À l’inverse, les produits non alimentaires enregistrent une hausse modérée de 0,4%

1
Partager :

L’indice des prix à la consommation a enregistré en janvier 2026 une baisse de 0,8% par rapport au même mois de l’année précédente, selon le Haut-Commissariat au Plan. Ce recul s’explique principalement par la diminution des prix des produits alimentaires, malgré des hausses observées dans plusieurs segments des biens et services non alimentaires.

L’inflation poursuit son ralentissement en ce début d’année. D’après la note d’information publiée par le Haut-Commissariat au Plan, l’indice des prix à la consommation affiche en janvier 2026 un repli de 0,8% en glissement annuel. Une évolution qui traduit un mouvement contrasté entre produits alimentaires et non alimentaires.

Le recul annuel s’explique avant tout par la baisse de 2,1% de l’indice des produits alimentaires. À l’inverse, les produits non alimentaires enregistrent une hausse modérée de 0,4%, atténuant partiellement l’effet désinflationniste de l’alimentaire.

Un recul annuel porté par l’alimentaire

Dans le détail, les produits alimentaires et boissons non alcoolisées affichent une diminution de 2,4% sur un an. Cette tendance contribue fortement à la baisse globale de l’IPC. Les boissons alcoolisées et le tabac font exception, avec une hausse de 3,7%.

Du côté des produits non alimentaires, les évolutions sont plus nuancées. Le transport enregistre une baisse notable de 2,9%, tandis que les biens et services divers progressent de 2,8%. Les restaurants et hôtels augmentent de 2,3% et l’enseignement de 2,1%, traduisant des pressions persistantes sur certains services.

Les articles d’habillement et chaussures progressent de 0,9%, les logements, eau, électricité et combustibles de 0,6%, et les meubles et articles de ménage de 0,8%. Les secteurs de la communication et des loisirs et culture affichent, pour leur part, des replis de 0,4%.

Hausse mensuelle en janvier

Comparé au mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a toutefois progressé de 0,3% en janvier. Cette hausse mensuelle résulte d’une augmentation de 0,8% des prix des produits alimentaires, alors que les produits non alimentaires reculent légèrement de 0,1%.

Parmi les produits alimentaires, les variations sont marquées. Les poissons et fruits de mer enregistrent une hausse de 10,4%, suivis par les légumes avec 2,7%, les fruits à 0,7% et les viandes à 0,4%. Le café, le thé et le cacao progressent de 0,2%.

En revanche, les huiles et graisses diminuent de 3,1%, tandis que les prix du lait, du fromage et des œufs reculent de 0,3%. Du côté des produits non alimentaires, la baisse des carburants de 5,9% contribue à limiter la progression globale des prix.

Des disparités régionales marquées

L’évolution des prix varie sensiblement d’une ville à l’autre. Les hausses les plus importantes ont été observées à Beni Mellal avec 1,5%, suivie de Settat et Al-Hoceima à 0,7%, Guelmim et Safi à 0,6%, Marrakech à 0,5% et Agadir à 0,4%. Casablanca, Tétouan et Meknès enregistrent chacune une progression de 0,3%.

À l’inverse, des baisses ont été relevées à Dakhla avec 0,3%, Tanger à 0,2% et Fès à 0,1%. Ces écarts reflètent des dynamiques locales spécifiques, liées notamment aux marchés alimentaires et aux coûts du transport.

Inflation sous-jacente en repli

L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, offre une lecture complémentaire. En janvier 2026, il demeure stable par rapport à décembre 2025 et recule de 1,2% comparativement à janvier 2025.

Cette évolution suggère un apaisement des tensions inflationnistes de fond, même si certains segments de services continuent d’enregistrer des hausses. L’ensemble traduit un contexte de normalisation progressive des prix, après les fluctuations observées au cours des derniers exercices.

Dans ce paysage contrasté, la baisse annuelle de l’IPC constitue un signal positif pour le pouvoir d’achat, tout en rappelant la nécessité d’un suivi attentif des composantes les plus sensibles, notamment l’alimentaire et l’énergie.

lire aussi