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Jeunes candidats, gouvernance et nominations en Conseil de gouvernement
Le ministre délégué des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas
Réuni à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a approuvé un projet de décret instaurant un soutien financier aux candidats de moins de 35 ans aux élections législatives, tout en adoptant un texte sur la déontologie des Chambres de commerce, en prenant connaissance d’un accord militaire avec la Gambie et en validant plusieurs nominations à de hautes fonctions.
Encourager l’engagement politique des jeunes
Le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret visant à encadrer l’octroi d’un soutien financier public aux listes de candidats de moins de 35 ans lors des élections générales des membres de la Chambre des représentants. Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce texte précise les conditions et modalités de financement, aussi bien pour les candidats affiliés à des partis politiques que pour les indépendants.
Selon le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, cette mesure vise à favoriser une plus grande participation des jeunes à la vie politique, en leur offrant des moyens concrets pour accéder à la compétition électorale. Le soutien concerne les listes présentées au niveau des circonscriptions locales et régionales, dans le respect des critères fixés par le décret.
Un cadre financier encadré et transparent
Le dispositif prévoit un ensemble de mécanismes destinés à garantir la transparence des financements électoraux. Les candidats concernés devront ouvrir un compte bancaire dédié à chaque liste afin de tracer l’ensemble des recettes et des dépenses liées à la campagne.
En outre, les comptes de campagne devront être déposés auprès de la Cour des comptes dans les délais légaux, après validation par un expert-comptable. Cette exigence vise à renforcer le contrôle et à assurer la conformité des opérations financières aux règles en vigueur, dans un souci de transparence et de crédibilité du processus électoral.
Un texte reporté sur les œuvres universitaires
Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a examiné un projet de loi modifiant et complétant la législation relative à l’Office national des œuvres universitaires sociales et culturelles. Ce texte, portant le numéro 08.26, a finalement été reporté à une réunion ultérieure.
Ce renvoi laisse en suspens une réforme attendue du cadre régissant cet organisme, dont le rôle est central dans la gestion des services sociaux destinés aux étudiants.
Une charte de déontologie pour les Chambres de commerce
Dans le domaine de la gouvernance institutionnelle, le Conseil a également adopté un projet de décret relatif à la charte de déontologie des membres des Chambres de commerce, d’industrie et de services. Présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, ce texte s’inscrit dans le prolongement des dispositions légales encadrant le fonctionnement de ces institutions.
La charte vise à définir un ensemble de valeurs et de règles de conduite que les membres devront respecter, tant dans leurs relations internes que dans leurs interactions avec les autres organes des Chambres. L’objectif affiché est de renforcer les principes d’éthique, de transparence et de responsabilité au sein de ces instances.
Un accord militaire avec la Gambie
Le Conseil de gouvernement a également pris connaissance d’un accord de coopération militaire signé entre le Maroc et la Gambie le 29 octobre 2025 à Rabat. Présenté au nom du ministre des Affaires étrangères, ce texte s’inscrit dans le cadre du renforcement des partenariats stratégiques du Royaume avec ses partenaires africains.
À cette occasion, le Conseil s’est informé du projet de loi portant approbation de cet accord, étape préalable à son entrée en vigueur. Cette coopération témoigne de la volonté du Maroc de consolider ses relations bilatérales dans le domaine de la défense et de la sécurité.
Nominations à des postes clés
Enfin, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs nominations à de hautes fonctions, conformément à l’article 92 de la Constitution. Ces désignations concernent plusieurs départements ministériels.
Au ministère de la Santé et de la Protection sociale, Zakaria Chiki et Abdellah Mellouki ont été nommés directeurs des Instituts supérieurs des professions infirmières et techniques de santé de Rabat et de Tanger. Au ministère de l’Agriculture, Abderrahmane Elyazidi a été désigné à la tête de l’Institut supérieur des pêches maritimes.
Dans le secteur de l’enseignement supérieur, M’Barka El Ghazali a été nommée directrice de l’École nationale de commerce et de gestion de Casablanca. Enfin, au sein du département de la Jeunesse, Anouar Al-Azhari a été nommé inspecteur général.