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La BAD et OCP scellent un financement vert de 450 millions d’euros pour accélérer la transition industrielle
L’accord constitue une étape importante dans la mise en œuvre du programme d’investissement 2023-2030 du Groupe OCP. Le mécanisme vise à faciliter l’accès à des ressources financières de long terme auprès d’institutions financières internationales afin d’accompagner plusieurs projets industriels et environnementaux
La Banque africaine de développement et le Groupe OCP, leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés, ont signé à Rabat un accord de garantie partielle de crédit de 450 millions d’euros destiné à soutenir la mobilisation d’un financement vert de 530 millions d’euros. Cette opération vise à accompagner le programme d’investissement 2023-2030 du groupe marocain dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion durable de l’eau et de la production bas carbone.
Une garantie destinée à sécuriser des financements internationaux
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe OCP ont conclu, vendredi à Rabat, un accord portant sur une garantie partielle de crédit de 450 millions d’euros. Cette opération doit permettre de soutenir la mobilisation, par la Société Générale et BNP Paribas, d’un financement vert d’un montant total de 530 millions d’euros.
Selon la BAD, cet accord constitue une étape importante dans la mise en œuvre du programme d’investissement 2023-2030 du Groupe OCP. Le mécanisme vise à faciliter l’accès à des ressources financières de long terme auprès d’institutions financières internationales afin d’accompagner plusieurs projets industriels et environnementaux.
Cette garantie est présentée comme une première au Maroc. Elle s’inscrit dans une logique de financement innovant destiné à soutenir les investissements liés à la transition énergétique et à la gestion durable des ressources hydriques.
Un appui à la stratégie industrielle bas carbone d’OCP
Le financement doit accompagner la stratégie du Groupe OCP orientée vers la modernisation de ses chaînes de valeur et le développement d’un modèle industriel à faible émission carbone. Les projets concernés portent notamment sur le développement des énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les ressources mobilisées permettront également de renforcer l’efficacité hydrique des installations industrielles du groupe, dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources en eau.
Pour OCP, cet accord marque l’entrée dans une phase de déploiement concret des investissements prévus dans son programme stratégique. Le groupe met en avant une approche axée sur l’économie circulaire, la préservation des ressources naturelles et le développement de solutions destinées à accompagner les agriculteurs.
La BAD met en avant son rôle de catalyseur financier
La Banque africaine de développement souligne que cette opération s’inscrit dans ses priorités stratégiques, notamment la mobilisation de capitaux à grande échelle et le développement d’infrastructures résilientes.
Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc, a indiqué que l’accord reflète l’engagement de l’institution en faveur du programme d’investissement du Groupe OCP. Il a mis en avant la capacité de la BAD, grâce à sa notation financière AAA, à mobiliser des financements internationaux destinés à soutenir la production d’engrais bas carbone, les énergies renouvelables et la gestion durable de l’eau.
Selon lui, ces investissements sont liés aux enjeux de sécurité alimentaire sur le continent africain.
Des investissements liés à l’agriculture durable
Outre les projets industriels, les financements mobilisés doivent également soutenir des initiatives liées aux pratiques agricoles durables. Les investissements prévus visent à contribuer à la préservation des sols, à l’amélioration des systèmes agricoles et au renforcement de la sécurité alimentaire.
Le Groupe OCP estime que ce partenariat avec la BAD renforcera sa capacité à développer des solutions industrielles et agricoles intégrant des objectifs environnementaux. Son directeur financier, Younes Kchia, a affirmé que l’accord constitue une étape vers un modèle industriel bas carbone et circulaire.
À travers cette opération, les deux groupes entendent soutenir une croissance industrielle associée aux objectifs de transition énergétique et de durabilité agricole au Maroc et en Afrique.