Actu
La Culture en Brèves
À Rabat, la cinquième édition du Festival National de Théâtre de la Jeunesse Mohammed El Jem s’est achevée par la remise de plusieurs distinctions consacrant de jeunes artistes venus de différentes régions du Royaume.
Plusieurs événements culturels organisés à Meknès, Volubilis, Ifrane, Dayet Aoua et Rabat constituent en dehors du SIEL 2026 l’essentiel de l’activité culturelle. E retour du Festival international des musiques traditionnelles du monde de Volubilis, une exposition consacrée au tapis amazigh à Ifrane, une célébration des musiques ancestrales du Moyen Atlas à Dayet Aoua et la clôture du Festival national de théâtre de la jeunesse Mohammed El Jem à Rabat, forment les brèves culturelles de la semaine.
Volubilis renoue avec les musiques traditionnelles du monde
Le Festival international des musiques traditionnelles du monde de Volubilis revient du 13 au 16 mai pour une 25e édition organisée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI. Ce rendez-vous culturel annuel, devenu l’un des événements majeurs consacrés aux patrimoines musicaux traditionnels, investira plusieurs espaces emblématiques de Volubilis, Meknès et Moulay Idriss Zerhoun.
Selon le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, principal initiateur de cette manifestation, le festival poursuit plusieurs objectifs : préserver le patrimoine culturel et artistique, protéger les expressions du patrimoine immatériel et encourager l’ouverture sur les cultures du monde.
Durant quatre jours, plus de soixante soirées artistiques seront organisées sur différents sites, notamment le site archéologique de Volubilis, la place administrative de Meknès, la place Lahdim, le cinéma Rif et le complexe culturel Moulay Idriss Zerhoun.
À travers cette nouvelle édition, le festival confirme sa vocation de plateforme dédiée à la rencontre des cultures et à la valorisation des patrimoines musicaux traditionnels.
Le tapis amazigh réinventé à Ifrane
À Ifrane, la Galerie d’art Zéphyr accueille jusqu’au 30 juin une exposition consacrée à l’artiste peintre, poète et designer Houcine Htoutou. Intitulée « Nœud, couleur et esprit », cette exposition inaugure la saison culturelle 2026 de la galerie relevant de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Éducation-Formation.
Le tapis amazigh y occupe une place centrale. Loin de sa fonction utilitaire traditionnelle, il devient ici un support artistique et poétique où se croisent mémoire, identité et création contemporaine.
Originaire du Moyen Atlas, Houcine Htoutou puise largement dans l’univers visuel de sa région natale. Les paysages montagneux, les coquelicots, les lumières rurales et les motifs zayanes nourrissent un travail qui cherche à établir un dialogue entre patrimoine ancestral et modernité artistique.
Son travail rend également hommage aux artisans et tisseuses du Moyen Atlas. Houcine Htoutou évoque notamment la figure de Mbarka, artisane traditionnelle avec laquelle il collabore, ainsi que celle de son grand-père, ancien tisserand dont l’atelier familial a marqué son apprentissage artistique.
Dayet Aoua fait résonner les rythmes du Moyen Atlas
Le patrimoine amazigh était également à l’honneur à Dayet Aoua, dans la province d’Ifrane, où une manifestation culturelle organisée par l’Association « Isafn n Ljbal pour la culture et le développement » a réuni plusieurs formations musicales locales autour des traditions du Moyen Atlas.
Placée sous le thème « Mélodies et rythmes de notre rive », cette rencontre artistique a transformé le site naturel de Dayet Aoua en espace de célébration des musiques ancestrales amazighes.
Les groupes « Aït Bouijgra », « Ijiddadn », « Lahbal Ifrane » ainsi que « Haddou et Omar » ont proposé au public des prestations mêlant ahidous, poésie amazighe et rythmes transmis de génération en génération.
Selon les organisateurs, l’objectif de cette manifestation est double : préserver le patrimoine immatériel amazigh et renforcer l’attachement des populations locales à leur identité culturelle.
Le théâtre jeunesse à l’honneur à Rabat
À Rabat, la cinquième édition du Festival National de Théâtre de la Jeunesse Mohammed El Jem s’est achevée par la remise de plusieurs distinctions consacrant de jeunes artistes venus de différentes régions du Royaume.
Le Grand Prix du festival a été attribué à la pièce « 3D » de la troupe Najoum Al Khachaba, représentant la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Le prix de la meilleure mise en scène est revenu à Amine Boujmil pour la pièce « Muthanna », tandis que Douaa Hakkoumi a remporté le prix de la meilleure écriture dramatique pour « Domino ».
Salma Allali a été récompensée pour la meilleure décoration grâce à son travail sur « Bidaya 02 ». Les prix d’interprétation ont été attribués à Mohamed El Manouar et Nasma El Kasmi.
Le festival a également distingué de jeunes talents prometteurs à travers les prix de l’espoir remis à Abdellah Cherif et Hiba Hannas.
Organisée par l’Association des Amis du Théâtre Mohammed El Jem, cette manifestation vise à accompagner l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs et à renforcer la professionnalisation du théâtre marocain.