La production manufacturière recule au premier trimestre 2026

La production manufacturière recule au premier trimestre 2026

Les plus fortes contractions concernent la fabrication d’équipements électriques, dont la production a diminué de 11,3%, l’imprimerie et la reproduction d’enregistrements (-10,6%), ainsi que la métallurgie (-8,9%).

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Rabat – L’activité industrielle a marqué le pas au cours du premier trimestre 2026. Selon les dernières données du Haut-Commissariat au Plan (HCP), l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une baisse de 1,4% par rapport à la même période de 2025. Ce repli s’inscrit dans un contexte marqué également par une diminution de la production extractive et de la production d’électricité, malgré les bonnes performances de plusieurs secteurs exportateurs.

Les industries manufacturières en territoire négatif

La baisse de l’indice manufacturier résulte principalement du recul observé dans plusieurs branches importantes de l’économie nationale. Les plus fortes contractions concernent la fabrication d’équipements électriques, dont la production a diminué de 11,3%, l’imprimerie et la reproduction d’enregistrements (-10,6%), ainsi que la métallurgie (-8,9%).

Le secteur de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques a également enregistré un repli de 8,6%, tandis que l’industrie de l’habillement a vu sa production reculer de 8,1%. Les industries alimentaires, qui représentent un pilier de l’activité manufacturière, ont pour leur part affiché une baisse de 3,5%.

D’autres branches ont également contribué à cette évolution, notamment la fabrication de produits métalliques hors machines et équipements (-5,8%), l’industrie chimique (-1,4%), l’industrie du papier et du carton (-1,7%) ainsi que la fabrication de machines et équipements (-1,7%).

L’automobile et les industries de pointe résistent

Malgré cette tendance générale à la baisse, plusieurs secteurs ont affiché des performances remarquables. L’industrie automobile, locomotive de l’industrie marocaine, a poursuivi sa progression avec une hausse de 4,5% de sa production.

La meilleure performance revient toutefois à la fabrication d’autres matériels de transport, dont l’indice a bondi de 28,2% sur un an. Cette évolution témoigne du dynamisme croissant des activités industrielles à forte valeur ajoutée.

L’industrie pharmaceutique a également progressé de 4,5%, tandis que la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques a enregistré une hausse de 7,1%. La fabrication de boissons (+2,1%), les produits en caoutchouc et en plastique (+2,8%), le textile (+3,2%) et le cuir (+5,7%) figurent aussi parmi les branches ayant évolué favorablement.

Les industries extractives en léger recul

Le secteur extractif a lui aussi terminé le trimestre dans le rouge. Son indice de production a diminué de 1,9% par rapport au premier trimestre de l’année précédente.

Cette évolution résulte principalement du recul de 2% enregistré dans la catégorie des produits divers des industries extractives. En revanche, la production de minerais métalliques a légèrement progressé de 0,7%, limitant ainsi l’ampleur du repli global du secteur.

Ces résultats traduisent une évolution contrastée de l’activité minière, dans un contexte marqué par les fluctuations de la demande internationale et des marchés des matières premières.

Repli de la production électrique

Le HCP fait également état d’une baisse de 3,7% de l’indice de la production et de la distribution d’électricité au cours du premier trimestre 2026.

Cette évolution intervient après les niveaux plus élevés observés au cours de plusieurs trimestres de 2025. Elle contribue à confirmer un ralentissement global de l’activité industrielle en début d’année.

Les données publiées montrent toutefois que certains secteurs stratégiques, notamment l’automobile, les industries pharmaceutiques et les activités technologiques, continuent de jouer un rôle moteur dans le tissu productif national. Leur progression atténue partiellement les effets du recul observé dans plusieurs branches traditionnelles et confirme la poursuite de la transformation progressive de l’appareil industriel marocain.

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