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Légère hausse des prix à la production industrielle en mars 2026
Parmi les secteurs ayant contribué à cette hausse figurent les industries alimentaires, dont les prix ont progressé de 0,8%. Cette variation constitue le principal facteur de la tendance globale observée
L’indice des prix à la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 0,2% en mars 2026 par rapport à février, selon le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution résulte principalement de l’augmentation des prix dans plusieurs branches industrielles, tandis que les secteurs extractif, énergétique et de distribution d’eau sont restés stables.
Une progression modérée dans les industries manufacturières
En mars 2026, les prix à la production dans les industries manufacturières hors raffinage de pétrole ont connu une augmentation limitée de 0,2% en variation mensuelle. Cette progression s’inscrit dans une dynamique modérée, marquée par des évolutions contrastées selon les branches.
Parmi les secteurs ayant contribué à cette hausse figurent les industries alimentaires, dont les prix ont progressé de 0,8%. Cette variation constitue le principal facteur de la tendance globale observée. D’autres branches ont également enregistré des augmentations, bien que plus modestes, notamment la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques avec une hausse de 0,3%, la métallurgie avec 0,2% et l’industrie de l’habillement avec 0,1%.
Ces évolutions traduisent des ajustements sectoriels différenciés, dans un contexte où les variations restent globalement contenues.
Des baisses limitées dans certains segments
À l’inverse, certaines branches ont connu des reculs, bien que marginaux. L’industrie automobile affiche ainsi une baisse de 0,1% de ses prix à la production au cours de la période considérée.
Pour la majorité des autres secteurs manufacturiers, les indices sont restés stables. C’est notamment le cas des industries textiles, de la fabrication de boissons, du tabac, du cuir, du papier et du carton, ainsi que des industries chimiques et pharmaceutiques. Cette stabilité reflète une absence de variation notable des coûts ou des prix dans ces segments.
L’ensemble de ces évolutions souligne une relative stabilité du tissu industriel, avec des ajustements ponctuels plutôt qu’un mouvement généralisé à la hausse ou à la baisse.
Stagnation dans les secteurs extractif et énergétique
En dehors des industries manufacturières, les autres grands secteurs de production n’ont pas enregistré de variation au cours du mois de mars 2026. Les indices des prix à la production dans les industries extractives sont restés inchangés, tant pour l’extraction d’hydrocarbures que pour les minerais métalliques et les autres activités extractives.
De même, les secteurs de la production et de la distribution d’électricité ainsi que de l’eau n’ont connu aucune évolution de leurs indices. Ces niveaux constants traduisent une stabilité des prix dans ces domaines, au moins sur la période mensuelle observée.
Cette absence de variation dans les secteurs énergétiques et extractifs contribue à contenir l’évolution globale de l’indice des prix à la production.
Des niveaux différenciés selon les branches
L’analyse des indices par branche met en évidence des niveaux de prix différenciés selon les activités. Les industries manufacturières hors raffinage de pétrole atteignent un indice de 118,4 en mars 2026, contre 118,2 le mois précédent.
Certaines branches affichent des niveaux plus élevés, comme les industries alimentaires avec un indice de 121,3 ou la métallurgie à 118,7. D’autres secteurs se situent à des niveaux inférieurs, notamment la fabrication de produits en caoutchouc et plastique ou l’industrie pharmaceutique.
Ces écarts reflètent les spécificités propres à chaque branche, qu’il s’agisse des coûts de production, des matières premières ou des conditions de marché. Ils traduisent également la diversité structurelle du secteur industriel.
Dans l’ensemble, les données du mois de mars 2026 confirment une évolution modérée des prix à la production, caractérisée par une légère hausse dans certaines activités manufacturières et une stabilité dans les autres secteurs.