Actu
Loukkos : les barrages frôlent la saturation après les dernières pluies, plus de 11 milliards de m3 de retenues à l’échelle nationale
Pour les autorités hydrauliques, la priorité reste désormais la gestion optimale des excédents afin de prévenir tout risque de crue et de valoriser durablement ces ressources retrouvées.
La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma enregistre une situation hydrique exceptionnelle. Les barrages relevant du bassin du Loukkos dépassent désormais 94 % de remplissage, confirmant l’impact décisif des précipitations récentes et offrant des perspectives rassurantes pour l’alimentation en eau et l’agriculture.
Un niveau historique pour le nord
Selon les données actualisées de la plateforme Maa dialna du ministère de l’Équipement et de l’Eau, les réserves hydriques des barrages du bassin du Loukkos ont atteint 94,2 % au 16 février. Le volume global stocké s’élève à 1.802,6 millions de mètres cubes, un niveau particulièrement élevé pour cette période de l’année.
Sept barrages affichent désormais un remplissage total. Il s’agit notamment d’Oued El Makhazine, principal ouvrage hydraulique de la région avec plus de 672 millions de mètres cubes, mais aussi de Charif Al Idrissi, Smir et Ibn Battouta. Les barrages Moulay El Hassan Ben El Mahdi, Chefchaouen et Nakhla ont également atteint leur capacité maximale.
Des retenues presque pleines
Trois autres infrastructures approchent également la saturation. Dar Khrofa affiche 98 % de remplissage, Kharroub 97 % et Tanger Med 95 %. Ces niveaux témoignent de l’importance des apports hydriques enregistrés ces dernières semaines dans le nord du pays.
Les barrages restants connaissent eux aussi une amélioration notable. Le barrage 9 Avril 1947 atteint 71 %, celui de Mohamed Ben Abdelkrim Al Khattabi 57 %, tandis que Joumoua s’établit à 30 %. Même les retenues historiquement moins alimentées ont donc bénéficié des précipitations récentes.
Impact national et perspectives
Au niveau national, la situation hydrique s’améliore également. L’ensemble des grands barrages du Royaume totalise plus de 11,8 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage avoisinant 70,6 %. Une évolution qui marque une rupture avec les années de sécheresse successives.
Cette abondance ouvre des perspectives positives pour l’irrigation agricole, la sécurité hydrique et l’approvisionnement urbain, notamment dans les grandes villes du nord. Elle permettra aussi de reconstituer les nappes phréatiques et de réduire la pression sur les ressources souterraines.
Pour les autorités hydrauliques, la priorité reste désormais la gestion optimale des excédents afin de prévenir tout risque de crue et de valoriser durablement ces ressources retrouvées.