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Rabat accueille un atelier sur la gouvernance des migrations
L’atelier s’articule autour de quatre axes majeurs qui couvrent l’ensemble des dimensions de la gouvernance des migrations. Il s’agit de la gouvernance de l’information et de la coordination consulaire, du retour volontaire et de la réintégration, de la protection et de l’inclusion des migrants, ainsi que de la diplomatie de proximité et de l’engagement communautaire.
Un atelier de concertation diplomatique et communautaire consacré à la gouvernance des migrations s’est ouvert à Rabat, réunissant représentants diplomatiques et acteurs institutionnels. Organisée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM-Maroc) en partenariat avec la Fondation diplomatique, cette rencontre vise à renforcer la coordination, promouvoir une approche intégrée et consolider le rôle du Maroc comme acteur clé de la gestion migratoire à l’échelle régionale et internationale.
Une plateforme de dialogue pour une gouvernance concertée
Les travaux de cet atelier, qui se tiennent sur deux jours, rassemblent à Rabat plusieurs représentants du corps diplomatique accrédité ainsi que des acteurs engagés dans les questions migratoires. L’initiative ambitionne de poser les bases d’un cadre de concertation durable entre les institutions, les partenaires internationaux et les organisations de la société civile.
Portée conjointement par l’OIM-Maroc et la Fondation diplomatique, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à structurer un dialogue opérationnel autour des enjeux migratoires. Elle entend également favoriser une meilleure coordination entre les différents intervenants, en mettant en place des mécanismes de consultation élargis et pérennes.
Quatre axes pour structurer l’action migratoire
L’atelier s’articule autour de quatre axes majeurs qui couvrent l’ensemble des dimensions de la gouvernance des migrations. Il s’agit de la gouvernance de l’information et de la coordination consulaire, du retour volontaire et de la réintégration, de la protection et de l’inclusion des migrants, ainsi que de la diplomatie de proximité et de l’engagement communautaire.
Ces axes traduisent la volonté d’adopter une approche globale, intégrant les défis liés à l’inclusion socio-économique des migrants, à la reconnaissance de leurs compétences et à la promotion de la coopération Sud-Sud. L’objectif est de dépasser une vision fragmentée de la migration pour privilégier une gestion intégrée, adaptée aux réalités contemporaines.
Le Maroc, un modèle en mutation
S’exprimant lors de l’ouverture, le président de la Fondation diplomatique, Abdelati Habek, a souligné l’importance de cette initiative dans le renforcement de la coopération multilatérale. Il a indiqué que cet atelier constitue une étape supplémentaire vers la mise en place d’un dispositif de concertation élargi, réunissant l’ensemble des parties prenantes de la gouvernance migratoire.
Selon lui, le Maroc s’impose aujourd’hui comme un acteur stratégique et un modèle de référence en matière de gestion des migrations. Le Royaume a su évoluer d’un pays de transit vers un pays d’accueil, notamment pour les migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Cette transformation s’inscrit dans une politique migratoire globale fondée sur une approche humanitaire, conciliant souveraineté nationale et respect des droits humains.
- Habek a également rappelé les efforts déployés pour favoriser l’intégration des migrants, notamment à travers des campagnes de régularisation et l’accès aux services essentiels tels que l’éducation, la santé, l’emploi et la protection sociale. Ces initiatives s’inscrivent dans le respect des engagements internationaux du Maroc et dans le cadre de son ancrage africain.
Protection, retour et intégration : des enjeux complémentaires
De son côté, le chef de mission adjoint de l’OIM-Maroc, Johann Barbé, a mis en avant les objectifs opérationnels de cet atelier, centrés sur l’assistance aux migrants à court et à long terme. À court terme, l’accent est mis sur la protection des migrants, la satisfaction de leurs besoins immédiats et la garantie de leurs droits.
À plus long terme, deux perspectives sont envisagées. La première concerne le retour volontaire dans les pays d’origine, accompagné de dispositifs de réintégration durable. La seconde porte sur l’intégration des migrants dans les sociétés d’accueil, en valorisant leurs compétences en fonction des besoins économiques nationaux.
Vers une coopération renforcée et durable
Le programme de l’atelier comprend plusieurs thématiques clés, notamment la reconnaissance des compétences et l’employabilité des migrants, la coopération Sud-Sud, l’intégration socio-économique et la coordination transnationale. Autant de sujets qui traduisent la complexité des enjeux migratoires et la nécessité d’y répondre de manière concertée.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent consolider une gouvernance migratoire plus inclusive, efficace et adaptée aux mutations actuelles. L’enjeu est de faire de la migration un levier de développement partagé, fondé sur la coopération, la solidarité et la valorisation du potentiel humain.