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Réformes institutionnelles, soutien aux jeunes candidats et coopération en conseil de gouvernement
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas
Réuni à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs textes réglementaires portant notamment sur le soutien financier aux jeunes candidats aux législatives, la définition des missions des magistrats de liaison et l’instauration d’une charte de déontologie pour les Chambres de commerce, indique le ministre chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas. Le conseil a également pris connaissance d’accords internationaux liés au tourisme et à la coopération militaire, tout en validant plusieurs nominations à de hautes fonctions.
Soutien aux jeunes candidats et ajustements législatifs
Le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret fixant les conditions d’octroi d’un soutien financier public en faveur des listes de candidature présentées par des candidats âgés de 35 ans au plus lors des élections législatives. Présenté par le ministère de l’Intérieur, ce texte s’inscrit dans une démarche visant à encourager la participation politique des jeunes et à faciliter leur accès aux responsabilités électives.
Le dispositif concerne les candidats engagés dans les circonscriptions locales ou régionales, qu’ils soient indépendants ou affiliés à des formations politiques. Il précise les modalités de versement de ce soutien, traduisant une volonté de renforcer l’inclusion générationnelle dans le processus électoral.
En parallèle, le Conseil a examiné un projet de loi relatif à l’Office national des œuvres universitaires sociales et culturelles. Ce texte, qui vise à modifier et compléter le cadre juridique existant, a toutefois été reporté à une réunion ultérieure pour approfondissement.
Renforcement de la coopération judiciaire et des cadres institutionnels
Sur le plan judiciaire, l’Exécutif a adopté un projet de décret encadrant les missions des magistrats de liaison, ainsi que les procédures de leur sélection et de leur nomination. Ce dispositif s’inscrit dans la mise en œuvre de la législation relative au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et répond à l’importance croissante de ces profils dans le développement de la coopération internationale.
Les magistrats de liaison jouent un rôle clé dans la coordination entre les systèmes judiciaires, facilitant l’échange d’informations, le suivi des dossiers transnationaux et la mise en œuvre de programmes de coopération technique. Le texte adopté vise à structurer davantage cette fonction et à renforcer son efficacité dans un contexte marqué par l’intensification des échanges juridiques à l’échelle internationale.
Dans le même registre institutionnel, le Conseil a approuvé un projet de décret instituant une charte de déontologie pour les membres des Chambres de commerce, d’industrie et de services. Cette charte définit un ensemble de règles et de valeurs destinées à encadrer les relations internes ainsi que les interactions avec les autres instances, dans une optique de transparence et de bonne gouvernance.
Accords internationaux et ancrage continental
Le Conseil de gouvernement a également pris connaissance de plusieurs accords internationaux, illustrant la dynamique d’ouverture et de coopération du Maroc.
Parmi ces accords figure celui conclu avec l’Organisation mondiale du tourisme, relatif à l’établissement au Maroc d’un bureau thématique dédié à l’innovation en Afrique. Signé à Marrakech en janvier 2025, cet accord vise à positionner le Royaume comme un hub régional en matière d’innovation touristique. Un second texte, portant sur les modalités financières et administratives de ce bureau, a été conclu à Ségovie en mai de la même année. L’ensemble doit faire l’objet d’un projet de loi d’approbation.
Dans le domaine sécuritaire, le Conseil a pris acte d’un accord de coopération militaire entre le Maroc et la Gambie, signé à Rabat en octobre 2025. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales et de la coopération sud-sud, notamment en matière de formation, d’échanges d’expertise et de coordination stratégique.
Nominations à de hautes fonctions et gestion des compétences
La réunion a été marquée par l’approbation de plusieurs nominations à des postes de responsabilité au sein de différents départements ministériels. Ces désignations concernent des secteurs clés tels que la santé, l’enseignement supérieur, l’agriculture et la jeunesse.
Au ministère de la Santé et de la Protection sociale, de nouveaux responsables, Zakaria Chiki et Abdellah Mellouki ont été nommés à la tête des instituts de formation paramédicale à Rabat et Tanger, renforçant ainsi les capacités de formation dans un secteur en mutation. Dans le domaine de la pêche maritime, la nomination de Abderrahmane Elyazidi a été actée à la direction de l’Institut supérieur des pêches maritimes, relevant du ministère de l’Agriculture.
Le secteur de l’enseignement supérieur a également été concerné, avec la désignation de M’Barka El Ghazali nouvelle directrice à la tête de l’École nationale de commerce et de gestion de Casablanca, dans un contexte de transformation des modèles de formation et d’adaptation aux exigences du marché.
Enfin, au sein du département de la Jeunesse, de Anouar Al-Azhari a été nommé au poste d’inspecteur général.