Santé et innovation : un partenariat entre le Maroc et AstraZeneca pour renforcer la recherche clinique

Santé et innovation : un partenariat entre le Maroc et AstraZeneca pour renforcer la recherche clinique

L’accord établit un cadre global de coopération visant à accompagner les priorités nationales en matière de santé publique et à soutenir le développement de la recherche clinique. Il prévoit également de renforcer les capacités du système de santé à travers des partenariats avec des acteurs internationaux spécialisés dans la recherche et l’innovation

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Le ministère de la Santé et de la Protection sociale et le groupe AstraZeneca ont signé, mardi à Casablanca, un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération en matière de santé publique, de recherche clinique et d’innovation. Conclu dans le cadre de la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, cet accord porte sur le développement de programmes de dépistage, l’intégration des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, ainsi que la formation des professionnels de santé.

Un accord stratégique dans un contexte de transformation du système de santé

La signature du mémorandum d’entente entre le ministère de la Santé et AstraZeneca s’inscrit dans une dynamique de transformation du système de santé au Maroc. La cérémonie, présidée à Casablanca par le ministre Amine Tehraoui, s’est tenue en marge de la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, organisée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI.

Cet accord établit un cadre global de coopération visant à accompagner les priorités nationales en matière de santé publique et à soutenir le développement de la recherche clinique. Il prévoit également de renforcer les capacités du système de santé à travers des partenariats avec des acteurs internationaux spécialisés dans la recherche et l’innovation.

La démarche s’inscrit dans un contexte marqué par la mise en œuvre du chantier de généralisation de la protection sociale et de la couverture sanitaire universelle. Elle repose sur une articulation entre modernisation des infrastructures, développement du capital humain et intégration progressive des outils numériques.

Des axes de coopération centrés sur la recherche et le numérique

Le partenariat entre les deux parties couvre plusieurs domaines considérés comme prioritaires. Il prévoit notamment l’intensification des programmes de dépistage et de détection précoce des maladies chroniques, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des patients et de réduire les complications associées.

L’accord met également l’accent sur le développement de solutions numériques innovantes, reposant sur des parcours de soins intégrant les technologies d’intelligence artificielle. Ces outils visent à optimiser l’organisation des soins, à améliorer le suivi des patients et à renforcer l’efficacité des interventions médicales.

Un autre volet porte sur la production et l’exploitation de données issues de la vie réelle. Ces données doivent contribuer à orienter les décisions en matière de santé publique et à soutenir les études cliniques, en permettant une meilleure compréhension des pathologies et des réponses aux traitements.

En parallèle, le mémorandum prévoit le renforcement de la formation continue des professionnels de santé, notamment dans les domaines liés au numérique, à l’innovation et à la recherche. Cette dimension vise à accompagner les évolutions technologiques et à adapter les compétences aux nouveaux besoins du secteur.

Une extension envisagée des initiatives de santé cardiovasculaire

Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties entendent explorer les possibilités d’extension de l’initiative “Santé cardiaque en Afrique”. Cette plateforme vise à améliorer la prise en charge des maladies cardiovasculaires et rénales, qui figurent parmi les principales causes de morbidité.

Le programme repose sur des modèles de soins intégrés, combinant services de proximité, solutions digitales et recherches de terrain. Il ambitionne de renforcer l’accès aux soins, d’améliorer le diagnostic et de développer des approches adaptées aux contextes locaux.

Cette orientation illustre la volonté de développer des dispositifs articulant innovation technologique et interventions de terrain, afin de répondre aux besoins de santé publique de manière plus ciblée. Elle s’inscrit également dans une logique de coopération régionale, en lien avec les enjeux sanitaires du continent africain.

Une convergence entre acteurs publics et privés autour de l’innovation

Les responsables impliqués dans ce partenariat ont souligné l’importance de la collaboration entre institutions publiques et acteurs privés dans le développement du secteur de la santé. Le ministre Amine Tehraoui a indiqué que la transformation du système national repose notamment sur l’ouverture à des partenariats stratégiques, en particulier dans le domaine de la recherche et du développement.

La signature de ce mémorandum intervient dans le cadre de GITEX Future Health Africa Morocco, un événement co-organisé par le ministère de la Santé, la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé et KAOUN International. Placée sous le thème de la digitalisation des soins de santé en Afrique, cette manifestation ambitionne de favoriser les échanges et les partenariats entre décideurs, investisseurs et acteurs du secteur.

L’événement s’inscrit dans une dynamique visant à accélérer la transition vers des systèmes de santé intégrés, digitalisés et fondés sur l’exploitation des données, en lien avec les évolutions technologiques et les besoins croissants en matière de soins.

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