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Secteur tertiaire : des perspectives prudentes mais orientées à la hausse au début de 2026
Environ 22 % des grossistes prévoient une augmentation du volume global des ventes, tandis que 68 % anticipent une stabilité. Cette évolution devrait être soutenue par la progression attendue dans plusieurs segments, notamment le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
Les dernières enquêtes de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan, probablement réalisées avec le début de la guerre d’Iran, dressent un tableau nuancé de l’activité dans le secteur tertiaire au Maroc. Si le quatrième trimestre 2025 a été marqué par un ralentissement dans plusieurs branches des services marchands non financiers, les anticipations pour le premier trimestre 2026 laissent entrevoir une amélioration progressive de l’activité. Les entreprises restent néanmoins prudentes, privilégiant des perspectives de stabilité en matière de demande, d’emploi et de commandes.
Des perspectives de reprise dans les services marchands
Selon la note de conjoncture publiée par le Haut-Commissariat au Plan, les anticipations des chefs d’entreprise opérant dans les services marchands non financiers indiquent une tendance globalement positive pour le premier trimestre 2026.
Près de 36 % des dirigeants interrogés anticipent une augmentation de l’activité globale, tandis que 14 % seulement prévoient une baisse. Cette évolution serait principalement portée par la dynamique attendue dans certaines branches du transport et de la logistique.
Les secteurs des transports terrestres et par conduites, ainsi que ceux de l’entreposage et des services auxiliaires des transports, devraient en effet enregistrer une progression de leur activité. Ces segments apparaissent aujourd’hui comme des moteurs importants du secteur, dans un contexte marqué par la reprise des flux commerciaux et logistiques.
En revanche, d’autres activités pourraient connaître un ralentissement au début de l’année. C’est notamment le cas du transport maritime, des activités de location et location-bail, ainsi que de certaines activités immobilières.
Des attentes marquées par la prudence
Malgré ces perspectives de progression, les chefs d’entreprise restent globalement prudents dans leurs prévisions.
Concernant la demande, 63 % d’entre eux anticipent une stabilité au cours du premier trimestre 2026, tandis que 28 % tablent sur une hausse. Cette prudence se reflète également dans les anticipations relatives à l’emploi.
Selon l’enquête du HCP, 61 % des dirigeants prévoient une stabilité des effectifs employés, alors que 22 % envisagent une augmentation. Ces données témoignent d’une approche mesurée de la part des entreprises, qui privilégient la consolidation de leurs activités avant d’engager des recrutements plus significatifs.
Le taux d’utilisation des capacités de prestation du secteur s’est établi à 74 % au quatrième trimestre 2025. Les carnets de commandes sont restés globalement à un niveau jugé normal par 84 % des chefs d’entreprise, signe d’une activité relativement stable malgré certaines fluctuations sectorielles.
Une fin d’année 2025 marquée par des contrastes
Les données relatives au quatrième trimestre 2025 illustrent un contexte économique contrasté dans les services marchands non financiers.
Près de 49 % des chefs d’entreprise ont signalé une baisse de l’activité, contre 34 % qui ont déclaré une progression. Ce recul s’explique principalement par le ralentissement observé dans les secteurs des télécommunications, du transport aérien et des activités de location.
À l’inverse, certaines branches ont enregistré des performances plus favorables. Les activités d’hébergement et de restauration, ainsi que les transports terrestres et les services logistiques, ont contribué à soutenir l’activité globale du secteur.
L’emploi est resté relativement stable sur cette période. Environ 23 % des entreprises ont indiqué une augmentation de leurs effectifs, tandis que 60 % ont fait état d’une stabilité.
Les investissements réalisés en 2025 ont été principalement consacrés au renouvellement d’une partie des équipements et à l’extension des activités. Selon le HCP, 83 % des entreprises du secteur ont orienté leurs dépenses vers ces deux objectifs.
Commerce de gros : des ventes attendues en légère progression
Dans le secteur du commerce de gros, les anticipations pour le premier trimestre 2026 indiquent également une évolution globalement favorable, bien que modérée.
Environ 22 % des grossistes prévoient une augmentation du volume global des ventes, tandis que 68 % anticipent une stabilité. Cette évolution devrait être soutenue par la progression attendue dans plusieurs segments, notamment le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
Les ventes de biens domestiques ainsi que celles de produits agricoles bruts et d’animaux vivants devraient également contribuer à cette dynamique.
En revanche, certaines branches pourraient connaître un ralentissement, notamment le commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication ainsi que certaines activités spécialisées.
Les commandes prévues pour le premier trimestre devraient rester à un niveau normal selon 79 % des chefs d’entreprise. Sur le plan de l’emploi, 21 % des grossistes envisagent une hausse des effectifs, tandis que 77 % anticipent une stabilité.
Une activité stable dans le commerce en 2025
Les résultats du quatrième trimestre 2025 confirment une activité relativement stable dans le commerce de gros.
Selon le HCP, 26 % des grossistes ont constaté une augmentation des ventes sur le marché local, alors que 62 % ont signalé une stabilité.
Cette progression a été principalement soutenue par la hausse des ventes dans le commerce d’équipements de l’information et de la communication, ainsi que dans celui des équipements industriels et d’autres segments spécialisés.
Les stocks de marchandises sont restés à un niveau jugé normal par 88 % des entreprises. L’emploi a également connu une forte stabilité, avec 86 % des entreprises déclarant un maintien de leurs effectifs.
En ce qui concerne les prix de vente, 32 % des grossistes ont observé une baisse, tandis que 66 % ont indiqué une stabilité.
Ces indicateurs traduisent un climat économique marqué par une relative prudence des opérateurs, mais également par des perspectives d’amélioration progressive au début de l’année 2026.