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SIAM 2026 : l’essentiel d’une vitrine des dynamiques agricoles, institutionnelles et territoriales
Le Roi Mohammed VI a offert un dîner en l’honneur des invités et participants du salon, présidé par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch
A la 18e édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, tenue à Meknès, plusieurs initiatives ont été annoncées, allant du renforcement des partenariats stratégiques à la promotion de l’innovation et de la durabilité dans le secteur agricole. La manifestation a également été marquée par un dîner offert par le Roi Mohammed VI en l’honneur des participants, ainsi que par la signature d’accords structurants, des actions de sensibilisation, des avancées en matière d’inclusion financière et des efforts en faveur de la souveraineté alimentaire.
Une mobilisation institutionnelle autour du SIAM
Le Roi Mohammed VI a offert un dîner en l’honneur des invités et participants du salon, présidé par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch. Cette réception a réuni des responsables nationaux, des représentants de pays africains, ainsi que des membres du corps diplomatique, traduisant la dimension internationale du SIAM.
Lors de cette soirée, des trophées ont été remis aux meilleures unités de production agricole, distinguées à la fois par région et par filière, ainsi qu’aux contributions les plus remarquées dans les différents pôles du salon. Ces distinctions visent à valoriser les initiatives contribuant au développement du secteur et à la consolidation de la sécurité alimentaire.
La 18e édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc a confirmé son statut de plateforme centrale pour les politiques agricoles nationales et les coopérations internationales. Organisé à Meknès, cet événement a rassemblé un large éventail d’acteurs institutionnels, économiques et diplomatiques, illustrant l’importance stratégique du secteur agricole dans les priorités du Royaume.
Partenariats stratégiques et financement du secteur
Le SIAM 2026 a été marqué par la signature de plusieurs accords structurants, notamment par le Groupe Crédit Agricole du Maroc, qui a conclu cinq conventions avec des partenaires nationaux et internationaux. Ces accords couvrent des domaines clés tels que l’éducation financière en milieu rural, la transition écologique des filières agricoles et la coopération internationale.
Un dispositif d’éducation financière a ainsi été lancé dans la région de l’Oriental, visant à accompagner 10.000 bénéficiaires à travers des sessions de formation étalées sur trois ans. L’objectif est de renforcer l’inclusion financière, en particulier pour les jeunes et les femmes, tout en soutenant le développement territorial.
Dans le domaine de la transition verte, un partenariat avec la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural vise à structurer des mécanismes de financement durables, destinés à renforcer la résilience climatique des exploitations agricoles.
Sur le plan international, un accord a été signé avec l’institution italienne Cassa Depositi e Prestiti pour financer des projets liés à l’agriculture, aux énergies renouvelables et aux infrastructures durables. Par ailleurs, une collaboration avec le Fonds international de développement agricole a été engagée pour soutenir la réduction de la pauvreté rurale et promouvoir des initiatives en faveur de l’agriculture durable.
Innovation, durabilité et inclusion au cœur des priorités
Le salon a également mis en lumière les enjeux liés à la durabilité et à l’innovation dans le secteur agricole. Une campagne de sensibilisation à l’efficacité énergétique a été organisée au profit des élèves, visant à encourager l’adoption de comportements responsables en matière de consommation d’énergie.
Dans le domaine de la transformation numérique, une déclaration conjointe a été signée pour accélérer l’intégration des technologies digitales et de l’intelligence artificielle dans l’agriculture. Cette initiative ambitionne de renforcer la compétitivité du secteur et d’apporter des solutions innovantes aux défis liés à la gestion des ressources.
L’Institut national de la recherche agronomique a, de son côté, mis en avant l’agroforesterie comme levier de résilience face aux changements climatiques. Cette approche, qui consiste à intégrer l’arbre dans les systèmes agricoles, permet d’améliorer la fertilité des sols, de restaurer les cycles hydriques et de diversifier les sources de revenus des agriculteurs.
Par ailleurs, des partenariats ont été conclus pour promouvoir l’agriculture de conservation et le semis direct, avec pour objectif de renforcer la durabilité des pratiques agricoles et d’améliorer la productivité.
Coopération régionale et développement territorial
Au-delà des initiatives nationales, le SIAM a également été l’occasion de renforcer la coopération internationale, notamment avec la signature d’un accord entre le Maroc et le Cameroun dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture. Cet accord vise à promouvoir le développement durable des ressources halieutiques et à renforcer les échanges entre les deux pays.
Sur le plan interne, des efforts ont été engagés pour accompagner les coopératives agricoles, à travers un partenariat entre plusieurs institutions nationales. L’objectif est de professionnaliser ces structures, d’améliorer leur gouvernance et de faciliter leur accès aux marchés.
La région Rabat-Salé-Kénitra a, quant à elle, mis en avant la diversité de son potentiel agricole, en exposant une large gamme de produits du terroir et en valorisant ses filières végétales et animales. Cette participation reflète l’importance du développement territorial dans la stratégie agricole nationale.
Enfin, les discussions ont également porté sur les enjeux de l’inclusion financière en milieu rural. Si des progrès ont été enregistrés, notamment avec une couverture de 60 % en points d’accès aux services financiers, des disparités persistent, appelant à intensifier les efforts pour réduire les inégalités territoriales.
Dans ce contexte, la filière laitière apparaît comme un pilier stratégique de la souveraineté alimentaire, avec une production en hausse et un taux d’autosuffisance proche de 100 % pour certains produits de base.
À travers l’ensemble de ces initiatives, le SIAM 2026 confirme son rôle de catalyseur des transformations du secteur agricole, en conjuguant innovation, durabilité, inclusion et coopération.