Souss-Massa inaugure son Groupement Sanitaire Territorial

Souss-Massa inaugure son Groupement Sanitaire Territorial

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Agadir le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Souss-Massa

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Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présidé à Agadir le premier Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la région Souss-Massa. Cette réunion a permis d’adopter les principaux instruments de gouvernance de la nouvelle structure, dont le budget 2026, le programme d’action pour 2026-2027, l’organigramme et le statut-type des professionnels de santé. Le lancement effectif du groupement est prévu en août 2026.

Une nouvelle structure régionale pour piloter l’offre de santé

La réforme du système national de santé franchit une nouvelle étape avec la mise en place du Groupement Sanitaire Territorial de Souss-Massa. Après les expériences engagées dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et de Rabat-Salé-Kénitra, le gouvernement poursuit le déploiement progressif de ce nouveau modèle de gouvernance destiné à restructurer l’organisation des soins à l’échelle régionale.

Réuni à Agadir sous la présidence d’Aziz Akhannouch, le premier Conseil d’administration du GST de Souss-Massa a validé les principaux documents nécessaires à son fonctionnement. Les membres ont adopté le budget de l’exercice 2026, approuvé le programme d’action pour les années 2026 et 2027, ainsi que l’organigramme de la nouvelle structure et le statut-type applicable aux professionnels de santé qui en relèveront.

Selon les responsables du projet, le Groupement Sanitaire Territorial vise à instaurer une gestion plus intégrée du système de santé régional en renforçant la coordination entre les différents établissements, tout en tenant compte des besoins spécifiques des populations et des réalités territoriales.

Vers une nouvelle gouvernance régionale de la santé

Dans son intervention, Aziz Akhannouch a souligné que le déploiement des Groupements Sanitaires Territoriaux s’inscrit dans le cadre de la réforme globale du secteur de la santé engagée au niveau national. Cette démarche ambitionne d’améliorer l’organisation des services, de renforcer la qualité des soins et de fluidifier le parcours thérapeutique des patients.

Le chef du gouvernement a mis en avant le rôle central de la région dans ce nouveau dispositif. L’objectif est de faire de chaque territoire une véritable unité de planification, de mise en œuvre et d’évaluation des politiques sanitaires. Dans cette logique, les établissements de santé sont appelés à fonctionner comme les composantes d’un parcours coordonné de prise en charge plutôt que comme des structures isolées.

La réforme entend également favoriser une meilleure répartition des ressources et renforcer l’équité dans l’accès aux soins. Les autorités considèrent que cette organisation régionale doit permettre une adaptation plus fine des réponses sanitaires aux besoins locaux, dans le prolongement du chantier de la régionalisation avancée.

Souss-Massa, un pôle sanitaire en pleine évolution

La réunion a aussi été l’occasion de rappeler l’importance croissante de la région Souss-Massa au sein du système national de santé. Portée par une dynamique démographique et économique soutenue, la région constitue aujourd’hui un territoire stratégique pour le développement de l’offre de soins.

Les responsables ont notamment mis en avant le rôle du Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI d’Agadir, entré en service en 2025. Doté d’une capacité de 867 lits, cet établissement dessert près de trois millions d’habitants de Souss-Massa et des régions voisines.

Le CHU est également présenté comme un établissement de référence sur le plan technologique. Il est notamment équipé d’un système de chirurgie robotique permettant la réalisation d’interventions mini-invasives assistées par imagerie tridimensionnelle.

Parallèlement, les autorités ont annoncé le lancement, avant la fin de l’année, des travaux de reconstruction et de modernisation du Centre Hospitalier Régional Hassan II d’Agadir. Cet établissement disposera à terme d’une capacité de 450 lits et viendra renforcer les infrastructures hospitalières de la région.

Ressources humaines, médecine de famille et numérique au cœur du projet

Le directeur général du Groupement Sanitaire Territorial de Souss-Massa, Tarik El Harti, a présenté les principales orientations organisationnelles et financières de la nouvelle structure. Il a insisté sur l’importance de la gouvernance médicale, considérée comme un élément déterminant pour la réussite de cette transformation institutionnelle.

Selon lui, le programme médical régional constituera désormais le cadre de référence pour la planification de l’offre de soins, l’organisation des parcours thérapeutiques et la coordination entre les différents niveaux de prise en charge, qu’ils soient primaires, hospitaliers ou universitaires.

Une place particulière est accordée à la médecine de famille, appelée à jouer le rôle de porte d’entrée du système de santé. Cette approche vise à améliorer l’orientation des patients, à limiter les recours inappropriés aux structures hospitalières et à rationaliser l’accès aux spécialités médicales.

Les participants ont également souligné l’importance du développement des ressources humaines. La formation continue, l’amélioration de l’attractivité des territoires pour les médecins et les professionnels paramédicaux ainsi que la fidélisation des compétences figurent parmi les priorités identifiées.

Enfin, la réunion a mis en avant la nécessité d’accélérer la mise en place d’un système d’information sanitaire intégré. Les responsables considèrent le numérique comme un outil essentiel pour améliorer le suivi des patients, renforcer les capacités de pilotage du système de santé et optimiser la gestion des ressources disponibles.

Avec le lancement annoncé du Groupement Sanitaire Territorial en août 2026, la région Souss-Massa s’apprête ainsi à expérimenter une nouvelle organisation de la santé publique fondée sur l’intégration des services, la coordination des acteurs et une gestion régionalisée des soins.

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