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Toumliline : droit de réponse de Mme Radi
La présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir, Lamia Radi. (Photo MAP)
Suite l’article de Quid.ma sur les Rencontres internationales de Toumliline 2026, intitulé Toumliline, une mémoire qui ne peut se construire sans ceux qui la portent, nous avons reçu de Mme Lamia Radi, Présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir un long droit de réponse dans laquelle elle qualifie cet article de « hâtif, (d’)anonyme, de mauvaise foi, qui présente une image volontairement tronquée de cette rencontre historique. » Nous le publions intégralement tel que nous l’avons reçu. Le lecteur trouvera en PS les observations de la Rédaction.
‘’Faisant suite à l’article, non signé, publié le 08 juillet 2026 sous le titre « Toumliline, une mémoire qui ne peut se construire sans ceux qui la portent », j’ai l’honneur, au nom de la Fondation Mémoires pour l’Avenir, de vous faire parvenir le droit de réponse suivant :
‘’L’auteur anonyme suggère, dans le titre de cet article, que cette rencontre s’est faite « sans ceux qui (…) portent » la mémoire de Toumliline. Contrairement à cette affirmation, cette rencontre a été construite autour de la présence d’anciens de Toumliline qui portent cette mémoire : ainsi, le public a pu assister à des retrouvailles émouvantes entre le Pr. Jamila Buret, Fille du Hajj Abderrahmane Buret et présente aux Rencontres de Toumliline en 1956 et 1957, le Pr. Naima Lahbil, fille de M’Barek Bekkai, acteur historique de la création des Rencontres Internationales de Toumliline, Mickael Levinas, fils du Professeur Emmanuel Levinas, venu à Toumliline en 1957, Raphaël Chouraqui, neveu d’André Chouraqui, Pablo Pernot fils de l’ancien moine Père Placide, ainsi que la présence de nombreux anciens de Toumliline, anciens élèves de l’internat, Omar Dach, Moha Dach, Mohammed Taifi, Mohammed Arrouch, Mohammed Outaleb, Driss Boulakhrif, Benaissa Outahount, qui ont tous pris la parole pour apporter leur témoignage.
‘’L’article en question indique que « Les académiciens ont été absents des panels et leur animation est restée concentrée entre les mains de la présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir, Lamia Radi » et que « Le contraste est saisissant. L’Académie, qui a accueilli la rencontre, en a assuré la logistique et le financement, s’est retrouvée pratiquement en marge des échanges ».
‘’Sauf à avoir écrit un article sans avoir suivi les débats ou à être de mauvaise foi, l’auteur de cette article ne peut ignorer que l’Académie du Royaume du Maroc a été pleinement active pendant la Rencontre, avec la participation vidéo de Monsieur André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi Que Dieu L’Assiste et académicien, retenu à l’étranger, la participation du Professeur Mohammed Sghir Janjar, académicien, et les présences de MMs Rahma Bourquia, Présidente du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) et académicienne, et Aziza Bennani, ancienne Secrétaire d’Etat, Ambassadrice et académicienne, qui a eu le plaisir, à cette occasion, d’évoquer ses souvenirs d’enfance avec les Français Libéraux et de retrouver des amitiés anciennes. L’absence de M. Le Secrétaire Perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, pour raisons de santé, prévue dans le programme, a été explicitée publiquement lors de la cérémonie d’ouverture de la Rencontre.
L’article cité ci-dessus présente ainsi la participation de l’Académie du Royaume du Maroc comme un seul soutien financier et sa mise à l’écart pour le reste des activités, suggérant que le Fondation Mémoires pour l’Avenir aurait mis à l’écart l’Académie du Royaume du Maroc. Outre le fait que cette analyse est infamante pour la Fondation Mémoires pour l’Avenir comme pour l’Académie du Royaume du Maroc, en réalité, cette rencontre historique a été mise en place grâce à un partenariat avancé entre l’Académie du Royaume du Maroc et de la Fondation Mémoires pour l’Avenir. Celui-ci s’est construit, dans la durée, sur la valorisation des partenariats engagées sur la revitalisation de la mémoire des Rencontres Internationales de Toumliline. Ainsi en témoignent le fait que l’ensemble des réunions du Conseil Scientifique de la Rencontre se sont tenus dans les locaux de l’Académie du Royaume du Maroc, préparant la rencontre depuis septembre 2025, ainsi que les nombreuses réunions de travail entre les équipes de l’Académie du Royaume du Maroc et celles de la Fondation Mémoires pour l’Avenir.
‘’L’Académie du Royaume du Maroc a par ailleurs organisé et accueilli la réunion préparatoire entre le groupe international des chercheurs travaillant sur l’histoire de l’ancien monastère de Toumliline et des académiciens historiens qui ont conseillé les chercheurs dans leurs travaux, témoignant de la participation active de l’Académie du Royaume du Maroc et de celui des académiciens dans cette recherche, envers lesquels les membres de la Fondation Mémoires pour l’Avenir tiennent à exprimer leur reconnaissance.
‘’La Fondation Mémoires pour l’Avenir regrette un texte qui drape ses propos volontairement négatifs dans une fausse interrogation sur une « dissonance qui interroge autant la forme que le fond », un texte hâtif, anonyme, de mauvaise foi, qui présente une image volontairement tronquée de cette rencontre historique.
‘’La Fondation Mémoires pour l’Avenir s’interroge sur l’objectif de ce texte anonyme qui ne rend compte ni de la teneur de débats de haut niveau, ni de l’importance d’une célébration historique de la capacité avant-gardiste du Maroc, de ses institutions et de sa société civile, à s’unir pour travailler ensemble à la préservation et la transmission d’une mémoire qui nous honore tous.
‘’Lamia Radi
Présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir’’
PS de la Rédaction :
Contrairement aux assertions de la présidente de la Fondation, notre article n’est ni hâtif, ni anonyme, ni de mauvaise foi, pas plus qu’il ne présente une image volontairement tronquée de cette rencontre historique, un bien grand qualificatif pour cet évènement. Le journaliste, qui était bel et bien présent, contrairement à ce que laisse entendre Mme Radi, a suivi l’évènement et recueilli les échos fondant son article qui, si l’auteure de la réponse avait fait un peu plus attention, est signé par Quid qui en assume en con séquence l’entière responsabilité. Probablement que le titre, ‘’ Toumliline, une mémoire qui ne peut se construire sans ceux qui la portent’’, est susceptible de prêter à confusion, son intention n’étant pas de remettre en question les « anciens de Toumliline qui portent cette mémoire », mais de déplorer la mise à l’écart de l’Académie du Royaume qui a porté l’évènement 2026 en l’organisant, en l’accueillant et en le finançant. Pour lever toute équivoque, une source sûre de l’Académie, contactée par nos soins, nous a confirmé ce que notre article reproche à l’évènement 2026 : le cantonnement de la vénérable institution, contrairement à ses usages, à l’organisation matérielle et financière, écartée qu’elle a été de la préparation conceptuelle et de l’animation des panels. Un comble pour une institution dont la mission est l’ensemble des branches et disciplines de la pensée. En dehors de cela, toute autre présence aux débats a été intuitu personae.