El Niño 2026 s'annonce parmi les épisodes les plus puissants jamais observés

El Niño 2026 s'annonce parmi les épisodes les plus puissants jamais observés

Ce phénomène naturel, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure de neuf à douze mois, modifie les températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Historiquement, il favorise des sécheresses en Amazonie, en Amérique centrale, en Indonésie et en Australie, perturbe la mousson indienne et accroît les risques de pluies torrentielles en Afrique de l'Est.

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L'épisode El Niño en cours pourrait figurer parmi les plus intenses jamais enregistrés, selon les dernières prévisions de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Son pic est attendu entre octobre et décembre, avec des répercussions potentielles sur les températures mondiales et les régimes climatiques de nombreuses régions du globe.

Un phénomène en rapide intensification

La NOAA estime désormais à 81 % la probabilité que l'épisode El Niño de 2026 atteigne une intensité "très forte", le plaçant parmi les événements les plus marquants depuis le début des relevés en 1950. Les températures de surface dans une zone de référence du Pacifique équatorial affichent déjà une anomalie de 1,2 °C au-dessus de la moyenne.

Les météorologues américains soulignent que le réchauffement des eaux sous la surface, conjugué aux modifications des vents et des régimes de pression atmosphérique, confirme le renforcement du système océan-atmosphère caractéristique d'El Niño.

Des impacts mondiaux redoutés

Ce phénomène naturel, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure de neuf à douze mois, modifie les températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Historiquement, il favorise des sécheresses en Amazonie, en Amérique centrale, en Indonésie et en Australie, perturbe la mousson indienne et accroît les risques de pluies torrentielles en Afrique de l'Est.

Les scientifiques rappellent que, combiné au réchauffement climatique d'origine humaine, le précédent épisode d'El Niño a contribué à faire de 2024 l'année la plus chaude jamais enregistrée. La chaleur accumulée dans les océans persistant après la fin du phénomène, plusieurs climatologues estiment que 2027 pourrait à son tour établir un nouveau record mondial de température.

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